Fête de la Nativité au Laus

Publié le par AS

 


Mgr André-Mutien Léonard, évêque de Namur, préside la Messe de la Nativité, entouré
par Mgr Jean-Michel di Falco, évêque de Gap, et les prêtres du diocèse (photo Luc Meyer)


La Basilique du Sanctuaire était comble, de nombreuses personnes ayant dû suivre la célébration
à l'extérieur... (photo Luc Meyer)


Le Père Bertrand Gournay, recteur du Sanctuaire
de Notre-Dame du Laus (Photo Luc Meyer)


A la sortie de la Messe... (photo Luc Meyer)




Au cours de la journée passée au Sanctuaire de Notre-Dame du Laus, Mgr André-Mutien Léonard a répondu aux questions de la radio RCF. Voici le texte de son intervention (pour lire son homélie, cliquez ici) :

RCF : Monseigneur, vous venez de célébrer et de concélébrer avec les tous les Prêtres du Diocèse et Mgr di Falco, la célébration consacrée à la Vierge Marie. Quelle dimension cela a pour vous d’être ici au Laus ? 
Mgr Léonard : J’ai répondu bien sûr à une invitation, mais en prenant connaissance de ce qu’est le Laus et du message que Marie a donné ici, j’ai été profondément touché dans mon cœur par cet appel à rencontrer la Miséricorde de Dieu.
Je suis très heureux d’avoir pu découvrir un peu ce lieu et puis d’avoir pu rencontrer cette foule qui, aujourd’hui à cause du mauvais temps, a dû se réfugier dans l’Église ; mais il est mis là, au-dessus de l’autel « Refugium peccatorum », « Refuge des pécheurs », alors aujourd’hui, cette assemblée de pécheurs que nous étions, a trouvé vraiment refuge auprès de Marie et j’ai trouvé très très beau, ce peuple en prière.
J’ai fait aussi un rapprochement avec ce que Marie a dit dans mon Diocèse, quand elle apparut à Beauraing en 1932/1933, cette promesse formelle : « Je convertirai les pécheurs ». Je trouve qu’il y a une convergence avec ce que Marie a assuré ici que ce lieu serait à jamais un lieu de conversion pour les pécheurs.

RCF : Justement, vous avez insisté, lors de l’homélie, sur ce point précis, est-ce que l’Église  a besoin, aujourd’hui, davantage de convertir face à un monde difficile ?
Mgr Léonard : Certainement, et je me suis permis de dire familièrement que la Miséricorde de Dieu est un peu en chômage, en chômage technique que nous Lui imposons, par le fait que nous délaissons, largement en Occident, ce sacrement. C’est une ingratitude à l’égard du don de Dieu, mais c’est aussi source de tant de malaises du cœur humain qui ne peut se guérir et se transfigurer que par le pardon reçu de Dieu et par le pardon partagé aussi entre frères et sœurs.
Tout ce que l’on peut faire pastoralement, ceci est un encouragement. Tout ce qu’on peut faire pastoralement pour connaître à nouveau ce sacrement, en vivre, le pratiquer, c’est du pain béni pour le cœur humain.

D’autres messages ont été révélés un peut partout dans le monde, vous l’avez dit tout à l’heure, est-ce que tout ceci crée une force  pour le message justement de la pastorale ?
Je crois que les lieux de pèlerinage sont des lieux de ressourcement très précieux. Leur vocation n’est pas de se substituer aux paroisses qui ont toujours leur rôle, mais ce sont des lieux où on peut aller puiser une énergie nouvelle, fortifier la Foi, fortifier l’Espérance, rallumer le feu de l’Amour, et je suis heureux de voir que les paroisses utilisent cette grâce de Dieu de pèlerinage pour ressourcer la pastorale quotidienne.



Compte-rendu du Dauphiné Libéré du 9 septembre :

 

 

 

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