Carême - Mardi 15 mars - "Papa, raconte-nous une histoire de Jésus"

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

 

Le Carême prépare à Pâques, cœur de la foi chrétienne, fêtée cette année le dimanche 24 avril. Temps de prière, de partage et de conversion intérieure, il peut se vivre en famille, en paroisse, en communautés, mais également à l’aide d’internet.

www.diocesedegap.com propose chaque jour, du Mercredi des Cendres (9 mars) au Vendredi Saint (22 avril) un texte, une prière et un dessin.

 

 

 

"Papa, raconte-nous une histoire de Jésus"

 

Une lectrice de Carême à domicile m’a fait cette confidence :

« Quand nous étions enfants, ma sœur et moi, papa allait nous mettre au lit ; il nous faisait faire « la » prière. Quelle prière ? Je l’ai oubliée. Nous étions à genoux. Ensuite, nous sautions dans nos lits en demandant : « Papa, raconte-nous une histoire du petit Jésus ! » Et papa racontait : il nous parlait du petit Jésus né dans une étable ; sa maman s’appelait Marie, son papa Joseph (comme lui !). Ce petit Jésus était très sage et très gentil, mais il devait faire pas mal de bêtises car les histoires de papa nous faisaient beaucoup rire. Jésus était au ciel, il nous voyait et savait tout ce que nous faisions. Attention !

Papa ne savait pas trop s’il fallait croire en Dieu ou non. Il qualifiait de balivernes tout ce qui touchait à la dévotion. A la campagne, peu d’hommes allaient à l’église. Quant à maman, elle n’en avait pas le loisir : une naissance annuelle et les péniches à écluser même le dimanche ! Pourtant, nos parents nous envoyaient à la messe ; il fallait faire à pied les deux kilomètres. C’était long pour des petites filles de cinq et six ans. L’église du village, une église romane, paraissait bien sombre, on n’y voyait que des inconnus, le vieux curé nous tournait le dos, il disait des choses que je ne comprenais pas et pour cause : il parlait latin et n’avait plus de dents… Il ne fallait ni bouger ni parler !

Je n’avais jamais fait, à l’époque, le rapprochement entre la messe et le petit Jésus. Pour moi, la messe était angoissante tandis que le petit Jésus de papa était lumineux et gai. Je pouvais l’aimer et je l’aimais comme on aime un copain. Je ne le voyais pas, mais puisqu’il me voyait, puisqu’il m’entendait, je pouvais tout lui raconter.  Il ne fallut pas longtemps pour que Jésus devienne un ami. Je lui racontais mes histoires ; en grandissant, il devint mon confident et son amitié m’a soutenue tout au long de ma vie.

Elle ajouta qu’il lui arrivait maintenant de s’adresser ainsi à son père, décédé depuis peu : « Papa, si le vieux curé du village t’avait entendu parler du petit Jésus, peut-être aurait-il hoché la tête. Mais toi, sans culture religieuse, tu as su me rendre Jésus si vivant et si proche. Merci papa ! »

 

 

''Papa, raconte-nous une histoire du petit Jesus.'' mardi 1

© Basile Bosq

 

Prière : « Ce qui est faible dans le monde, voilà, mon Dieu, ce que tu as choisi. » (d’après I Corinthiens 1, 27)

 

 

  Avec l'aimable autorisation de www.caremechretien.com pour le texte.

Dessin inédit de Basile Bosq pour www.diocesedegap.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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