Fête de la Sainte Geneviève avec la gendarmerie du département des Hautes-Alpes

Publié le par VA

La gendarmerie nationale du département des Hautes-Alpes fêtait la Sainte-Geneviève ce jeudi 26 novembre. Désignée solennellement patronne de la Gendarmerie par le Pape Jean XXIII le 18 mai 1962, la Sainte Geneviève a rassemblé en grand nombre gendarmes et fidèles au cours de la messe célébrée en la cathédrale de Gap par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri et Mgr Félix Caillet, en présence de M. Nicolas Chapuis, nouveau préfet du département, et du Colonel Laurent Thimothée, Commandant le Groupement de Gendarmerie Départementale des Hautes-Alpes. A l'issue de l'office religieux, une rencontre était organisée au Cercle Mixte de la Caserne Moncey à Gap.

Ci-dessous, quelques photos de la célébration, l'homélie de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri (audio et texte), le message de M. Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur et le discours du Colonel Laurent Thimothée.


                     Drapeaux des anciens combattants

              Chorale et musiciens pendant la célébration

   Lecture de la prière à Sainte Geneviève par une gendarme

Parmi les personnalités, M. le Préfet et le Colonel Commandant
le Groupement

      La foule était nombreuse pour assister à la célébration

Après la bénédiction, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri remercie
les gendarmes chargés de l'animation de la liturgie




Pour écouter l'homélie prononcée par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, cliquez ci-dessous :
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HOMELIE DE LA MESSE

POUR LA FETE DE SAINTE GENEVIEVE

PATRONNE DES GENDARMES

Cathédrale de Gap

26 novembre 2009

 

 

Monsieur le Préfet,

Mon colonel,

Chers amis gendarmes,

 

C’est une joie pour moi de fêter une fois encore, la Sainte Geneviève avec vous. Je suis heureux d’accueillir pour la première fois Monsieur le préfet des Hautes-Alpes, Monsieur Nicolas Chapuis, dans cette cathédrale. Je vous souhaite, Monsieur le Préfet, beaucoup de plaisir dans la découverte de ce département. Il y a moins de secrets à percer qu’en Chine pour le comprendre mais il a aussi les siens.  

 

Chers amis, vous êtes gendarmes et à ce titre fonctionnaires de l’Etat, je suis évêque et à ce titre homme d’Eglise. En raison de la séparation de l’Eglise et de l’Etat la ligne de séparation de nos deux corps constitués semble clairement définie. Mais il se trouve que l’évêque que je suis est aussi citoyen, et que les gendarmes que vous êtes, vous ici présents, sont aussi chrétiens. La démarcation n’apparaît plus alors aussi nettement. C’est pourquoi cette célébration annuelle est à la fois l’occasion de confier à Dieu votre mission et aussi de vous exprimer, en tant que citoyens et en tant que chrétiens, de vous exprimer notre reconnaissance pour la manière dont vous exercez cette mission. Vous connaissez, et cela peut être un réconfort pour vous, le capital de sympathie dont vous jouissez dans la population. Lors d’événements douloureux qui ont marqués la vie de notre département, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de me trouver à vos côtés et j’ai vu avec quelle délicatesse et quelle humanité vous avez su accompagner les familles dans l’épreuve. Il n’y a rien d’étonnant à cela diront certains, en effet, mais le port de l’uniforme fait parfois oublier à nos concitoyens qu’un gendarme est aussi fils, père, époux, fille, épouse et mère, et cela lui donne toute l’épaisseur humaine pour aller vers les autres.

 

C’est à des chrétiens que je m’adresse aujourd’hui. C’est à partir des lectures que nous avons entendues que je le fais. C’est pourquoi ce que je vais dire vaut tout aussi bien pour les gendarmes ici présents que pour ceux qui ne le seraient pas.

 

Lorsque j’entends cette lecture d’Isaïe, « mes pensées ne sont pas vos pensées, mes chemins ne sont pas vos chemins », je pense aussitôt au proverbe « Dieu écrit droit avec des lignes courbes ». Ce proverbe d’origine portugaise, Paul Claudel l’avait placé en épigraphe de son œuvre Le Soulier de satin, histoire d’un drame conjugal.

 

Les lignes que dessinent nos vies sont courbes, tout simplement parce que nous sommes des êtres complexes. Quand bien même nous nous sommes donnés un objectif, avec une ligne de conduite clairement définie, quand bien même nous sommes droits dans nos bottes, il nous arrive de tituber, de flancher, de tomber, de nous écarter du chemin et parfois d’y revenir. Il peut même nous arriver d’avancer sans savoir où nous allons ni même ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons. 

 

« Dieu écrit droit avec des lignes courbes. » « Dieu écrit droit. » Nous ne sommes pas seuls. Une autre donnée est à intégrer à l’équation : Dieu lui-même. Et cela peut tout changer. Avec lui, je sais que ce que je vis mène quelque part malgré le doute. Plus encore, ce qui m’apparaît comme tortueux s’avère être le droit chemin. Le peuple hébreu avançait sans visibilité aucune, se demandait où il allait, avait l’impression de se fourvoyer. La parole de Dieu par la bouche d’Isaïe vient les rassurer : Confiance, ne vous en faites pas, mes voies ne sont pas vos voies, mes pensées ne sont pas vos pensées.

 

Je suis entré dans la gendarmerie avec un certain idéal. Vous vous dites peut-être,  je suis attaché à cet idéal et à ce corps, à cet idéal incarné dans ce corps. Mais la gendarmerie évolue. Je peux en souffrir. Je ne sais pas ce qu’elle va devenir. Devant l’inconnu, je peux être gagné par l’inquiétude. Les choses ne tournant pas selon ce que j’avais prévu, je peux être enclin au repli, à ne plus inscrire mes rêves dans ma vie, à me résigner, à laisser mon cœur se scléroser, à devenir cynique et désabusé. Mais la vie est une grande aventure ! L’obscurité de l’avenir est l’espace nécessaire pour l’exercice de notre liberté et de notre foi !

 

« Ne crains pas d’innover, d’inventer, de créer. Sois audacieux ! » disais-je encore le 28 juin dernier au jeune prêtre que j’ai ordonné ici-même. Mais attention, les réponses aux questions du monde d’aujourd’hui ne se trouvent pas dans les solutions d’hier même si nous devons nous appuyer sur l’expérience des anciens. On ne regarde pas l’avenir dans un rétroviseur. A trop regarder dans le rétroviseur on risque de ne plus voir la route et de manquer un virage ! C’est en vous réappropriant les changements et les réformes que vous pourrez lui donner la marque de votre identité.

 

« Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » Ne courbez pas l’échine, ne vous estimez pas vaincus dans la vie, gardez la tête haute, avancez. Voilà ce à quoi nous invite Jésus dans l’évangile alors même qu’il peint un tableau effrayant de dévastation, de calamité, de désolation, d’abomination.

 

Pensez à Jérusalem, la Cité Sainte, la cité du Temple de Dieu, encerclée par les armées romaines. Pensez à Paris apprenant qu’Attila a franchi le Rhin. Quelle panique ce devait être ! Et pourtant Jésus nous rassure : « Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. » Sainte Geneviève convainc les Parisiens d’avoir confiance : « Que les hommes fuient, s’ils le veulent, s’ils ne sont plus capables de se battre, dit-elle, nous les femmes, nous prierons Dieu tant et tant qu’il entendra nos supplications. »

 

C’est dans le désespoir que souvent naît l’espérance, lorsqu’on a enfin appris qu’on ne peut pas grand-chose tout seul, lorsqu’on vient à espérer d’un autre – d’un autre qui ne soit pas un autre homme ou un autre système tout aussi faillible et limité que soi –, lorsqu’on met enfin son espérance en Dieu. On peut sentir alors, ou du moins entrapercevoir – car c’est bien mystérieux –, que l’espérance vient de plus loin que soi et emporte plus loin que soi, qu’elle vient de Dieu et conduit à Dieu.

 

Cette espérance pour nous-mêmes et pour l’humanité n’est pas une illusion, un ultime faux espoir, un dernier moyen de se raccrocher aux branches, une bulle pour se protéger du néant, une manière de fuir la réalité. Ne dit-on pas qu’un malade a plus de chance de guérir lorsqu’il croit en sa guérison que lorsqu’il en doute ? L’espérance est une vertu, une force, une force qui vient habiter et animer toutes nos virtualités, une force dès lors que nous lui ouvrons notre porte et que nous l’invitons à notre table.

 

La ville de Jérusalem a été envahie, le temple a été démoli pour ne jamais être reconstruit, le trésor a été emporté à Rome. Paris, elle, a été épargnée. Attila s’est dérouté sur Orléans. Mais Paris aurait-elle été assiégée et dévastée tout comme Jérusalem, Geneviève n’aurait pas douté de Dieu pour autant. L’important pour elle était de ne pas fuir devant l’adversité. « A nous le combat, à Dieu la victoire » comme dira plus tard une autre bergère, Jeanne d’Arc.

 

Comme chrétiens nous croyons que le Christ reviendra, qu’il y aura la Parousie. « On verra le Fils de l’homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire » dit l’Evangile.

Mais ne croyons pas que sa venue dans la gloire soit indépendante de ce que nous faisons ici-bas. Ne croyons pas que la victoire finale du Christ soit indépendante de la manière dont nous combattons et du combat que nous menons. « Prenez l’équipement de Dieu pour le combat, dit Saint Paul aux Ephésiens, ainsi, quand viendra le jour du malheur, vous pourrez tout mettre en œuvre pour résister et tenir debout, tenez donc, ayant autour des reins le ceinturon de la vérité, portant la cuirasse de la justice, les pieds chaussés de l’ardeur à annoncer l’Évangile de la paix, et ne quittant jamais le bouclier de la foi, qui vous permettra d’arrêter toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du salut et l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la parole de Dieu. » (Eph. 6)

 

Un milliard d’hommes, de femmes et d’enfants ne mangent pas à leur faim dans le monde. La pauvreté, pour ne pas dire la misère, engendre la violence et notre pays n’est pas épargné. Face à la violence, sous toutes ses formes, vous êtes souvent en première ligne et le serez encore davantage tant que nous ne serons pas vraiment sortis de la crise qui fragilise tant de familles. Autant de raisons pour prier ensemble ce soir, et pour nous qui ne sommes pas gendarmes, de prier pour vous.

 

Chers gendarmes, en œuvrant pour une meilleure cité des hommes, c’est la cité de Dieu que vous préparez, celle de la paix, de la justice et de l’amour.

 

                                                                                                         + Jean-Michel di FALCO LEANDRI

                                                                                                            Evêque de GAP et d’Embrun









Discours prononcé à la Caserne de Gendarmerie Moncey à Gap du Colonel Laurent Thimothée, Commandant le Groupement de Gendarmerie Départementale :



Monsieur le Préfet,

Monsieur le représentant de monsieur le maire de Gap,

Mesdames et messieurs les élus du département,

Monsieur le Procureur,

Monseigneur,

Mon colonel,

Mesdames et messieurs les directeurs et chefs de service de l'Etat ou leur représentant,

Messieurs les généraux,

Messieurs les présidents d'associations patriotiques, de décorés et retraités de la Défense,

Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames et messieurs, chers amis et anciens de la gendarmerie,

 

Pour la quatrième année consécutive, je constate votre fidèle attachement à la Sainte Geneviève et plus globalement à ce que cette manifestation représente pour les militaires du groupement des Hautes-Alpes. Pour faire un bref rappel historique, je dirai simplement que c'est le Pape Jean XXIII qui avait désigné Sainte Geneviève comme Patronne de la gendarmerie le 18 mai 1962.

Mes premières pensées ce soir vont en priorité vers celles et ceux d'entre nous qui, dans la maladie ou à la suite d'un accident, souffrent dans leur chair, ou ont eu à souffrir suite à un événement malheureux, voire dramatique, intervenu dans leur famille ou leur entourage au cours de l'année 2009. Elles vont en même temps vers nos retraités et veuves de la gendarmerie, qui rentrent sans exception dans l'histoire de notre « maison » et font toujours preuve d'une fidélité exemplaire.

Dans un deuxième temps, je me tournerai vers vous, monsieur le Préfet, qui nous faites l'honneur de présider cette cérémonie, peu de temps après votre arrivée dans le département et votre visite au chef lieu groupement voici quelques jours. Le message de notre ministre, que vous allez nous délivrer dans quelques minutes, ainsi que votre présence ce soir, attestent de l'intérêt et du soutien que manifeste le  gouvernement  à notre institution. 

Cependant, je ne pourrais poursuivre ce modeste discours sans remercier du plus profond du coeur  Monseigneur di Falco, évêque de Gap et ami de la gendarmerie, qui nous fait le plaisir et l'honneur, une fois encore, de coprésider cette Sainte Geneviève. Vous avez su, Monseigneur, durant l'office religieux, nous délivrer à nouveau des signes forts de paix, mais aussi d'engagement, à l'occasion de cette période difficile que traverse notre société sur le plan économique et plus précisément lors de ces moments de doute et d'interrogations que génère, chez bon nombre de nos militaires, l'intégration de la gendarmerie au sein du ministère de l'Intérieur. J'apprécie très vivement votre soutien et votre fidélité, sans cesse réaffirmée.

 

A présent, je vous demande de bien vouloir pardonner mon anti-conformisme qui pourrait être interprété par certains comme un manque de délicatesse, mais je souhaite dès à présent et hors de toute règle protocolaire, mettre à l'honneur devant vous tous, l'ensemble de mes personnels, présents ou non ici ce soir, en leur adressant mes plus vives félicitations pour la qualité du travail accompli au cours de ces douze derniers mois, pour la valeur de leur engagement permanent au service des Hauts-Alpins, ainsi que pour les remarquables résultats enregistrés au fil des ans et tout particulièrement depuis début 2009. Cette constante et remarquable capacité d'adaptation, dont ils savent faire preuve au quotidien dans leur lutte contre la délinquance et pour assurer la protection des personnes et des biens du département, devrait sans nul doute permettre de répondre aux objectifs sécuritaires assignés par le gouvernement au titre de l'année 2009. Ces excellents résultats prouvent également qu'un petit groupement rural et alpin comme celui des Hautes-Alpes est capable, malgré ses faibles effectifs et la dissémination de ses unités, de répondre aux défis actuels, dans un excellent état d'esprit et la plus pure tradition de la gendarmerie, c'est à dire en lien étroit avec la population et ses élus.

A ce jour, la délinquance générale pour 2009 est en baisse de plus de 11%, avec près de 300 crimes et délits de moins qu'en 2008. Cette baisse, bien que très sensible cette année, est régulière depuis 6 ans. Ainsi, nous constatons en 2009 1100 crimes et délits de moins qu'en 2003 dans le département, soit une baisse d'un tiers (33%). Pour ce qui concerne la délinquance de proximité, c'est à dire celle qui vous concerne le plus au quotidien et qui traduit l'efficacité des unités de gendarmerie dans leur activité de surveillance, celle-ci enregistre également, pour les 10 premiers mois de 2009, une baisse importante, de l'ordre de 12%. Depuis 2003, cette délinquance a été réduite de plus de moitié, soit -55%, ce qui est considérable. En même temps, on peut considérer que le travail des unités du groupement a été bon, voire très bon, puisque près d'un délit sur deux a été résolu, c'est à dire que le ou les auteurs ont été identifiés, appréhendés et traduits devant la justice. Ce taux d'élucidation est supérieur de 25% au taux national, qui s'élève quant à lui à 40%. Enfin, dans un domaine qui vous concerne également, vous et votre famille au quotidien, la sécurité routière, nous enregistrons pour l'heure des résultats très encourageants, quasiment les meilleurs de ces 10, voire 20 ou 30 dernières années. En effet, nous constatons une baisse de 30% du nombre d'accidents, de 41% du nombre de tués et de 65% de celui des blessés. Malgré la très forte fréquentation de notre superbe département par les motocyclistes et autres usagers de 2 roues, aucun d'entre eux n'a perdu la vie à ce jour sur nos routes en 2009, ce qui demeure exceptionnel au plan national.


En rentrant un peu plus dans le détail, je vous informe que les vols subissent une baisse de 13% cette année et de 50% depuis 2003. Le nombre des cambriolages et de vols de véhicules recule de 57% également en 6 ans. Grâce à l'engagement de mes personnels, nous augmentons de 12% le nombre de procédures liées à l'usage ou au trafic de stupéfiants. Afin de parvenir à ces résultats, mes hommes et femmes du groupement passent près de 80% de leur temps sur le terrain, de jour comme de nuit, aidés le plus souvent et de façon très efficace par les réservistes du groupement, au nombre de 120 et bénéficiant de près de 2000 jours d'emploi chaque l'année. Ces derniers sont commandés et gérés de main de maître par le colonel PUJOL, mon conseiller réserve, retraité de l'Arme et son adjoint, le commandant LIOUFFRE, provenant de la société civile.

 

Après ces informations statistiques assez parlantes, mais quelque peu indigestes, je vais vous rappeler à présent les grands événements qu'a connus le département au cours des 12 derniers mois et qui ont impacté la gendarmerie. Tout d'abord, nous avons vécu l'épisode neigeux exceptionnel de décembre 2008, au cours duquel plus de 2 mètres de neige sont tombés dans l'Est du Queyras. De mémoire de queyrassin, cela faisait bien longtemps qu'autant de neige n'était pas tombé en si peu de temps, déclenchant des avalanches quasi historiques par leur volume et leur dégât et conduisant les gendarmes du PGHM, présents sur les lieux, à vivre durant quelques jours chez l'habitant, au sein de quelques familles des hameaux isolés de Ristolas, L'Echalp et la Monta. 70 militaires de la gendarmerie ont été engagés à cette occasion. Dans la vallée de la Clarée, c'est grâce à l'hélicoptère de la gendarmerie que les déclenchements préventifs d'avalanches ont pu être réalisés, générant, entre autres, une avalanche gigantesque, coupant l'axe principal de la vallée sur une épaisseur de 14 mètres, nécessitant près de 72 heures de travail à notre bouillant, très efficace et parfaitement compétent vice-président du conseil général chargé des routes, monsieur Cannat et ses hommes, pour désenclaver Névache et ses hameaux. Un autre épisode neigeux exceptionnel est intervenu le 2 avril, isolant à nouveau de nombreux hameaux du Queyras. Une nouvelle fois, les gendarmes de la  brigade locale de Chateau-Villevieille ont porté secours et assistance aux populations durant plus de 2 jours.


Dans le cadre des événements, dits sportifs, nous avons eu à gérer, dans des circonstances particulières, le substitut de la « Croisière blanche » en 2009. En effet, après l'annulation, deux jours avant le début de cette manifestation, par le tribunal administratif de Marseille de l'arrêté préfectoral l'autorisant, les 400 équipages présents ont été autorisés par les maires à emprunter les itinéraires communaux initialement prévus. 78 gendarmes et un hélicoptère ont été mobilisés pour suivre leurs évolutions et effectuer des contrôles.

Le 17 mars, nous interpellons à Laragne un ressortissant marocain, qui s'était vu refuser la délivrance d'un titre de séjour. L'affaire, très médiatisée, a fait l'objet d'interventions d'associations de soutien et du milieu politique.

Le 1er août, une jeune fille de 11 ans du département de l'Essonne, est décédée lors de la descente en groupe et en hydrospeed de la Durance  L'enquête sur ce drame, qui a engendré une forte médiatisation nationale, a été confiée au groupement.

Autre événement dramatique, sur lequel nous avons été amenés à enquêter, celui d'un jeune fêtard découvert mort par absorption de produits stupéfiants, lors d'une « free-party » organisée à Montrond le 21 juin.

Quelques jours plus tard, le 2 juillet, nous étions confrontés à un forcené, retranché dans son garage, à Prelles, en possession de 2 bidons d'essence, d'allumettes et d'un fusil de chasse. Ce dernier a été interpellé sans violence dans la soirée et hospitalisé.

Enfin, le groupement a géré la venue de trois ministres et secrétaires d'Etat au 25 ème congrès de l'association nationale des élus de montagne (ANEM) à l'ABC entre les 22 et 24 octobre derniers.

 

Depuis que je me suis ouvert à vous, voici 12 mois, sur l'important défi qui s'imposait à la gendarmerie en 2009, le vent des réformes a effectivement soufflé depuis Paris, mais n'a pas entamé profondément la sérénité des gendarmes Hauts-alpins. Malgré le rythme effréné des réformes, le fort enneigement de la dernière saison hivernale a permis d'apaiser les rares esprits chagrins et d'accueillir dans de bonnes conditions la loi relative à la gendarmerie nationale.  Les débats parlementaires menés dans ce cadre depuis l'automne 2008 ont été l'occasion de révéler l'ancrage profond de notre institution dans le pays. Le texte final adopté le 03 août dernier permet ainsi à la gendarmerie d'être la seule institution à tenir ses missions de la loi.


Pour ce qui est de la contribution du groupement des Hautes-Alpes à la réduction des effectifs de la fonction publique, celle-ci s'avère heureusement très modérée. En effet, dans le but de ne pas obérer en profondeur notre capacité opérationnelle, compte tenu de nos moyens modestes, le général commandant la région de gendarmerie PACA a pris la décision de ne prélever que 4 postes sur l'effectif total des 335 militaires de la gendarmerie que compte les Hautes-Alpes. Cette décision très appréciable pour nous tous est à mettre en parallèle, voire en perspective, avec les 3500 postes qui seront rendus au niveau national par la gendarmerie.

Le budget du groupement enfin, après avoir connu début 2009 des coupes sombres difficilement gérables dans certains domaines, tels que les téléphonies fixe (-76%) et mobile, ainsi que les frais de déplacement (-75%), est revenu à un niveau tolérable en milieu d'année, à l'occasion de l'arrivée de notre nouveau commandant de région à Marseille. La forte détermination de nos personnels à se former par exemple, à travers 150 à 200 formations différentes sur le plan national et par an, a été mise à rude épreuve en 2009, avec l'annulation d'une grande majorité d'entre elles. En revanche, l'engagement de nos réservistes a été maintenu à un niveau élevé, grâce à un budget de 195 000 euros pour 2009 dans les Hautes-Alpes et le début d'importants travaux de rénovation de la caserne Fontreyne, à Gap, en partie financés par le plan de relance du gouvernement qui a donné également très chaud au coeur.

 

En conclusion de ces propos, j'entends souligner la forte capacité de la gendarmerie à se moderniser en permanence, non seulement dans ses équipements, mais aussi ses méthodes de travail. L'activité de notre institution ne cesse de s'adapter aux nouvelles exigences de notre société, en perpétuelle mutation. Les nombreuses mutualisations engagées depuis quelques temps avec la police nationale, dans un souci prioritaire de mise en convergence et d'économie, en sont une preuve évidente. De même, l'installation de notre directeur général il y a 3 jours place Beauvau, dans les bâtiments du ministère de l'intérieur, de l'outre mer et des collectivités territoriales, donne un sens à notre intégration depuis le 3 août dernier dans ce ministère afin de répondre aux voeux exprimés voici un an par le président de la République. Cependant, la force de la gendarmerie et son efficacité résident dans le facteur humain, dans nos rangs bien sûr, mais aussi et surtout à travers la qualité des contacts que nous entretenons avec chacun d'entre vous et le reste de la population. Ayez confiance en nous. Vive Sainte Geneviève et par Sainte Geneviève vive la gendarmerie. 

 

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Pascale 28/11/2009 13:42


Bonjour, cette célébration semble en effet avoir été un très beau moment. J'ai juste une question, par simple curiosité : comment se fait-il que Sainte Geneviève soit fêtée en novembre et pas en
janvier comme ailleurs en France ?
Merci d'avance d'éclairer ma lanterne.


Diocèse de Gap et d'Embrun 17/12/2009 14:15



Vous avez raison de signaler cette curiosité du calendrier. Sachez tout simplement que le choix de la date de la Sainte Geneviève, célébrée en novembre pour le département des Hautes-Alpes,
relève d'une décision et d'une tradition du Groupement de la gendarmerie des Hautes-Alpes.