3.1.4. La bioéthique

Publié le par MG

 Dans le domaine bioéthique, la loi française vient d'autoriser récemment les recherches sur les cellules embryonnaires et des législations allant dans ce sens sont en passe d'être adoptées au niveau Européen. Par ailleurs, de nouvelles lois bioéthiques sont en préparation et qui seront discutées lors du prochain mandat présidentiel. L'Eglise veut ici redire son estime absolue pour l'embryon humain qui ne peut en aucun être considéré comme un matériau de recherche.

« En réalité, « dès que l'ovule est fécondé, se trouve inaugurée une vie qui n'est celle ni du père ni de la mère, mais d'un nouvel être humain qui se développe pour lui-même. Il ne sera jamais rendu humain s'il ne l'est pas dès lors. [...] L'enjeu est si important que, du point de vue de l'obligation morale, la seule probabilité de se trouver en face d'une personne suffirait à justifier la plus nette interdiction de toute intervention conduisant à supprimer l'embryon humain. Précisément pour ce motif, au-delà des débats scientifiques et même des affirmations philosophiques [...] l'Eglise a toujours enseigné, et enseigne encore [...] : L'être humain doit être respecté et traité comme une personne dès sa conception, et donc dès ce moment on doit lui reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels en premier lieu le droit inviolable de tout être humain innocent à la vie ». Jean-Paul II, EV, 60

 Si « on doit considérer comme licites les interventions sur l'embryon humain, à condition qu'elles respectent la vie et l'intégrité de l'embryon et qu'elles ne comportent pas pour lui de risques disproportionnés, mais qu'elles visent à sa guérison, à l'amélioration des conditions de santé, ou à sa survie individuelle », Jean-Paul II, EV, 74, « on doit au contraire affirmer que l'utilisation des embryons ou des foetus humains comme objets d'expérimentation constitue un crime contre leur dignité d'êtres humains, qui ont droit à un respect égal à celui dû à l'enfant déjà né et à toute personne ». De même pour ce qui est du « procédé qui exploite les embryons et les foetus humains encore vivants -  parfois « produits » précisément à cette fin par fécondation in vitro - , soit comme « matériel biologique » à utiliser, soit comme donneurs d'organes ou de tissus à transplanter pour le traitement de certaines maladies. En réalité, tuer des créatures humaines innocentes, même si c'est à l'avantage d'autres, constitue un acte absolument inacceptable. » Jean-Paul II, EV, 63

Dans le même temps, l'Eglise veut redire toute son estime pour la recherche conduite selon des normes éthiques :

« La recherche sur les cellules souches mérite d'être approuvée et encouragée lorsqu'elle conjugue heureusement le savoir scientifique, la technologie la plus avancée et l'éthique, qui postule le respect de l'être humain à tous les stades de son existence. [...] Cependant une bonne finalité ne peut jamais justifier des moyens intrinsèquement illicites. L'histoire elle-même a condamné dans le passé et condamnera dans le futur une telle science, non seulement parce qu'elle est privée de la lumière de Dieu, mais aussi parce qu'elle est privée d'humanité. » Discours de Benoît XVI, septembre 2006.



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