Lundi Saint - "Six jours avant la Pâque..."

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

Evangile : L'onction de Jésus à Béthanie avant la Pâques (Jn 12, 1-11)

 

Six jours avant la Pâque,
Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare,
celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus.
Marthe faisait le service,
Lazare était avec Jésus parmi les convives.

Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur
et de très grande valeur ;
elle versa le parfum sur les pieds de Jésus,
qu'elle essuya avec ses cheveux ;
la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples,
celui qui allait le livrer,
dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum
pour trois cents pièces d'argent,
que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres,
mais parce que c'était un voleur :
comme il tenait la bourse commune,
il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit :
« Laisse-la !
Il fallait qu'elle garde ce parfum
pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous,
mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là,
et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus,
mais aussi pour voir ce Lazare
qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors
de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui,
s'en allaient, et croyaient en Jésus.

 

Le carême avec Frère Denis, religieux trinitaire

 

« Jérusalem… que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n’avez pas voulu ! (Matthieu 23, 37.)

Cœur vulnérable du Christ, l’amour ne s’impose pas. Quelle vulnérabilité plus grande que celle de cet amour qui déborde et qui trouve peu de cœurs pour pouvoir se répandre.

C’est tout le drame de la vie de Jésus, habité totalement par l’amour du Père, mais qui ne peut rien pour ceux qui refusent son passage. Douceur que cette image de la poule qui veut rassembler ses poussins, souffrance aussi dans les mots si poignants : « Vous n’avez pas voulu ! »

Fais silence pour contempler ce cœur débordant, vulnérable et offert.

 

La suite demain…

 

Extrait du livre L’école de la fragilité du Frère Denis Trinez, délégué provincial de l’Ordre trinitaire en France, mis en ligne avec l’aimable autorisation des Editions du Cerf. Pour acheter le livre, cliquez ici : Denis Trinez, L’école de la fragilité.

Pour en savoir plus sur la famille Trinitaire, cliquez ici : blog de Cerfroid

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