Jésus, l'homme qui était Dieu

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

L’Académicien Max Gallo vient de sortir un nouveau livre… sur Jésus. Comme d’autres écrivains et historiens avant lui, il a été désireux de « mener l’enquête » sur Jésus. C-idessous une présentation du livre par le Père Pierre Fournier, responsable du Service diocésain de formation.

   

 Jésus

  Jésus, l'homme qui était Dieu

Max Gallo, XO éditions, 2010, 316 pages

 

« Vraiment, cet homme était fils de Dieu ! » C’est sur cet acte de foi du centurion romain au pied de la croix de Jésus (Mat 27, 54) que commence ce « récit » de Max Gallo, célèbre historien de l’Académie française. Ce récit est en « je » : « Moi, Flavius, centurion de Rome, j’ai entendu la voix de celui que Pilate a condamné.. » (p. 13). Flavius a déjà soumis à la crucifixion tant de condamnés, mais cette fois-ci, ce crucifié… Flavius est bouleversé en se rappelant toutes les paroles de Jésus portant la croix vers le Golgotha et sur la croix. « Père, pardonne-leur… ». Et l’apôtre Jean présent au pied de la croix. Il redit des paroles de Jésus qui prennent un sens particulier au moment de sa mort : « Si le grain de blé tombé en terre vient à mourir, il portera beaucoup de fruit »…

Toutes ces paroles de Jésus « battent » tellement fort en lui qu’en présence de Pilate il a du mal à cacher les questions qu’il se pose. Il fait surveiller le tombeau par des gardes, mais, au matin de Pâques, il entre lui-même dans le tombeau et constate… Dès lors, dit-il, « j’accepte le mystère, mais je veux tout savoir de la vie humaine de Jésus de Nazareth, cet homme fils de Dieu » (p. 52). Pilate suspecte Flavius d’adhérer aux thèses des apôtres sur la résurrection de Jésus. Le procurateur fait arrêter Flavius qui s’attend bien à mourir de la même mort que Jésus. Durant les scènes de persécution, il a pour compagnon un certain Matthieu, qui a été apôtre de Jésus. Matthieu suggère à Flavius de faire le même parcours qu’eux, les apôtres. Dès qu’il peut s’échapper, Flavius « arrache sa peau de centurion romain » (p. 63) et il descend à Aïn-Karim, au lieu de la Visitation de Marie auprès d’Elisabeth et de Zacharie (p. 68). Là, il rencontre Marc qui le prend en sympathie pour l’initier à l’histoire de Jésus. Puis Flavius se rend au Jourdain, là où Jean-Baptiste a baptisé Jésus et les premiers disciples (p. 80). Il reçoit lui-même le baptême. A partir de ce moment, Flavius se met dans la peau de Jésus, pour ainsi dire. Il va à Bethléem. Puis, « j’ai marché jusqu’à Nazareth » pour « connaître chaque pierre de son village » (p. 97).

En tous lieux, Flavius s’imprègne du Christ, de sa présence, de ses paroles, de ses gestes, de ses miracles : à Cana, au Mont des Béatitudes, au bord du Lac de Tibériade, etc.. Flavius est entraîné par de fréquents « Va, va ! » pour poursuivre son implication personnelle sur le chemin de Jésus. Au troisième Livre du récit (p. 261), c’est la montée de Jésus vers Jérusalem, vers les moments ultimes de sa vie et de sa Passion. Le « je » de Flavius s’efface maintenant devant le récit de la phase extrême de la destinée de Jésus, le « Christ » : l’entrée triomphale dans la Ville sainte (p. 269), le repas de la Pâque le Jeudi Saint (p. 285), Gethsémani, la Passion,...  Simon de Cyrène est présenté comme l’un des soixante-douze disciples que Jésus a envoyé en mission (Luc 10, 1-16). Sur le chemin du Calvaire, Véronique essuie le visage de Jésus ? C’est qu’elle fait déjà partie des femmes disciples. Vient la crucifixion : « Le centurion Flavius donne l’ordre à ses soldats d’enfoncer les longs clous… ». Le récit se termine en donnant au lecteur de faire sienne l’expression multilingue: « Jésus de Nazareth, roi des Juifs ».

En soixante-six chapitres courts et alertes, l’histoire de la conversion du centurion Flavius nous entraîne à suivre Jésus dont Pilate dit : « Voici l’homme !» (p. 311). Déjà, dans une de ses nouvelles, C’est aujourd’hui vendredi, là-bas, Ernest Hemingway a évoqué le tourment des soldats qui ont crucifié Jésus et qui en viennent à l’admirer. Ce centurion de Max Gallo anticipe Paul au chemin de Damas : Flavius est radicalement retourné et découvre l’identité profonde de Jésus. Il vient jusqu’à nous, ce cri de foi du centurion : « Vraiment, cet homme est le Fils de Dieu ! ». Avec une belle écriture, avec sobriété, le récit de Max Gallo resitue bien Jésus dans son contexte : Jérusalem, la Galilée, les courants religieux (la force du messianisme pourrait être davantage soulignée cependant). Jésus est bien là, dans sa façon d’appeler des disciples à sa suite et de donner sa vie par amour ultime. Un tel récit saura captiver maints lecteurs, adultes et jeunes, désireux de « mener l’enquête » sur Jésus. Un récit susceptible de faire aimer la personne du Christ.

 

 

Père Pierre Fournier
Service diocésain de formation


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COTIN 24/10/2010 09:23



Bonjour,


Je pense que ce livre doit être très intéressant et que je vais l'acheter.


Merci de nous le faire connaître. Amitiés.