Retour sur le Festival du film court francophone à Poitiers

Publié le par VA

A l'initiative de la Commission épiscopale pour la catéchèse et du catéchuménat, le premier Festival chrétien du film court francophone " Le Kaléidoscope" s'est tenu au palais des congrès du Futuroscope de Poitiers les vendredi 23 et samedi 24 octobre 2009. Mgr. Jean-Michel di Falco Léandri évêque de Gap et d'Embrun était membre du jury.





Entretien avec Mgr Dufour, évêque coadjuteur de l’archidiocèse d’Aix et d’Arles (Bouches-du-Rhône), président de la Commission épiscopale pour la catéchèse et le catéchuménat :




Le vendredi 24 octobre, le président du jury, Stijn Coninx, et Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, ont été interviewé par Radio Accords Poitou, radio du diocèse de Poitiers.


Monsieur Stijn Coninx, pourquoi avoir accepté cette présidence du jury du festival Kaléidoscope ?

Stijn Coninx : D'abord, évidemment, en tant que cinéaste, j'aime le cinéma, même si je n'ai pas une grande expérience des festivals. J'ai fait quelques films où le sujet de la religion était présent, sur un
prêtre Deans, sur une histoire vraie, un conflit dans une famille entre catholiques et protestants, intitulé Au delà de la lune, et j'ai réalisé cette année Sœur Sourire, avec Cécile de France. Ce n'est pas parce que je voulais traiter ce sujet à chaque fois, mais parce qu'on me l'a demandé, et surtout parce que ces personnages sont des êtres humains intéressants. Et j'ai accepté d'être président du jury Kaléidoscope, car je savais que ces films pouvaient être utilisés pour des échanges avec les jeunes. Et je suis intéressé par toutes les religions et les questions de philosophie et sur la vie.
 

Mgr di Falco Léandri, qu'attendez-vous de ce festival notamment pour l'Eglise catholique en France ?

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri : Cette initiative est intéressante dans la mesure où elle prend en compte l'univers dans lequel baignent ceux pour lesquels nous devons ouvrir les chemins de la foi, les chemins vers le Christ, les chemins de la
catéchèse. Les enfants et les adolescents vivent dans un univers où l'image est omni présente, c'est un fait dont nous devons tenir compte. De là, il nous faut voir de quelle manière, dans une culture façonnée notamment par l'image, nous pouvons annoncer le Christ et sa parole, et en être témoin. Ceux qui ont fait le choix des films présentés visent cela : à partir de ces films, y'a-t-il une parole, un message, une émotion, qui peuvent être une ouverture vers la foi et vers le Christ ?
 

Est-ce que la catéchèse par le cinéma peut concerner aussi d'autres générations ?

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri : Les jeunes sont plus familiers de l'image que celles et ceux de ma génération, par exemple, qui ne sont pas nés avec la télévision. Les jeunes perçoivent des détails que souvent les adultes ne remarquent pas.
 

Quelle expérience le cinéma peut apporter à la transmission de la foi chrétienne ?

Stijn Coninx : Il a la mission particulière d'être un miroir par lequel il est possible de raconter des histoires, de passer des messages, ou des signaux de temps en temps, pour ensuite avoir un débat plus direct dans la vie, communiquer sur tous les thèmes qui existent dans les films. Le cinéma peut ainsi encourager à un dialogue avec l'Eglise, une institution constructive dans la société. Et il y en a peu de ce type d'institutions dans la société.

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri : Il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Ce sont les
prêtres qui ont sans doute le plus largement contribué à l'implantation du cinéma en France. C'était « le cinéma du curé »comme l'a magnifiquement raconté le film "Cinéma Paradiso".  La question posée par ce festival c'est : le film court  peut-il devenir un instrument pour ouvrir des chemins vers la foi ?
 

A votre avis, cette rencontre entre professionnels du cinéma, chercheurs de sens, et l'Eglise, est-elle fructueuse ?

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri : La rencontre ne peut être que positive si elle contribue à détruire un certain nombre de clichés sur l'Eglise dans son rapport au cinéma. Combien de fois, quand j'arrivais au festival de Cannes pour le prix œcuménique, j'entendais dire : « Voilà la censure ! ». Si de la rencontre entre l'Eglise, acteurs et réalisateurs, nait un dialogue, cela peut faire tomber beaucoup de préjugés.

Stijn Coninx : Absolument, il y a une réalité de la vie. Que l'on soit dans l'Eglise ou au cinéma, on est tous dans la même réalité. Et là il y a cette communication. On voit beaucoup d'ouverture dans l'Eglise, ici mais aussi en Belgique, et je ne vois pas de censure.


                          Les membres du jury au cours du Festival



Si vous souhaitez visionner les films primés par le Festival du Kaléidoscope, vous pouvez consulter le site Internet Le Jour du Seigneur en cliquant ici.

Pour écouter l'interview accordée à l'Eglise catholique en Belgique sur le film primé Arielle par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, vous pouvez cliquer
ici.


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