4.2. Elargir le champ de son engagement citoyen !

Publié le par MG

Comme le dit un slogan actuel : « Il n'y a pas de petits gestes si nous sommes 60 millions à les faire ! » L'Eglise pourrait volontiers faire sienne cette affirmation en rappelant que l'engagement citoyen ne saurait se limiter à un bulletin déposé dans une urne tous les 4 ou 5 ans?

Fort de son principe personnaliste, l'enseignement social de l'Eglise invite au contraire chacun à faire preuve de clairvoyance et de responsabilité personnelle afin de discerner les nombreux lieux possibles d'engagement citoyen au quotidien. Sans être exhaustif, on pourra suggérer notamment :

4.2.1. Le don
« Je ne puis m’en tenir à un rappel du devoir de la charité, c’est-à-dire du devoir de donner de son « superflu » et aussi parfois de son « nécessaire » pour subvenir à la vie du pauvre. » Jean-Paul II, CA 36

« Il est évident que le devoir, que l’Eglise a toujours proclamé, de venir en aide à qui se débat dans l’indigence et la misère doit être spécialement ressenti par les catholiques. Le fait d’être membres du Corps mystique du Christ est pour eux le plus noble motif. « En cela nous avons connu la charité divine, proclame l’apôtre Jean, que Jésus a donné sa vie pour nous. De même, nous devons donner notre vie pour nos frères. Celui qui posséderait les biens du monde et, voyant son frère dans le besoin, lui fermerait son cœur, comment la charité divine pourrait-elle demeurer en lui ? »  » Encyclique Mater et Magistra, Jean XXIII, 1961

4.2.2. La consommation et l'investissement responsables
L'Eglise appelle chacun à l'investissement responsable :

« Je pense au fait que même le choix d'investir en un lieu plutôt que dans un autre, dans un secteur de production plutôt qu'en un autre, est toujours un choix moral et culturel. Une fois réunies certaines conditions nécessaires dans les domaines de l'économie et de la stabilité politique, la décision d'investir, c'est-à-dire d'offrir à un peuple l'occasion de mettre en valeur son travail, est conditionnée également par une attitude de sympathie et par la confiance en la Providence qui révèlent la qualité humaine de celui qui prend la décision. » Jean-Paul II, CA 36

L'Eglise appelle également à la consommation responsable :

« Si l'on se réfère directement à ses instincts et si l'on fait abstraction d'une façon ou de l'autre de sa réalité personnelle, consciente et libre, cela peut entraîner des habitudes de consommation et des styles de vie objectivement illégitimes, et souvent préjudiciables à sa santé physique et spirituelle. Le système économique ne comporte pas dans son propre cadre des critères qui permettent de distinguer correctement les formes nouvelles et les plus élevées de satisfaction des besoins humains et les besoins nouveaux induits qui empêchent la personnalité de parvenir à sa maturité. La nécessité et l'urgence apparaissent donc d'un vaste travail éducatif et culturel qui comprenne l'éducation des consommateurs à un usage responsable de leur pouvoir de choisir, la formation d'un sens aigu des responsabilités chez les producteurs, et surtout chez les professionnels des moyens de communication sociale, sans compter l'intervention nécessaire des pouvoirs publics. » Jean-Paul II, CA 36

4.2.3. Le bénévolat auprès d'associations
« Continuent à surgir et à se répandre, en particulier dans les sociétés organisées, différentes formes de bénévolat, qui s'expriment en une multitude de services et d'oeuvres. Bien vécu dans sa vérité de service désintéressé en faveur des personnes, spécialement des plus nécessiteuses et des plus négligées par les services sociaux eux-mêmes, le bénévolat doit être considéré comme une expression importante d'apostolat où les fidèles laïcs, hommes et femmes, ont un rôle de premier plan. » Jean-Paul II, FC 41

4.2.4. Du bon usage des médias
Alors que le temps moyen passé devant la télévision est de l’ordre de 3h30 par jour en France, dès l’âge de 4 ans, l’Eglise voudrait rappeler à chacun la responsabilité qui est la sienne dans ce domaine :

« Les usagers, les jeunes tout particulièrement, doivent s’entraîner à la modération et à la discipline dans l’usage de ces moyens et chercher en outre à mieux comprendre ce qu’ils voient, entendent et lisent. Ils en discuteront, soit avec leurs éducateurs, soit avec des spécialistes en ces matières; ils apprendront ainsi à se former un jugement droit. Les parents, de leur côté, se souviendront qu’il est de leur devoir de veiller avec soin que les spectacles, les imprimés, etc. contraires à la foi ou à la morale, ne pénètrent pas dans leur foyer et que leurs enfants en soient préservés ailleurs. » Vatican II, IM 10


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