Discours de Jean-Louis Fournier, à l’occasion de la cérémonie à la mémoire du Chanoine Grimaud

Publié le par AS

Chers amis,
 
Madame Chantal EYMEOUD, Maire d’Embrun, empêchée, m’a demandé de la représenter aujourd’hui.
 
C’est donc, en son nom, que je souhaite la bienvenue à notre évêque Mgr Jean-Michel di Falco qui a bien voulu célébrer cette messe en la Cathédrale d’Embrun.
 
C’était un moment fort pour tous nos paroissiens, c’était un moment fort pour notre Ville d’EMBRUN qui, avec tous ses monuments, nous révèle cette ferveur religieuse exprimée depuis tant et tant de siècles par tous ceux qui nous ont précédés ici.
 
Madame le Maire d’Embrun, avec son équipe, s’est d’ailleurs engagée à redonner vie à tous ces monuments, qui avaient fait d’Embrun un centre religieux incontournable au Moyen-âge et bien après.
 
Et voici, Monseigneur, que votre Diocèse a décidé de ressusciter, par l’apposition d’une plaque, le souvenir du Curé Jean-Elie GRIMAUD.
 
Nous nous réjouissons de cette initiative.
 
Le Curé GRIMAUD, pardon, le Chanoine GRIMAUD, Curé Archiprêtre de la Cathédrale d’Embrun, grâce à sa bonne et forte constitution a exercé son ministère pendant plus de trente ans à Embrun, avant de s’éteindre en 1952, chez nous, à l’âge de 83 ans.
 
Ce prélat fit faire de nombreux travaux de ravalement et d’aménagement dans notre vénérable métropole. Il fut aussi l’instigateur de nombreuses cérémonies notamment pour célébrer, en 1927, la mémoire d’un embrunais : le Bienheureux Jean-Antoine SAVINE, lequel, Supérieur de Saint Sulpice à Paris, fut massacré au Couvent des Carmes en Août 1792.
 
Le Curé GRIMAUD était un homme droit, autoritaire et volontaire. Par sa personnalité, il semblait même être une continuité de tous les Archevêques qui se sont succédés dans notre ville pendant des siècles.
 
Mais, permettez-moi de céder un moment l’anecdote !
 
En 1920, mon oncle Jean-Bernard (un frère de ma mère) avait 8 ans et suivait les cours de catéchisme. Au cours de l’un d’eux, s’étant notablement dissipé, le Curé GRIMAUD, de sa large main, lui appliqua une taloche mémorable !
 
Cinquante ans plus tard, mon oncle, alors Censeur du Lycée Henri IV à Paris, me disait : « A partir de ce jour-là, j’avait compris que notre existence était dictée par des droits et des devoirs dans le temporel comme dans le spirituel. »
 
La Ville d’Embrun, avec son Maire et son équipe, s’associent fortement à cet hommage rendu au Curé Jean-Elie GRIMAUD que j’ai connu, alors que j’avais 6 ans.
 
Merci à toutes et à tous.
 
                                          Jean-Louis Fournier

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