Merci aux Sœurs de La Providence pour 63 ans passés au service de l'école Sainte-Agnès

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

Samedi 22 janvier, au lendemain de la fête de Sainte Agnès, l’église de Châteauvieux réunissait les Sœurs de la Providence, la direction diocésaine de l’enseignement catholique, des directeurs d'autres établissements du diocèse, l’équipe pédagogique et le personnel de l’école Sainte-Agnès de Tallard, parents et enfants, M. Jean-Baptiste Aillaud, maire de Châteauvieux, et bien d’autres personnes encore plus ou moins proches de l’établissement, notamment des anciens élèves et des membres de l’équipe paroissiale de Tallard. 

  

 

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 De gauche à droite, Mme Elisabeth Meyer,
directrice diocésaine de l'enseignement catholique,
le Père François Bedin,
curé de Tallard et de Châteauvieux,
doyen de la Durance,
Mgr Félix Caillet, vicaire général.

Mgr Félix Caillet, accompagné du père François Bedin, curé de Tallard et de Châteauvieux, présidait à cette occasion l'eucharistie célébrée à l’initiative de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri pour remercier les Sœurs de la Providence de soixante-trois ans de présence et de soutien à l’école Sainte-Agnès : la direction et l’enseignement de 1947 à 1983, et la tutelle jusqu’à ce jour.

 

En 2010, Sœur Suzanne Pic, responsable provinciale des Sœurs de la Providence, a demandé à Mgr Jean-Michel di Falco Léandri de bien vouloir étudier la possibilité d’un changement de tutelle. Mgr Jean-Michel di Falco Léandri ayant accepté, l’école vient donc de passer sous tutelle diocésaine comme le sont par ailleurs les écoles Sainte-Jeanne d’Arc et du Saint-Cœur de Marie à Gap, ainsi que le collège et lycée Saint-Joseph de Gap.

 

L’école Carlhian-Rippert à Briançon est sous tutelle salésienne (religieux fondés par Saint Jean Bosco). Quant au lycée professionnel privé Poutrain à Saint-Jean-Saint-Nicolas, il reste marqué par l’esprit de son fondateur, l’abbé Louis Poutrain (1897-1983), tout en ne dépendant pas de l’enseignement catholique.

   

Ci-dessous, les remerciements aux Sœurs de Mme Elisabeth Meyer, directrice diocésaine de l’enseignement catholique, et l’homélie de Mgr Félix Caillet.

 

 

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Remerciements de Mme Elisabeth Meyer

 

 

Monseigneur, mon Père, mes Sœurs,

   

Nous sommes nombreux ce soir pour remercier les Sœurs de La Providence pour les soixante-trois années qu’elles ont consacrées à l’école Sainte-Agnès : enseignantes, directrices ou responsables de la tutelle, vous avez su, chères Sœurs, accueillir, accompagner, éduquer et instruire bien des enfants de ce village qui pour la plupart sont restés marqués et fidèles à vos enseignements.

 

Vous avez su organiser dans une communauté rurale une proposition d’éducation chrétienne, témoignant ainsi de la mission d’Eglise qui incombe à tout établissement catholique d’enseignement.

  

Votre délicatesse, votre respect et votre ouverture ont permis une cohabitation constructive et enrichissante en lien étroit avec l’école communale. Ce pari d’une coexistence au service exclusif des enfants, vous l’avez toujours relevé et réussi. Par votre exemple et ensuite votre accompagnement des laïcs qui peu à peu vous ont succédé dans votre mission, vous avez su transmettre votre esprit fondateur, maintenir le cap de vos valeurs et faciliter cette transmission de responsabilité.

  

 

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 Des élèves remettent un cadeau à Soeur Suzanne Pic,
responsable provinciale des Soeurs de La Providence de Gap

Au cours de la visite de tutelle que nous avons effectuée ensemble, j’ai pu mesurer l’investissement de tous les membres de la communauté éducative : enseignants, personnels, gestionnaires, parents. Chacun se sent chez lui dans cette école, chacun la sert au mieux de ses besoins et de ses intérêts dans le respect des champs de compétences et d’actions qui lui sont définis.

  

Pour tout cet engagement, ce dévouement, cette réussite, nous souhaitons vous témoigner notre profonde reconnaissance et vous dire solennellement les uns et les autres que nous nous efforcerons de rester dignes de la confiance et du patrimoine moral que vous nous léguez.

 

Aujourd’hui vous avez souhaité que le diocèse reprenne la tutelle de cet établissement. Mais qu’est-ce-que la tutelle ? L’établissement scolaire catholique est toujours en forme de croix. En lui, s’entrecroisent les exigences de l’entreprise, de l’établissement pédagogique et éducatif et de l’institution ecclésiale. En lui, se rencontrent la société et l’Eglise, le souci de la réussite humaine et de la mission chrétienne. C’est sa richesse immense, c’est aussi sa difficulté. Le rôle de la tutelle diocésaine est de promouvoir, de préciser, d’accompagner, de soutenir, de vérifier cet entrecroisement qui fait la spécificité de l’Eglise catholique.

  

Le réalisateur sur le terrain de la qualité catholique des écoles est le chef d’établissement. C’est d’ailleurs pour cela que les chefs d’établissements sont nommés et révoqués avec l’agrément du conseil de tutelle. Le garant effectif et le lien permanent avec l’évêque est le directeur diocésain. C’est lui qui, de fait, met en œuvre et veille à la réalisation des orientations touchants l’enseignement catholique, orientations venants de l’Eglise diocésaine et de l’Eglise en général.

  

« Chaque évêque est responsable de l’enseignement catholique de son diocèse » (article 14 du Statut de l’Enseignement catholique). Dans l’exercice de cette responsabilité, notre évêque Monseigneur Jean-Michel di Falco Léandri a souhaité maintenir la présence effective d’une direction diocésaine de l’enseignement catholique. Le « service de la tutelle » est donc fondamentalement d’ordre ecclésial et manifeste un acte élargi de la mission de l’évêque. C’est à ce titre et dans cette délégation que Monseigneur Félix Caillet nous honore de sa présence ce soir.

  

Ainsi, témoignons-nous de l’intérêt et de l’attention que nous ne cesserons d’apporter à cet établissement qui restera toujours, mes Sœurs, votre école par l’esprit que vous y avez éveillé.

 

Elisabeth Meyer
Directrice diocésaine de l’enseignement catholique



 

 

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Homélie de Mgr Félix Caillet

 

 

Selon l’habitude de l’Eglise, nous n’avons pas choisi les lectures bibliques que nous accueillons comme Parole de Dieu pour nous. Nous nous sommes rassemblés, à l’invitation du Seigneur, pour rendre grâce pour l’engagement de la Congrégation des Sœurs de la Providence, particulièrement au sein de cette école Sainte-Agnès de Tallard. C’était hier le jour où l’Eglise célébrait cette toute jeune fille de treize ans martyrisée en 304. En faisant mémoire de cette jeune dont l’histoire n’a pas retenu le nom et que l’Eglise a appelé Agnès en référence à l’Agneau de Dieu qui a donné sa vie, l’humanité est invitée à entourer d’un infini respect, à protéger les plus fragiles des êtres humains : les enfants. Ils sont les bien-aimés du cœur de Dieu. Les établissements catholiques d’enseignement sont un signe offert à notre monde que tous, y compris les plus fragiles, les plus en difficulté, réclament attention, vigilance, non pour les enfermer dans leurs limites mais pour les tirer vers des sommets qui leur sont insoupçonnés.

 

Une Parole jaillit pour nous du texte de la première lecture ! « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière… sur le pays de l’ombre une lumière a resplendi. » Quand on se tient dans l’ombre, on oublie que la lumière existe ! On oublie que, si l’on est dans l’ombre, c’est justement parce que le soleil illumine la terre. Pas d’ombre sans soleil. Ce sont des montagnes, des murs, des immeubles, ce sont les autres qui nous mettent dans l’ombre ; sinon la clarté brillerait sur nous ! Au premier jour de l’année, dans la première lecture de la messe, il nous est donné ce vœu du prophète : « Que la clarté du Seigneur brille sur votre visage ! » Il se peut que des êtres soient, un jour ou l’autre, dans l’ombre parce que des montagnes d’indifférence les ont enfermés dans le doute sur eux-mêmes. Il se peut que des enfants ne soient pas rayonnants de bonheur parce qu’une multitude d’handicaps les attriste. A nous de faire quelques pas avec eux pour qu’ils se retrouvent dans la lumière et découvrent les chemins qui s’ouvrent devant eux. N’est-ce pas pour ce faire que le Christ a emprunté nos chemins d’humanité ?

 

 

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 Mgr Félix Caillet et des élèves de l'école Sainte-Agnès

« Le Christ m’a envoyé pour annoncer l’Evangile », déclare Saint Paul dans le passage de sa lettre aux Corinthiens entendu à l’instant. Les établissements catholiques d’enseignement reçoivent de l’Eglise et, par elle, du Christ, cette mission d’annoncer l’Evangile, de faire connaître le Christ. Le Christ, rappelait l’Evangile, a quitté Nazareth pour se rendre au pays de Nephtali et de Zabulon, à Capharnaüm, au carrefour des païens. Dans le respect de chacun, l’Eglise doit aussi vivre ce déplacement et être présente partout… et surtout là où on ne l’attend pas. Les jeunes générations attendent que des frères aînés dans la foi fassent un bout de chemin avec eux pour que leur existence soit éclairée d’une nouvelle lumière, en rien semblable à celle des néons et des projecteurs de lumière artificielle. Nous serions coupables si nous laissions s’éteindre la lampe qui, depuis le Christ, donne de la clarté à notre humanité. Ne craignons pas d’ouvrir les enfants qui nous sont confiés par la Providence à un au-delà d’eux-mêmes pour que, demain, ils soient des hommes et des femmes structurés, au squelette résistant pour tenir debout quelles que soient les duretés de l’existence et aller à la rencontre de tous sans s’enfermer par peur dans leur coquille, telle la tortue.

« Venez derrière moi et je vous ferai pêcheurs d’hommes »… Le Christ prend ceux qui vont devenir ses apôtres là où ils sont, avec leur savoir-faire, leurs compétences, leurs aptitudes connues ou inconnues pour leur faire donner le meilleur d’eux-mêmes au service du salut des hommes. Voilà qui rejoint vos expériences pédagogiques : partir de ce que sont les enfants pour épanouir ce qu’il porte en eux comme richesses insoupçonnées. C’est l’enfant dans tout son être que vous avez la charge d’éduquer et d’épanouir, sans oublier sa dimension humaine et spirituelle. Ne pas prendre en compte le développement spirituel d’un être, c’est prendre le risque de le mutiler ou au moins de l’atrophier. Assumer cette responsabilité d’éducation, c’est vivre un service d’humanité pour le bien de tous et de chacun. Telle fut l’expérience des apôtres.

 

« Qu’il n’y ait pas de division entre vous, soyez en parfaite harmonie de pensée et de sentiments ! » Paul le déclare aux chrétiens de Corinthe car les divisions sont multiples. L’un se réclame de Paul, un autre d’Apollos, un autre de Pierre ! C’est la semaine de prières pour l’unité des chrétiens… Nous connaissons la lucidité du Christ, lui qui dans une de ses toutes dernières prières disait à son Père : « que tous soient un comme toi Père et moi nous sommes un ! » Toute division dans une communauté chrétienne blesse le Corps du Christ et le défigure. Nous savons combien les enfants ont l’art de s’engouffrer dans la moindre faille qui pourrait exister entre leurs parents. L’unité est chaque jour à construire. Nous ne pourrons jamais faire œuvre d’éducation et de témoignage dans la division. Nos querelles ne font qu’annihiler tous les efforts consentis par ailleurs. Cette célébration eucharistie est la source de notre unité. Vivons dans la paix.

 

Mgr Félix Caillet
Vicaire général

 

 

 

 

 

L’école Sainte-Agnès de Tallard

 front

L'école compte 103 élèves partagés en quatre classes :
TPS/PS/MS, GS/CP, CE1/CE2 et CM1/CM2.

Les élèves peuvent bénéficier de la garderie gratuite tous les matins.
Ils déjeunent à la cantine du collège.
L'aide personnalisée se fait le mercredi matin afin de respecter le rythme biologique,
et une heure est "donnée" pour la pastorale, en lien avec la paroisse.

 

Site internet

Ecole Sainte-Agnès de Tallard

 

Pour inscrire ses enfants à l'école

L'école accueille les enfants dès l'âge de deux ans.
Les inscriptions  se font sur rendez-vous,
auprès de Mme Marie Bernier, directrice de l'école.
Mail : inscription@ecole-sainte-agnes.fr

 

Coordonnées de l'école

Ecole Sainte-Agnès
2 avenue de Provence
05130 Tallard

Téléphone : 04 92 54 00 74
Mail : ecole-ste-agnes@wanadoo.fr

 

 

 

 

Prochaines journées portes ouvertes
dans l’enseignement privé dans les Hautes-Alpes

 

 

Au collège-lycée Saint-Joseph de Gap

ce samedi 29 janvier 2011

de 9h00 à 13h00

 

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Année scolaire 2009-2010

100 % de réussite au baccalauréat
L , ES et S
(26 mentions)

 

Site internet

www.saint-joseph-gap.com


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