Accueil des reliques de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus à Notre-Dame du Laus

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun


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Du vendredi 5 mars au dimanche 14 mars, les reliques de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus ont été accueillies et vénérées dans plusieurs paroisses du diocèse de Gap et d'Embrun.


Le samedi 13 mars, nombreux étaient les fidèles pour accueillir les reliques de la Petite Thérèse à Notre-Dame du Laus.



Ci-dessous, quelques flashes de la célébration en vidéo :



Intervention de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri en vidéo :



Intervention de Mgr Jean-Michel di Falco Léandri

Samedi 13 mars 2010

Accueil des reliques de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Sanctuaire Notre-Dame du Laus

 

 

Nos vies sont tissées de bonheurs et de malheurs, soit qu’ils nous touchent directement, soit qu’ils touchent nos proches et nous affectent en retour : une maladie, une guérison ; un mariage, un divorce ; une naissance, un décès, un examen réussi, un licenciement.

 

La pluie succède au soleil et le soleil à la pluie.

 

Vous êtes venus aujourd’hui auprès de Thérèse de l’Enfant Jésus. Peut-être parce qu’il pleut dans votre cœur sans trop savoir pourquoi. Peut-être parce qu’il y fait beau et que votre cœur éclate de joie. Peut-être pour supplier. Peut-être pour remercier.

 

Vous êtes venus. Je suis venu avec vous. Pour quelle raison finalement ? Pour quelle raison qui puisse être valable pour tous ? Aussi bien pour ceux qui pleurent que pour ceux qui se réjouissent ?

Tout simplement, me semble-t-il, parce que Thérèse est notre sœur. Elle est notre sœur à tous, à chacun et à chacune de nous. On se sait et on se sent en famille avec elle. Nous percevons en Thérèse une sœur aînée en humanité, une sœur aînée dans la foi, une sœur aînée dans la souffrance, une sœur aînée dans la joie.

Elle n’est pas différente de nous, Thérèse. Vous aurez beau chercher, vous ne trouverez rien en elle qui puisse vous laisser dire : « son chemin n’est pas pour moi. Ce qu’elle demande est trop dur. » Toutes ces objections-là, elle les a balayées en nous traçant la route de sa petite voie.

Ecoutez-la plutôt :

 

« Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré être une sainte, mais hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Eternelle : Si quelqu’un est TOUT PETIT qu’il vienne à moi. Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux ! Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux chanter vos miséricordes. »

 

Cher amis, chers frères, chères sœurs, on le voit déjà dans ce long passage que je viens de citer, Thérèse nous a laissé une voie que tout le monde peut emprunter. Tout le monde sans exception. Et cette voie repose sur une conviction : celle que Dieu est amour.

C’est si simple comme phrase, « Dieu est amour ». Si simple et si profond. « Dieu est amour »… Cela revient à dire que Dieu n’est qu’amour, qu’il n’est rien d’autre qu’amour.

Equivalence totale entre Dieu et l’amour.

Dieu « égale » Amour.

L’un est l’autre.

Dieu n’est qu’amour, rien d’autre qu’amour.

 

Benoîte Rencurel en témoignait déjà en ce lieu, et même à des prêtres ! « Deux prêtres murmuraient contre Dieu, rapporte le père Gaillard, l’un disait qu’il était trop bon, l’autre qu’il ne l’était pas assez. Benoîte s’y trouvant leur dit que Dieu est un Dieu d’amour, de bonté et de miséricorde, qu’il est ce qu’il doit être. Ils dirent que Benoîte avait raison, que cela était vrai. »

Le XVIIe siècle et le XIXe siècle étaient marqués par le jansénisme. Benoîte et Thérèse, chacune dans son siècle, ont témoigné que Dieu était ce qu’il devait être au risque de ne plus être qu’une caricature de Dieu, un Dieu abject, odieux, tyran. Elles ont témoigné qu’il était « Amour ».

 

Dieu nous aime, tous ! Dieu vous aime, vous ! Dieu t’aime, toi, toi et toi, chacun et chacune d’entre vous. Dieu m’aime, moi, Jean-Michel, tout pécheur, tout tordu, tout misérable que je suis. Cet amour de Dieu pour chacun de nous est inouï. On n’en sondera jamais la profondeur. « Dieu nous aime. » Le message de Thérèse tient à mon sens dans cette petite phrase si simple.

Son message tient aussi dans une autre phrase, qui est notre réponse à cet amour infini de Dieu pour nous : « Je t’aime, Seigneur. J’ai confiance en toi, Seigneur. »

L’amour appelle l’amour. L’abîme de notre confiance en Dieu répond à l’abîme de l’amour de Dieu pour nous. Je montre mon amour pour lui dans la confiance que j’ai en lui. « J’ai confiance en toi, Seigneur ». Cette réponse de notre part ne consiste pas à faire de grandes choses. Elle consiste simplement à faire confiance en toutes circonstances, à lui faire confiance quels que soient les aléas de la vie. Ce chemin peut mener très loin. Car la confiance peut être immense aussi. Elle peut être sans mesure. Elle peut être à la mesure de l’amour de Dieu à notre égard, qui est un amour sans mesure.

 

Oui, si Dieu m’aime, si Dieu n’est qu’amour, je peux avoir confiance en lui. Je peux m’appuyer sur cet amour qu’il me porte. Jamais, jamais il ne me laissera tomber. Toujours il sera avec moi.

 

Ecoutez Thérèse parler à Jésus. Ecoutez combien c’est l’amour de Dieu manifesté et incarné en Jésus qui l’amène à lui faire confiance :

 

« O Jésus ! […] laisse-moi te dire que ton amour va jusqu’à la folie... Comment veux-tu devant cette Folie que mon cœur ne s’élance pas vers toi ? Comment ma confiance aurait-elle des bornes ?... »

 

Quand on sait sur quel lit de souffrance la petite Thérèse a passé les derniers mois de sa vie, on se dit : comment est-ce possible ?

Que Dieu nous aime, d’accord, on veut bien l’entendre. On l’a tellement entendu. Peut-être n’ai-je pas pris la mesure de ce que cela voulait dire, mais je le sais.

Mais une telle confiance en retour ? Une confiance sans bornes ? Une confiance dans la souffrance ? Une confiance dans les ténèbres les plus noires, une confiance même dans ce qui apparaît non plus comme un tunnel mais comme une impasse ? « Lorsque je chante le bonheur du Ciel, l’éternelle possession de Dieu, je n’en ressens aucune joie, car je chante simplement ce que JE VEUX CROIRE » dira-t-elle. Une telle foi dans une telle épreuve, une telle confiance sans révolte, comment est-ce possible ?

 

C’est que l’amour dont nous aimons Dieu n’est pas de nous en premier lieu. Il dépasse les capacités humaines. Il nous est donné. Par Dieu lui-même. Nous aimons Dieu de l’amour même dont il nous aime. Notre amour en retour est son amour déposé dans nos cœurs auquel nous consentons, dans le mouvement duquel nous acceptons d’entrer.

Un tel amour est possible. Un tel désir d’aimer est réalisable. Une telle demande de la part de Dieu d’aimer est réaliste.

Nous passons souvent à côté de la profondeur de notre cœur, de ce dont nous sommes capables dès lors que nous ne mettons pas d’obstacles à l’amour de Dieu déposé en nous. Laissez-le brûler, cet amour, et il fera feu de tous bois : des événements heureux comme des événements malheureux, du bien comme du mal qu’on vous fait.

En suivant ce chemin, on entre dans l’apparente contradiction du chrétien qui d’un côté va considérer la souffrance d’ici-bas comme le bien le plus précieux qu’il puisse trouver, et de l’autre va tout faire pour la diminuer chez les autres.

Non pas que le chrétien soit masochiste, non. La souffrance reste un mal. Le chrétien comme tout homme sensé et sain ne peut pas désirer la souffrance pour elle-même. Mais une fois qu’il a compris que l’épreuve acceptée dans l’amour est la voie royale pour entrer dans l’amour, il peut venir à désirer la souffrance. L’amour va le pousser à faire en sorte qu’aucun lieu, même la souffrance, ne soit déserté par l’amour. Et en même temps, parce qu’il se sait faible et sait ne rien pouvoir de ses propres forces, il va tout faire pour alléger la souffrance de ses frères et sœurs en humanité.

 

Ecoutons combien Thérèse est prête à tout en ce qui la concerne et délicate en ce qui concerne ses sœurs au Carmel :

 

« Jamais je n’oublierai le 2 Août 1896, ce jour-là qui se trouvait justement celui du départ des missionnaires, il fut sérieusement question de celui de Mère Agnès de Jésus. Ah ! je n’aurais pas voulu faire un mouvement pour l’empêcher de partir ; je sentais cependant une grande tristesse dans mon cœur, je trouvais que son âme si sensible, si délicate n’était pas faite pour vivre au milieu d’âmes qui ne sauraient la comprendre, mille autres pensées se pressaient en foule dans mon esprit et Jésus se taisait, il ne commandait pas à la tempête... Et moi je lui disais : Mon Dieu, pour votre amour j’accepte tout : si vous le voulez, je veux bien souffrir jusqu’à mourir de chagrin. Jésus se contenta de l’acceptation, mais quelques mois après, on parla du départ de Sœur Geneviève et de Sœur Marie de la Trinité : alors ce fut un autre genre de souffrance, bien intime, bien profonde, je me représentais toutes les épreuves, les déceptions qu’elles auraient à souffrir, enfin mon ciel était chargé de nuages... seul le fond de mon cœur restait dans le calme et la paix. »

 

Je vous souhaite à tous, chers frères et sœurs, d’être ainsi dans la paix en toutes circonstances. Ainsi tout ce qui pourrait vous paraître une impasse, votre propre mort par exemple, ne sera pour vous qu’un passage. « Je ne meurs pas, j’entre dans la Vie ! » écrit Thérèse peu avant de mourir. Ou encore, dans le dernier texte qu’elle a écrit et que l’on trouve au dos d’une image : « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit… Je l’aime !… car Il n’est qu’Amour et Miséricorde ! ».

 

Oui, Dieu est amour. Parce qu’il est amour, j’ai confiance en lui. Malgré tout ce qui peut me faire croire le contraire, j’ai confiance.

Je sais que l’amour peut tout, même transfigurer la souffrance, même vaincre la mort. Tous les saints en étaient convaincus. Thérèse l’était. Avant elle Benoîte Rencurel l’était aussi. « La miséricorde de Dieu est grande pour tous ! » s’exclamait le Père Gaillard témoin des conversions au contact de Benoîte.

 

Frères et sœurs. En venant ici vous n’êtes pas venus en consommateurs de spirituel. Vous n’êtes pas venus toucher un talisman. En venant ici vénérer ces reliques, vous désirez entrer en contact avec Thérèse elle-même. En vous approchant des restes de son corps en attente de la résurrection, vous venez rencontrer l’âme vivifiée par l’Esprit Saint qui a habité ce corps.

 

N’ayez pas peur de venir à elle, de vous laisser enseigner par elle, d’arracher vos masques, d’être tels que vous êtes en sa présence. Elle est votre sœur. Elle vous connaît. Elle vous comprend. Même des grands de ce monde n’ont pas eu peur du qu’en dira-t-on en l’approchant. Un jour à Paris, avenue Frédéric Le Play, les reliques sont passées sous les fenêtres de François Mitterrand qui a alors demandé que le cortège s’arrête. Il avait quitté l’Elysée. C’était peu avant sa mort. Il est descendu péniblement dans la rue et a touché en silence, de sa main parcheminée, les reliques de la petite Thérèse.

Thérèse est notre sœur. Qui sait ce qui s’est passé dans le cœur à cœur entre elle et l’ex-homme d’Etat ? Qui sait ce qui peut se passer dans votre propre cœur ? L’infini de l’amour de Dieu rencontrant l’infini de votre désir d’aimer ?

 

 

 

† Jean-Michel di Falco Léandri
Évêque de Gap et d’Embrun
 





L'intervention du Père
Bertrand Gournay, recteur du Sanctuaire Notre-Dame du Laus
:

 


Faire venir des reliques

 

Faire venir les reliques d'un défunt reconnu saint ou sainte par notre Eglise est une proposition qui peut étonner et même déranger beaucoup de nos contemporains. Vous avez su dépasser cet obstacle pour venir adresser quelques mots, confier un proche ou votre vie à sainte Thérèse de Lisieux.

Plusieurs éléments viennent nous aider à comprendre l'importance du geste que nous faisons par la vénération des reliques en générale, celles de Thérèse Martin en particulier :

- Nous rejoignons l'importance que les hommes et, seulement les hommes ont accordée à leurs défunts depuis l'origine. Les hommes enterrent leurs morts et célèbrent leur passage parmi eux. Nous le faisons nous-mêmes avec nos proches aux moments des anniversaires des décès ou le 2 novembre, fête des défunts.

- L'homme est un être mortel et il est aussi spirituel, reconnaît la Bible. La vie spirituelle qu'il a pu avoir sur terre s'est exprimée par tout son corps sans rien oublier. Ce qui reste sur terre lors de sa mort qui témoigne encore, même fragilement, de l'activité spirituelle qui a pu être engagée et dont les autres, l'entourage proche et lointain a pu bénéficier.

- L'activité spirituelle de l'homme est pour un chrétien l'Amour du Père, la communion avec Jésus-Christ et l'action de l'Esprit Saint. La présence divine agit sans cesse en la vie de tout homme quelque soit ses choix.

- Parmi les hommes, quelques-uns ont choisi la confiance envers Dieu et de se laisser parfaitement modeler par Lui. L'Eglise reconnaît de le témoignage de cette confiance dans l'un des ses enfants par les actes et les paroles qu'il a produit au cours de sa vie. Ils sont les "saints" de l'Eglise catholique.

- Ainsi l'œuvre de Dieu se manifeste dans l'un de ses fils ou l'une de ses filles. Sa Parole, la parole créatrice de Dieu  a pris forme par le témoignage de celui ou de celle que l'Eglise vénère. Les restes mortels de ce saint sont les signes humbles mais tout à fait reconnaissables de la manière dont s'est manifestée la présence de Dieu dans la vie de tous les jours dans les liens avec d'autres, dans la prière, dans la réflexion, dans les émotions, dans les souffrances… La gloire de Dieu a rayonné dans un corps dont le peuple aperçoit par les reliques tous les dons de sainteté reçus de Dieu.

 

Sainte Thérèse de Lisieux.

A peine enterrée dans le cimetière communal de Lisieux le 30 septembre 1897, la tombe de Thérèse a été le lieu de très grands rassemblements.  Le pèlerinage de Lisieux a débuté dans ce cimetière.

Dès 1923, l'année de sa béatification, les Ecrits de Thérèse, des tissus ayant touché son corps mais aussi l'image de la sainte ont suscité une très vive attention et se sont diffusés rapidement parmi les chrétiens du monde entier. Le long parcours des reliques a commencé là.

Bien sûr, ne nous méprenons pas. Nous ne sommes pas sauvés de la mort, du mal et des souffrances du temps parce que nous nous avons ou nous allons toucher les reliques de Thérèse. Celles-ci ont parcouru le monde entier, ont traversé tous les continents, ont rencontré des membres de tous les régimes politiques et les grâces sont innombrables. Des conversions se comptent par milliers, des guérisons  ont abondé. Mais tous ces effets de la présence de Thérèse sont des signes destinés à nous permettre d'entrer dans l'Espérance de la résurrection de Jésus-Christ. Nos vies difficiles, nos souffrances multiples envahissent nos cœurs et semblent être un barrage insurmontable. Mais tout cela et même nos morts n'auront pas raison de nos vies intérieures. Quelque chose de vrai, de pur, de joyeux est en marche vers nous : la gloire de Dieu et son amour intense pour chacun de nous.

 

Blaise Pascal, le philosophe chrétien du XVIIe, contemporain de Benoîte Rencurel, écrit ceci émerveillé par la guérison de l'une de ses nièces par un fragment de la Saint Epine : "C'est une vérité que le Saint Esprit repose invisiblement sur les reliques de ceux qui sont morts dans la grâce de Dieu, jusqu'à ce qu'ils y paraissent visiblement dans la résurrection et, c'est ce qui rend les reliques des saints si dignes de vénération. Car Dieu n'abandonne jamais les siens et non pas même dans le sépulcre où leurs corps, quoique morts aux yeux des hommes, sont plus vivants devant Dieu, à cause que le péché n'y est plus…" (Lettres : sept. 1656, in Un amour universel, p. 268). Dans ses Pensées, il dira aussi : "Il faut que l'extérieur soit joint à l'intérieur pour obtenir de Dieu ; c'est-à-dire que l'on se mette à genoux, prie des lèvres, etc. afin que l'homme orgueilleux qui n'a pas voulu se soumettre à Dieu soit maintenant soumis à la créature. Attendre de cet extérieur le secours est être superstitieux, ne pas vouloir le joindre à l'intérieur est être superbe."

 

Cheminons donc, laissons-nous porter et accueillir par celle que nous ne voyons pas et qui est venue à nous ce jour dans les "restes" de Sainte Thérèse.

 

Père Bertrand Gournay

Publié dans Actualité

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