3.8.2.4. Le commerce des armes

Publié le par MG

A l’heure où des associations s’engagent en faveur de l’interdiction des bombes à sous-munitions et autres mines anti-personnelles, à l’heure où la France alimente encore aujourd’hui le commerce des armes, l’Eglise rappelle clairement qu’elle s’élève vigoureusement contre les incohérences d’un monde où cohabitent d’un côté des situations de sous-développement et de l’autre un commerce des armes florissant :

« Comment justifier le fait que d’immenses sommes d’argent qui pourraient et devraient être destinées à accroître le développement des peuples, sont au contraire utilisées pour enrichir des individus ou des groupes, ou bien consacrées à l’augmentation des arsenaux, dans les pays développés comme dans ceux qui sont en voie de développement, inversant les véritables priorités? Et cela s’aggrave encore si l’on tient compte des difficultés qui entravent souvent le transfert direct des capitaux destinés à venir en aide aux pays qui sont dans le besoin. Si «le développement est le nouveau nom de la paix», la guerre et les préparatifs militaires sont les plus grands ennemis du développement intégral des peuples. » Encyclique Sollicitudo Rei Socialis, Jean Paul II, 1987, 10

L’Eglise condamne sans hésiter le commerce des armes non régulé et a appelé très récemment à la mise en place de traité international régulant ce marché :

« Si la production des armes est un grave désordre qui règne dans le monde actuel face aux vrais besoins des hommes et à l’emploi des moyens aptes à les satisfaire, il n’en est pas autrement pour le commerce de ces armes. Et il faut ajouter qu’à propos de ce dernier le jugement moral est encore plus sévère. Il s’agit, on le sait, d’un commerce sans frontière, (…) Il sait dépasser la séparation entre l’Orient et l’Occident, et surtout celle qui oppose le Nord et le Sud, (…)  Ainsi, nous nous trouvons devant un phénomène étrange: tandis que les aides économiques et les plans de développement se heurtent à l’obstacle de barrières idéologiques insurmontables et de barrières de tarifs et de marché, les armes de quelque provenance que ce soit circulent avec une liberté quasi absolue dans les différentes parties du monde. Et personne n’ignore (…) qu’en certains cas les capitaux prêtés par le monde développé ont servi à l’achat d’armements dans le monde non développé. » Jean-Paul II, SRS  24


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le pacifique 14/04/2007 19:52

Tant que l'on n'a pas condamné et/ou mis la guerre HORS LA LOI toute discussion sur les armes,  l'activité commerciale qui leur est liée apparaît peu réaliste ou susceptible d'avoir de l'efficacité