3.4.5. L'Etat a le devoir d'intervenir et protéger certains secteurs d'activités au sein du marché économique

Publié le par MG

Alors que plusieurs dossiers importants de nationalisation / privatisation en France ont occupé ou occupent le devant de la scène ces derniers temps, l'Eglise veut rappeler qu'elle se positionne clairement en faveur d'une limitation par l'Etat des mécanismes de marché qui ne peuvent à eux seuls protéger de façon satisfaisante les différents besoins de la société :

« L'Etat avait le devoir de défendre les droits fondamentaux du travail, de même, avec le nouveau capitalisme, il doit, ainsi que la société, défendre les biens collectifs qui, entre autres, constituent le cadre à l'intérieur duquel il est possible à chacun d'atteindre légitimement ses fins personnelles. On retrouve ici une nouvelle limite du marché : il y a des besoins collectifs et qualitatifs qui ne peuvent être satisfaits par ses mécanismes ; il y a des nécessités humaines importantes qui échappent à sa logique ; il y a des biens qui, en raison de leur nature, ne peuvent ni ne doivent être vendus ou achetés. Certes, les mécanismes du marché présentent des avantages solides : entre autres, ils aident à mieux utiliser les ressources ; ils favorisent les échanges de produits ; et, surtout, ils placent au centre la volonté et les préférences de la personne, qui, dans un contrat, rencontrent celles d'une autre personne. Toutefois, ils comportent le risque d'une « idolâtrie » du marché qui ignore l'existence des biens qui, par leur nature, ne sont et ne peuvent être de simples marchandises. » Jean-Paul II , CA 40


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