Diocèse de Gap (Hautes-Alpes) :: __ http://www.diocesedegap.com__ Bienvenue sur notre blog !__ http://diocesedegap.over-blog.com/ 2005-01-19T15:00:00Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Vous entrez sur le site officiel du diocèse de Gap (actualité, archives, textes de l'Evêque...). Bonne visite ! http://diocesedegap.over-blog.com/article-19556674.html Hommage au cardinal Bernardin Gantin 2008-05-15T12:53:49Z 2008-05-14T17:11:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/01/30/68//Gantin-di-Falco-copie-1.jpg" /> Mgr di Falco et le cardinal Gantin à Rome en 2005, lors de la première messe de Benoît XVI après son élection au Siège de Pierre Ce 13 mai au soir, notre cher cardinal Gantin nous quittait pour rejoindre le Père. L'Eglise perd un homme mais gagne un saint ! Sa grand bonté, sa disponibilité et sa simplicité ont toujours ému ceux qui l'ont cotoyé. Quelques jours avant la reconnaissance des apparitions de la Vierge à Notre-Dame du Laus, le 4 mai, il a pris la peine, malgré sa grande fatigue, de m'appeler du Bénin pour me dire sa joie de voir reconnues ces apparitions, pour le diocèse de Gap et d'Embrun ainsi que pour l'Eglise universelle. Je garde le souvenir de sa présence lors de mon ordination épiscopale à Notre-Dame de Paris, le 10 octobre 1997, ou encore de notre entrevue à Rome lors de l'élection de Benoît XVI. Le diocèse de Gap et d'Embrun s'unit à sa famille et aux fidèles de son pays aujourd'hui en deuil. Le Seigneur puisse-t-il nous donner des prêtres à l'image du cher cardinal !                            + Jean-Michel di Falco Léandri                               Evêque de Gap et d'Embrun http://diocesedegap.over-blog.com/article-19549407.html Reportage vidéo sur le 4 mai 2008-05-14T13:05:14Z 2008-05-14T12:58:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html Source : www.webtvcn.fr http://diocesedegap.over-blog.com/article-19525344.html Interview vidéo de Mgr di Falco sur Cançao Nova 2008-05-13T16:10:15Z 2008-05-13T16:00:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html A l'occasion de la reconnaissance des apparitions de la Vierge Marie au sanctuaire du Laus, dans les Hautes-Alpes, la WebTv Cançao Nova revient sur l'événement avec une interview de Mgr di Falco. http://diocesedegap.over-blog.com/article-19369141.html Dimanche 11 mai 2008, les catholiques célèbrent la Pentecôte 2008-05-09T10:35:15Z 2008-05-09T10:28:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html Les catholiques célèbrent la Pentecôte – l’une des principales fêtes du calendrier chrétien – dimanche 11 mai prochain. La Pentecôte marque la venue de l'Esprit Saint sur les apôtres le cinquantième jour après Pâques (en grec, pentêkostê signifie &quot;cinquantième&quot;). L’événement de la Pentecôte ne peut être compris qu’en lien avec Pâques et l’Ascension : Mort pour le salut du monde (le vendredi saint), ressuscité (le jour de Pâques) et remonté vers le Père (à l’Ascension), le Christ envoie aux hommes son Esprit (à la Pentecôte). C’est pourquoi cette fête clôt le temps pascal, qui dure sept semaines, et dont elle est le couronnement. Ce jour de la Pentecôte, les apôtres « se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain, il vint du ciel un bruit pareil à celui d’un violent coup de vent : toute la maison où ils se tenaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Alors ils furent tous remplis de l’Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. (…) Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler sa propre langue. »  Ainsi se réalisait la promesse faite par le Christ aux apôtres au moment de son Ascension, une dizaine de jours plus tôt : « vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre ». En effet, comme le raconte le Livre des Actes des Apôtres, les apôtres, ayant reçu la force de l'Esprit,  eurent alors le courage de sortir de la salle du Cénacle où ils étaient craintivement enfermés. Ils commencèrent aussitôt à témoigner de la résurrection du Christ, à faire connaître son enseignement et à baptiser. Ce récit des Actes des Apôtres est très concret et significatif : le vent et le feu symbolisent – comme dans bien d’autres récits de la Bible – la présence de Dieu ; les langues de feu sont la manifestation de la venue de l’Esprit Saint sur chacun des apôtres ; la capacité soudaine des apôtres à se faire comprendre de tous leurs interlocuteurs manifeste clairement le fait que la Bonne nouvelle concerne tous les hommes. Ce don de l’Esprit, surtout, permet aux apôtres de répondre à l’appel du Christ : être ses témoins « jusqu’aux extrémités de la terre ». Comme les apôtres, les chrétiens sont appelés à ne pas rester seulement entre eux, hors de la vie et du monde, mais, au contraire, à proclamer clairement et librement la Bonne Nouvelle de l’Evangile, en  étant les témoins de Jésus Christ.  Saint Paul, cité dans la 2e lecture de la messe de la Pentecôte, le rappelle : « Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous. » Parce qu’il trouve sa source dans l’événement de la Pentecôte, le sacrement de la confirmation est souvent célébré le jour de cette fête. Au cours de la célébration, l’évêque impose ses mains sur chacun des confirmands, manifestant par ce geste le don de l’Esprit. Aujourd’hui, ce sont aussi bien des jeunes que des adultes qui reçoivent ce sacrement. A la suite de la Pentecôte, sont nées les premières communautés chrétiennes, qui se sont ensuite organisées, développées et propagées. C’est pourquoi la fête de la Pentecôte marque aussi la naissance de l’Eglise. Les propositions de l’Église catholique en France à l’occasion de la Pentecôte 2008 sont accessibles sur le site Internet www.cef.fr Les horaires de la messe de la Pentecôte dans les paroisses, abbayes et monastères de France sont disponibles 24h/24, 7j/7 sur le serveur vocal MessesInfo au n ° 0 892 25 12 12 http://diocesedegap.over-blog.com/article-19328603.html Extraits de la messe du 4 mai 2008-05-06T09:45:28Z 2008-05-06T09:39:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html Voici quelques extraits des reportages réalisés par le Jour du Seigneur sur France 2 et de la messe du 4 mai 2008... http://diocesedegap.over-blog.com/article-19304452.html Reportages TV sur le 4 mai : tous les JT en parlent ! 2008-05-05T15:45:12Z 2008-05-05T12:24:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html TF1 : FR2 : FR3 : http://diocesedegap.over-blog.com/article-19188461.html 4 mai 2008 : Homélie de Mgr Georges Pontier 2008-05-04T10:35:13Z 2008-05-04T10:27:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html Trois siècles se sont écoulés depuis qu’ici Benoîte Rencurel a témoigné pendant cinquante ans de ce que le Christ et Marie sa mère lui révélaient de l’amour de Dieu pour les hommes, de sa miséricorde infinie, de son appel à la conversion. Ici, comme à Lourdes, comme à La Salette, comme à Fatima, nous voyons Marie poursuivre sa mission de montrer son Fils, d’inviter à « faire tout ce qu’il nous dira. » Avec Marie, en pensant à Benoîte Rencurel nous pouvons chanter : « Il s’est penché sur son humble servante. » Ce qui fait la grandeur de Benoîte ce ne sont ni ses capacités intellectuelles, ni ses diplômes, ni sa fortune, ni l’aura de son milieu social, c’est le fait qu’elle accepta d’être choisie par le Seigneur pour que, par Marie, lui soit révélée la tendresse de Dieu pour elle et pour l’humanité. « La vie éternelle, c’est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Ainsi priait Jésus. Le connaître, c’est l’aimer. C’est être conduit jusqu’au plus intime de son être. C’est consentir à se recevoir de l’amour qu’il nous porte. Ici, Benoite Rencurel a été guidée par le signe du parfum, des odeurs, vers Marie tout d’abord, puis de manière plus unique, plus suave, plus irrésistible vers la Croix d’Avançon, où le Christ crucifié et tout sanglant lui apparaît, lui disant qu’il ne souffre plus ainsi, mais qu’il se montre ainsi à elle pour lui faire voir ce qu’il a souffert pour les pécheurs et l’amour qu’il a eu pour eux. Benoîte en sera bouleversée, éclairée. Sûrement elle avait déjà entendu tout cela, comme nous d’ailleurs. Mais là il lui est donné de consentir à ce mystère de l’amour infini, de l’amour sauveur. Il lui est donné de percevoir le drame du péché qui abîme l’homme et défigure l’humanité. Il lui est donné de réaliser que si le drame du péché est bien là, la miséricorde de Dieu y est bien plus encore. Elle se fera alors la messagère du pardon de Dieu. Elle invitera chacun et de manière très personnalisée parfois, à la conversion, c'est-à-dire à remettre de l’ordre et de la vérité dans sa vie, à donner la première place à l’amour de Dieu, à emprunter le chemin de l’humilité, à vivre vraiment en baptisé, marqué par l’huile sainte, cette huile qui marque nos vies de la bonne odeur du Christ. Elle conduira ses contemporains à se mettre à genoux pour recevoir le signe sacramentel du pardon et la force de l’Esprit pour vivre en enfant de lumière. Dans sa chair, dans sa vie, elle mènera le combat spirituel pour tenir dans l’espérance. Le Jour de la fête des Saints Innocents, dans le sourire de l’adieu qu’elle leur fait, ceux qui l’entouraient percevront que déjà elle souriait à ce Dieu et Père dont les bras ouverts s’apprêtaient à se refermer sur elle pour l’éternité. Mes amis, mes frères, laissons nous gagner par l’amour de Dieu pour nous. Laissons nous toucher par le visage du Christ tout donné. Demandons pour nous-mêmes et pour l’Eglise la grâce de l’humilité qui permet au Seigneur de faire son œuvre en nous et de nous révéler les chemins de la mission et du témoignage pour aujourd’hui. Amen                                                       + Mgr Georges PONTIER                                                          Archevêque de Marseille http://diocesedegap.over-blog.com/article-19237218.html Reportage TF1 sur ND du Laus 2008-05-02T16:35:18Z 2008-05-02T16:31:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html http://diocesedegap.over-blog.com/article-19230372.html Ouverture du colloque : quelques photos... 2008-05-02T12:15:23Z 2008-05-02T11:42:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/01/30/68/Reconnaissance-apparitions-mai-2008/P1030500.JPG" /> Ce vendredi 2 mai au matin, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque du diocèse de Gap et d'Embrun, a ouvert officiellement le colloque (cliquez ici pour avoir le discours) sur &quot;les apparitions de Notre-Dame du Laus à Benoîte Rencurel&quot;. Deux jours de conférences qui verront l'intervention d'historiens, de théologiens, d'écrivains ainsi que d'un magistrat. Le colloque s'achèvera samedi soir par une conférence à trois voix avec Fabrice Hadjadj, théologien, Marcel Rufo, pédopsychiatre, et Marek Halter, écrivain, sur le thème de la réconciliation. Dimanche 4 mai, la reconnaissance officielle des apparitions par Mgr di Falco couronnera le travail de ces trois journées. Tout au long de ces prochains jours, nous vous proposerons des textes, des sons et des photos. Voici les premières... Mgr di Falco lors de l'ouverture du colloque Près de 800 personnes venues écouter les premiers intervenants Père Jean Caloud, Jacques Ruff (psychanalyste), Mgr René Combal (responsable de la cause de béatification de Benoîte Rencurel), Père Pierre Fournier (théologien), Père Bertrand Gournay (recteur du sanctuaire) Olivier Caire, directeur de l'hôtellerie, et Michèle Baudoin Guillaume d'Alançon, directeur de la communication du sanctuaire Le studio de RCF Hautes-Alpes, qui retransmet les trois jours d'événements en direct sur ses ondes et sur son site internet http://diocesedegap.over-blog.com/article-19185457.html Ouverture du colloque : discours de Mgr di Falco 2008-05-02T14:39:48Z 2008-05-02T10:38:00Z AS http://www.over-blog.com/profil/blogueur-276856.html Peu de temps après mon arrivée à Gap, j’ai voulu poursuivre le travail que mes prédécesseurs avaient déjà engagé pour la béatification de Benoîte. J’avais donné rendez-vous au sanctuaire à plusieurs personnes spécialistes de Benoîte afin de rouvrir le dossier en vue de la béatification. Nous nous trouvions dans une salle de réunion où je fus saisi en entrant par une forte odeur de moisi. J’en fis la remarque. On m’expliqua que cela était dû à l’humidité de la pièce. Sans tarder, nous nous sommes mis au travail. Quelques minutes après avoir ouvert le dossier un fort parfum prégnant et lourd m’a soudain envahi. Une odeur semblable à celle qu’exhalent les huiles saintes. Surpris, j’ai demandé : – Ne sentez-vous rien ? – Non, rien, me fut-il répondu. – Rien de différent par rapport à tout à l’heure ? Ai-je ajouté. – Non, rien de particulier… Je suis plutôt enclin à vérifier l’amour que l’on porte à Dieu par l’amour très concret accordé au prochain, et plutôt méfiant à cet égard à toute manifestation d’un surnaturel éthéré. Mais je ne peux nier ici que j’ai bénéficié des effluves qu’on dit connaître régulièrement au Laus depuis les premières apparitions de la Vierge à Benoîte. Serait-ce un clin d’œil que  l’Esprit Saint m’adresse ? Si je puis me permettre cette expression. J’aurais tendance à interpréter ainsi le fait que j’ai senti les bonnes odeurs de Notre-Dame du Laus alors que je ne l’attendais pas et que j’en doutais même, et plus encore qu’il me soit demandé de reconnaître le caractère surnaturel des événements relatés par Benoîte Rencurel à moi qui suis plutôt méfiant face au récit  de tels phénomènes.           Certains diront comment l’évêque peut-il reconnaître des apparitions alors qu’il n’en  n’a pas été le témoin ?  Ils auront raison. Quatre ans après l’évènement que je viens de relater ce que je reconnais, en m’appuyant sur les  très nombreux témoignages en notre possession et sur le travail des experts, c’est que  j’ai la profonde conviction que Benoîte Rencurel dit la vérité. Que le message qu’elle nous délivre mérite toute notre attention. Qu’il mérite que nous ouvrions notre cœur pour l’accueillir et qu’il continuera à porter de nombreux fruits comme c’est le cas depuis des siècles. Il me sera donc été donné dimanche prochain de reconnaître officiellement l’origine surnaturelle des faits vécus et relatés par Benoîte Rencurel, la visionnaire du Laus. Cette décision vient reconnaître que Dieu, dans son attention pour les hommes, a voulu cette manifestation de sa grâce auprès de Benoîte, pour les hommes et les femmes de son temps, et pour nous tous qui, aujourd’hui encore, nous rendons au Laus dans une démarche sincère et profonde de pèlerinage. C’est une grande joie pour moi d’être l’un des artisans de cette reconnaissance officielle. Elle vient confirmer les vertus de Benoîte Rencurel et contribue à paver le chemin vers la béatification de la bergère d’Avançon, même si la foi populaire et la vie ecclésiale du Laus sont l’expression d’une approbation sans réserve et depuis bien longtemps de la sainte vocation de la visionnaire du XVIIe siècle. Il y a 344 ans, Notre Dame a choisi de s’adresser à une simple bergère pour ouvrir à tous un chemin de pénitence et de conversion, pour inviter les pèlerins à la réconciliation avec eux-mêmes, avec le monde, avec Dieu. On ne peut qu’être touché par le choix de Dieu se penchant sur une humble bergère à l’aube du siècle des Lumières. Benoîte, paysanne sans culture, a reçu sa mission de la Vierge : durant cinquante-quatre années, elle a guidé les pèlerins, annoncé un évangile de conversion et de miséricorde. Aux pauvres et aux petits, Dieu se révèle. Et Benoîte, laïque, est messagère de Dieu. Comment ne pas voir en elle la figure même d’un laïcat responsable ? Le message du Laus et la vie exemplaire de Benoîte nous invitent à vivre trois dimensions essentielles de notre foi chrétienne : la prière, la conversion et la mission. Benoîte, durant sa longue vie d’engagement, n’a jamais négligé ce temps de prière et de cœur à cœur avec Dieu. Bergère, l’adolescente occupe ses jours à la récitation du chapelet. Ensuite, les visites de la Vierge seront toujours des occasions d’une « mise à l’écart » et de prière intime, de contemplation du mystère divin. Que chacun se sente appelé, au sanctuaire du Laus comme dans son existence de croyant, à vivre cette dimension contemplative de toute vie. Ensuite, cette intimité avec Dieu par Marie, conduit Benoîte à la conversion. Elle le dit, elle le crie, elle invite les pèlerins à la suivre dans cette démarche de conversion, de réconciliation et de pénitence. Mettre sa vie sous le regard divin, laisser notre cœur modelé par sa parole et tout recevoir de Dieu, voilà l’invitation adressée à chacun de nous pour vivre pleinement la réconciliation, dans le sacrement de pénitence et dans la vie fraternelle. Enfin, Dieu nous invite à la mission là où nous sommes. A Benoîte, il n’a pas été demandé de parcourir le monde ni de chercher à faire mille choses extraordinaires : c’est dans sa vallée, auprès de son entourage et des pèlerins attirés par Notre Dame de Bon Rencontre, qu’elle témoigna toute sa vie de l’amour divin. Et les pèlerins, bouleversés et transformés, étaient conduits à vivre chez eux, dans leur quotidien, la grâce du Laus. Les évêques qui furent en charge du diocèse de Gap gardent en mémoire le souvenir vif de ce haut-lieu spirituel. Comme en témoignent, parmi d’autres, quelques extraits de lettres. « Dès le premier jour, nous avons regardé le sanctuaire de Notre Dame du Laus comme la portion la plus fertile de ce diocèse, nous l’avons estimé comme le joyau le plus précieux de notre couronne épiscopale, et nous nous sommes appliqués, avec un pieux empressement, à seconder de tout notre pouvoir sa fécondité native et à lui rendre, aux yeux de tous son plus brillant éclat », écrit Mgr Jean-Irénée Depéry en 1856, lui qui obtint de Pie IX le couronnement de la Vierge du Laus. Plus d’un siècle après, Mgr Pierre Chagué signe la préface du livre publié en 1977 par René Labriolle, Benoîte la bergère du Laus : « Comme Bernadette à Lourdes a été l’instrument de Dieu pour mettre toutes ces foules en marche vers la conversion du cœur, au Laus, l’humble bergère a été et est toujours un guide discret mais efficace […]. Educatrice patiente de la foi de Benoîte, la Vierge nous enseigne toujours à vivre notre foi, dans la joie au milieu des épreuves, et dans la délicatesse de conscience face au matérialisme contemporain, insiste l’évêque de Gap. L’histoire de Notre-Dame du Laus, où montent aujourd’hui des ‘chercheurs de Dieu’ qui trouvent là-haut la paix et la simplicité, est un des signes que Dieu est toujours présent avec nous, et que sa Mère aide toujours ceux qui ont le cœur pauvre, et qui prient. » En cette fin de XXe siècle, ce qui marque les observateurs, c’est l’extraordinaire actualité du message du Laus. Benoîte est la figure moderne du laïc engagé dans la vie de sa communauté, tel que le concile Vatican II a pu l’appeler de ses vœux. Elle parle aux hommes de notre temps, elle guide ceux qui cherchent, qui creusent en eux cette source intérieure qui fait vivre. En 1987, le cardinal Robert Coffy, alors archevêque de Marseille, se souvient du temps où il était évêque de Gap, de 1967 à 1974 : « Le Laus est un haut lieu spirituel, un lieu source, un lieu de prière et de conversion. Il y a ‘une grâce du Laus’ et c’est une grâce de réconciliation. Combien ont retrouvé dans le sacrement la paix intérieure ! Cette grâce remonte à Benoîte. Cette humble paysanne qui a conduit au sacrement de pénitence tant de pécheurs venus la trouver continue son action bienfaisante : sa prière accompagne la prière des pèlerins. Son appel à la conversion ne cesse de se faire entendre dans le cœur des chrétiens qui se rassemblent en ce sanctuaire. » Quant à moi, je me plais à désigner ce haut lieu comme le poumon spirituel du diocèse. Voilà le message si moderne et actuel de Benoîte : vivre le cœur à cœur avec Dieu dans la prière, entrer dans une démarche de conversion qui nous réconcilie avec nous-mêmes, avec les autres, avec Dieu, et vivre la mission là où la vie nous conduit, dans un quotidien fraternel et joyeux. C’est ce que nous raconte la vie de Benoîte. C’est ce que nous révèle son histoire simple et sainte. C’est en cela qu’elle est, aussi étonnant que cela puisse paraître, visionnaire et prophète pour notre temps. Je voudrais adresser un très grand merci à tous les intervenants de ce colloque et vous souhaiter à toutes et à tous de belles journées pour mieux connaître la vie et l’oeuvre de notre chère Benoîte.                                      + Jean-Michel di FALCO LEANDRI                                         Evêque de GAP et d’EMBRUN