3.8.2.3. Un appel à la mondialisation de la solidarité

Publié le par MG

La France, à part entière dans l’Europe, ne saurait renoncer à être de ces pays qui oeuvrent résolument pour une « mondialisation de la solidarité » :

« « L’Europe ne saurait se replier sur elle-même. Elle ne peut ni ne doit se désintéresser du reste du monde; elle doit au contraire garder pleine conscience que d’autres pays, d’autres continents, attendent d’elle des initiatives audacieuses, pour offrir aux peuples les plus pauvres les moyens de leur développement et de leur organisation sociale, et pour édifier un monde plus juste et plus fraternel ». Pour réaliser une telle mission de manière appropriée, il sera nécessaire « de repenser la coopération internationale en termes de nouvelle culture de solidarité. Considérée comme ferment de paix, la coopération ne peut pas se réduire à l’aide et à l’assistance, surtout quand on envisage en retour de tirer profit des ressources mises à disposition. Au contraire, elle doit exprimer un engagement concret et tangible de solidarité qui vise à faire des pauvres les acteurs de leur développement et qui permette au plus grand nombre possible de personnes d’exercer, dans les circonstances économiques et politiques concrètes dans lesquelles elles vivent, la créativité propre à la personne humaine, d’où dépend aussi la richesse des nations ». De plus, l’Europe doit prendre une part active dans la promotion et dans la mise en pratique d’une mondialisation « dans la » solidarité. Comme condition de cette dernière, il faut ajouter une sorte de mondialisation « de la » solidarité et des valeurs connexes d’équité, de justice et de liberté, dans la ferme conviction que le marché requiert d’être « dûment contrôlé par les forces sociales et par l’État, de manière à garantir la satisfaction des besoins fondamentaux de toute la société. » » Jean-Paul II, 2003, EE 111 - 112


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