« Il faut être capable de donner un visage qui parle aujourd’hui de l’Evangile »

Publié le par Charles Troesch

Mgr Albert Rouet, archevêque de Poitiers, a été accueilli à la chapelle des pénitents à Gap, dans la soirée du 6 mars, à l’invitation de Mgr Jean-Michel di Falco Leandri. La foule était au rendez-vous, certains n’ayant pas de place pour s’asseoir.

Mgr Rouet avait été invité pour partager son expérience de synode diocésain et pour présenter les fruits de celui qu’il a lancé dans son diocèse il y a plusieurs années. Selon lui, le synode a redynamisé le peuple de Dieu, il y a eu un énorme élan. Ce synode a permis aux chrétiens de mieux se connaître.

De nombreuses orientations nouvelles ont été apportées pour le diocèse , il y eu notamment un redécoupage géographique en nouveaux secteurs. Mais le point essentiel fut la création de communautés ecclésiales locales.

Ces communautés de laïcs ont la charge de l’animation de la prière sur un territoire donné, elles sont élues pour 3 ans renouvelables une fois. « Ce sont avant tout des communautés qui prient. Quatre points essentiels les composent : L’annonce de la Foi, La prière, Le service de l ’homme et la charité, les finances ».

L’Eglise est une communauté mais pour Mgr Rouet il est important de concrétiser cet esprit de communauté au niveau local. Ces communautés ont un cahier des charges précis qui rappelle qu’on est membre les uns avec les autres.

Dans l’archidiocèse de Poitiers, il y a donc actuellement 304 communautés locales. « Ces communautés agissent bien sûr avec les ministres ordonnés ». Pour Mgr Rouet, l’Eglise n’a pas besoin de curés (chargés de paroisses), mais de prêtres (chargés de communautés) : « J’ai trop de curés, pas assez de prêtres ! »

Par contre la création des communautés ne remet pas en cause la fonction du prêtre. « Nous ne nous préparons pas à une Eglise sans prêtres ! », a-t-il assuré. « Les prêtres relancent l’élan missionnaire dont nous avons tant besoin aujourd’hui ».

« Ces communautés ont relancé l’ espérance et la prière », a conclu Mgr Rouet. « L’Eglise change de visage mais continue à vivre ».

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Une visiteur des Hautes Alpes 07/03/2007 17:48

Je viens de trouver ce texte de Benoîte que nous pouvons méditer en temps d'oecuménisme. Je vous le partage  même si le lieu n'est pas le meilleur.Le texte:
Notre Dame du Laus et la Vénérable sœur Benoîte
Un jour de l’année 1668 que Benoîte se rendait au village voisin, elle rencontre des protestants, qui devaient la connaître au moins de réputation puisqu'ils lui posent une question apparemment difficile.
- Pouvons nous nous sauver dans notre religion ?
Benoîte fait une réponse certainement adroite mais évasive:
- J'en laisse le jugement à Dieu.
Benoîte est punie par Marie pour ce faux fuyant.
- Ma fille, parce que vous avez eu trop de respect humain et que avez craint de dire la vérité, vous ne me reverrez plus d'un mois.
Où est la faute ? Appartenait-il à Benoîte de juger et de condamner? Par grâce spéciale, cette ignorante est éclairée comme un docteur de l'Eglise. Il lui faut donc témoigner de la vérité qu'elle connaît Sa réticence ne procède nullement des vertus d'humilité ou de charité, mais de la crainte humaine de déplaire, ou peut-être, dans le cas présent, de se faire rudoyer. La Vierge eût aimé entendre de sa fille une réponse nette et courageuse, telle que celle-ci: il n'y a de salut pour vous que dans l'Eglise catholique.
Marie d'ailleurs a bien sujet de regretter la faute de Benoîte puisqu'elle ajoute:
- «Si vous eussiez dit que non quelques-uns d'entre eux et seraient convertis, ce qu'ils n'ont pas fait »
Benoîte apprend par cette leçon que la vérité ne peut être sacrifiée, sous un prétexte de charité. » »
[Louis Pain dans La Bergère du Laus, édition Résiac, p.89-90]