Bénédiction de la maison paroissiale Saint-Arnoux à Gap

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

Le jeudi 12 mai, à 18 heures, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri bénissait la maison paroissiale Saint-Arnoux, anciennement connue sous le nom de maison du chapitre, près de la cathédrale à Gap.

Les pères Michel, Scelle, et Bardet, curés in solidum de la nouvelle paroisse des communautés catholiques du Gapençais, habiteront la maison paroissiale Saint-Arnoux prochainement. Cette maison, implantée au 2 place Saint-Arnoux, sera un lieu d'accueil et de renseignement central, où seront également regroupés plusieurs services administratifs.

 
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Le Père luc Pecha, le Père Yves Scelles,
le Père Fernand Delaup.
Le Père Jean-Michel Bardet, Mgr Jean-Michel
di Falco Léandri, Mgr Félix Caillet.

 

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Le Père Jean-Michel Bardet, M. Henri Pacal, diacre,
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, Mgr Félix Caillet.

Un moment de convivialité et de prière.
A droite, M. Roger Didier, maire de Gap.

 

 

Histoire de la maison paroissiale Saint-Arnoux
(lue par le père Jean-Michel Bardet, doyen du Gapençais, avant la bénédiction)
 

Numérotée au 13 vers 1840, elle est actuellement au 2 de la place Saint-Arnoux. Si, jusqu'à nos jours, elle a eu comme dénomination populaire "maison Koutnouyan" (épicier arménien, précédent propriétaire), au XIXe siècle elle était appelée "maison Girard". En effet cette famille I'a possédée à cette période, dont en 1837 le commandant de I'armée à Gap. Mais elle reste connue historiquement sous ce nom de "maison du chapitre" car les chanoines de la cathédrale I'ont longtemps occupée.
De même, suite à la destruction du premier évêché durant les guerres de religion en 1577 (lequel était situé en face : à I'angle des rues Notre-Dame et Amédée Para), les évêques y ont logé jusqu'à la construction du deuxième évêché en 1686. Dans la mémoire des Gapençais, la pierre d'angle à cime carrée située contre cette maison, rue Notre-Dame, permettait à l'évêque de monter à cheval plus facilement.
Cette bâtisse a certainement échappé à I'incendie de la ville par les troupes du duc de Savoie, du fait que la place Saint-Arnoux a servi de coupe-feu. Bien sûr, elle a été souvent remaniée au cours des siècles. Lors de la Révolution, le fronton en bois de sa porte a été biseauté. Il représentait les armoiries du chapitre : la main bénissant de Saint Arnoux, de même facture que sur la porte d'entrée des chanoines à la cathédrale.
La maison du chapitre a eu comme locataires, entre autres, Théodore Gauthier qui a écrit une histoire de la ville de Gap. Elle a également abrité la bibliothèque municipale, ceci de 1839 à 1866, avant son transfert à la mairie.
 

Jean-Pierre Reybaud  


 

 

 

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