Vendredi Saint, 22 avril - Le baiser qui livre le Fils de l’homme

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

 

Le Carême prépare à Pâques, cœur de la foi chrétienne, fêtée cette année le dimanche 24 avril. Temps de prière, de partage et de conversion intérieure, il peut se vivre en famille, en paroisse, en communautés, mais également à l’aide d’internet.

www.diocesedegap.com propose chaque jour, du Mercredi des Cendres (9 mars) au Vendredi Saint (22 avril) un texte, une prière et un dessin.

 

 

Le baiser qui livre le Fils de l’homme (d’après Lc 22, 48)

 

‘Livrer’ signifie ici remettre quelqu’un au pouvoir d’une autre personne hostile ; cela veut dire aussi « trahir en dénonçant, livrer ses complices ».

Au cours du dernier repas avec ses disciples, Jésus annonce que c’est par le baiser d’un des leurs qu’il va être remis aux autorités juives, puis aux Romains. Dans cet Evangile, le mot ‘livrer’ décrit toute la haine des hommes. Les puissances de ce monde se coalisent contre Jésus. On ne veut pas de lui comme roi. Cet humble roi monté sur un âne. Roi de paix, roi d’amour.

Car au royaume de Dieu beaucoup préfèrent le royaume des hommes : « la cité des hommes au mépris de Dieu » (Saint Augustin). Une cité qui cherche à se construire toute seule, sans Dieu, qui se veut promotrice de l’homme et de son progrès, et qui génère des forces de mort.

Alors, lorsque Judas vient donner son baiser mortel à Jésus, celui-ci se laisse faire. Il ne cherche pas à opposer de la résistance. Mais intérieurement, il est libre, puisqu’il a choisi de livrer sa vie, de se livrer. Jésus est déjà vainqueur. La haine des hommes venus l’arrêter est annihilée par la puissance d’amour du cœur du Christ. A sa passion cruelle qui commence, Jésus a déjà donné un sens. Celui d’une vie donnée par amour pour les pécheurs, une vie librement offerte au Père pour racheter les hommes esclaves du péché. Sur la croix, Jésus se livre entièrement dans un geste d’amour, dans un geste de vie.

 

 

vendredi saint 22 avril ''Le baiser qui livre le Fils de l'

  © Basile Bosq

 

 

Prière

 

La quatrième station
est Marie qui a tout accepté.
Voici au coin de la rue qui attend
le trésor de toute pauvreté.
Ses yeux n’ont point de pleurs,
sa bouche n’a point de salive.

 

Elle ne dit pas un mot et regarde Jésus qui arrive.
Elle accepte. Elle accepte encore une fois.
Le cri est sévèrement réprimé dans le cœur fort et strict.

 

Elle ne dit pas un mot et regarde Jésus-Christ.
La Mère regarde son Fils,
l’Eglise son Rédempteur.
Son âme violemment va vers lui
comme le cri du soldat qui meurt !

 

Elle se tient debout devant Dieu et lui offre son âme à lire.
Il n’y a rien dans son cœur qui refuse ou qui retire,
Pas une fibre en son cœur transpercé qui n’accepte et ne consente.
Et comme Dieu lui-même qui est là, elle est présente.

 

Elle accepte et regarde ce Fils qu’elle a conçu dans son sein.
Elle ne dit pas un mot et regarde le Saint des Saints.

 

Vierge au cœur transpercé,
viens guider nos pas ;
Vierge au pied de la croix,
éclaire notre route ;
Vierge de ceux qui souffrent,
donne-nous ton Fils.

 

Paul Claudel – Chemin de Croix – (1911) 4e station

 

 

 

 

 

  Avec l'aimable autorisation de www.caremechretien.com pour le texte.

Dessin inédit de Basile Bosq pour www.diocesedegap.com

 

 

 

 

 

 

 


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