3.4.4. Le profit ne peut pas être le seul but de l'entreprise

Publié le par MG

Alors que l'un des critères exclusif de performance est le profit, l'Eglise veut rappeler l'insuffisance d'une telle évaluation :

« L'Eglise reconnaît le rôle pertinent du profit comme indicateur du bon fonctionnement de l'entreprise. Quand une entreprise génère du profit, cela signifie que les facteurs productifs ont été dûment utilisés et les besoins humains correspondants convenablement satisfaits. Cependant, le profit n'est pas le seul indicateur de l'état de l'entreprise. Il peut arriver que les comptes économiques soient satisfaisants et qu'en même temps les hommes qui constituent le patrimoine le plus précieux de l'entreprise soient humiliés et offensés dans leur dignité. Non seulement cela est moralement inadmissible, mais cela ne peut pas ne pas entraîner par la suite des conséquences négatives même pour l'efficacité économique de l'entreprise. En effet, le but de l'entreprise n'est pas uniquement la production du profit, mais l'existence même de l'entreprise comme communauté de personnes qui, de différentes manières, recherchent la satisfaction de leurs besoins fondamentaux et qui constituent un groupe particulier au service de la société tout entière. Le profit est un régulateur dans la vie de l'établissement mais il n'en est pas le seul ; il faut y ajouter la prise en compte d'autres facteurs humains et moraux qui, à long terme, sont au moins aussi essentiels pour la vie de l'entreprise. »



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chantal dl 21/03/2007 09:27

Tout à fait d'accord.

Pierre BIDOIRE 14/03/2007 17:31

« insuffisance » ne semble pas être le terme approprié.
Le titre et son prologue sont rédigés de telle manière que l’on peut croire que l’Eglise rejoint les idéologues démagogues qui diabolisent le profit. Il eut été préférable d’introduire que le profit de chaque entreprise est le critère indispensable de l’évaluation de sa performance auquel devra être ajoutée l’appréciation de sa dimension humaniste.
La Bourse et les commentateurs spécialisés qui, n’ayant qu’une approche purement comptable, se réfèrent exclusivement au profit des entreprises cotées non en vue d’y investir mais seulement en vue d’y réaliser des plus-values à plus ou moins long terme. Et les médias et démagogues de tout poil s’empressent de s’y référer pour fustiger l’Entreprise en général.
Or c’est tout de même l’Entreprise qui nous « fait vivre » et grâce à laquelle César peut exercer son rôle, entre autres, de défenseur des droits fondamentaux.
Enfin l’origine du vrai profit reste le Travail. Il n’est donc pas pertinent de fustiger ou même seulement dévaloriser le rôle du profit sans alors fustiger ou dévaloriser celui du Travail. Ceci paraît être bien mis en évidence par la conclusion de la parabole des talents ( Mt 25, 14-30 ).
Et il est dommage que ne soit évoqué que le petit nombre d’entreprises « voyous », donnant l’impression qu’il s’agit de toutes, alors que l’ensemble des entreprises françaises ne déméritent pas.