Carême - Dimanche 3 avril - Du nouveau livre de Benoît XVI sur Jésus : Notre aveuglement et notre ignorance

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

 

Le Carême prépare à Pâques, cœur de la foi chrétienne, fêtée cette année le dimanche 24 avril. Temps de prière, de partage et de conversion intérieure, il peut se vivre en famille, en paroisse, en communautés, mais également à l’aide d’internet.

www.diocesedegap.com propose chaque jour de la semaine un texte, une prière et un dessin. Et chaque dimanche, www.diocesedegap.com présente l'Evangile du jour et un extrait du dernier livre de Benoît XVI sur Jésus.

 

 

 

 

Evangile : L'aveugle-né (Jn 9, 1-41 [Lecture brève : 9, 1.6-9.13-17.34-38])

 
Jésus apprit que les pharisiens  avaient expulsé l’aveugle-né qu’il avait guéri. Alors il vint le trouver et lui dit : « Crois-tu au Fils de l'homme ? » Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? » Jésus lui dit : « Tu le vois, et c'est lui qui te parle. » Il dit : « Je crois, Seigneur ! », et il se prosterna devant lui.

Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : 'Nous voyons !' votre péché demeure. »

 

 

 

 images 2

 

De l'entrée à Jérusalem à la Résurrection

Editions du Rocher

350 pages, 22 €

 

 

Propos sur l'aveuglement :


"Jésus ne vient pas comme destructeur ; il ne vient pas avec l’épée du révolutionnaire. Il vient avec le don de la guérison. Il se consacre à ceux qui, à cause de leurs infirmités, sont repoussés aux marges de leur propre vie et aux marges de la société. Il montre Dieu comme celui qui aime, et son pouvoir comme le pouvoir de l’amour."

 

Page 36

 

"La parole de Jésus à propos de l’ignorance, avec ses applications dans les diverses situations de l’Écriture, doit encore aujourd’hui, précisément, secouer les prétendus savants. Ne sommes-nous pas justement aveugles en tant que savants ? Ne sommes-nous pas peut-être, justement à cause de notre savoir, incapables de reconnaître la vérité elle-même qui, à travers ce que nous savons, veut venir à notre rencontre ? Est-ce que nous ne nous soustrayons pas, parfois, à la souffrance provoquée par la vérité qui transperce le cœur […] ? L’ignorance atténue la faute – elle laisse ouverte la voie vers la conversion. Mais elle n’est pas simplement une excuse, car elle révèle en même temps une étroitesse du cœur, qui résiste à l’appel de la vérité. À plus forte raison, il est une consolation pour tous les temps et pour tous les hommes que, aussi bien à ceux qui ignorent – les bourreaux – qu’à ceux qui savent – ceux qui l’avaient condamné –, le Seigneur fasse de leur ignorance la base de la demande de pardon. Il la voit comme une porte qui peut nous ouvrir à la conversion."

 

Pages 238-239


 

 

 

 


Publié dans Actualité

Commenter cet article