3.1.2. L'avortement et le respect de la vie humaine en ses commencements

Publié le par MG

Alors que la France vient de « fêter » en 2005 les 30 ans de la loi autorisant l'IVG (près de 6 millions d'IVG ayant eu lieu depuis cette date) et que de nouvelles législations ont institué en France un « délit d'entrave à l'IVG » au nom du « droit à l'IVG » pour chaque femme, l'Eglise, consciente des pressions à la fois sociales, économiques et même médicales qui s'exercent sur les femmes, veut avant tout redire sa sollicitude à l'égard de celles qui traversent cette douloureuse épreuve :

« Je voudrais adresser une pensée spéciale à vous, femmes qui avez eu recours à l'avortement. L'Eglise sait combien de conditionnements ont pu peser sur votre décision, et elle ne doute pas que, dans bien des cas, cette décision a été douloureuse, et même dramatique. Il est probable que la blessure de votre âme n'est pas encore refermée. En réalité, ce qui s'est produit a été et demeure profondément injuste. Mais ne vous laissez pas aller au découragement et ne renoncez pas à l'espérance. Sachez plutôt comprendre ce qui s'est passé et interprétez-le en vérité. Si vous ne l'avez pas encore fait, ouvrez-vous avec humilité et avec confiance au repentir: le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. Vous vous rendrez compte que rien n'est perdu et vous pourrez aussi demander pardon à votre enfant qui vit désormais dans le Seigneur. » Jean-Paul II, EV, 100

Mais dans le même temps, l'Eglise veut rappeler la valeur de toute vie humaine. L'avortement ne saurait être la véritable solution à des difficultés d'ordre socio-économiques : 

« Dieu, maître de la vie, a confié aux hommes le noble ministère de la vie, et l'homme doit s'en acquitter d'une manière digne de lui. La vie doit donc être sauvegardée avec un soin extrême dès la conception. » Vatican II, GS 51-1 

« Avec l'autorité conférée par le Christ à Pierre et à ses successeurs, en communion avec les Evêques [...], je déclare [...] qu'aucune circonstance, aucune finalité, aucune loi au monde ne pourra jamais rendre licite un acte qui est intrinsèquement illicite, parce que contraire à la Loi de Dieu, écrite dans le coeur de tout homme, discernable par la raison elle-même et proclamée par l'Eglise. » Jean-Paul II, EV, 62.



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Marsollier Joseph 20/03/2007 19:49

Monsieu l'êvequeJe vous soutient a 100 %   dans vos démarches."L'église catholique, plus particulièrement, devrait commencer par se repentir des crimes contre l'humanité qu'elle a comis au nom de Dieu."Cette phrase sité plus haut dans un commentaire est un peu absurde et non réfléchi.Avant de  dire de telles absurdités  il faudrait un peu s'instruire et ne pas confondre avec le fanatisme et ne pas généraliser des cas isolés.

PÚre Walter Covens 13/03/2007 16:25

L'Eglise catholique est la première, mais heureusement pas la seule, à monter au front pour défendre la vie des sans-défense. Quel candidat, dans la course à l'élection présidentielle, a le courage d'inscrire l'abolition de la légalisation de l'avortement comme priorité dans son programme?L'avortement est le plus grand de tous les maux, celui auquel il faudrait donc s'attaquer en premier.Mère Teresa, dans son discours de réception du Prix Nobel de la Paix, estimait, quant à elle, qu'à partir du moment où l'avortement est légalisé, il ne fallait plus s'étonner d'aucun autre crime, d'aucune autre dérive.

Henri 23/02/2007 15:23

Merci au diocèse de Gap et à son évêque de mettre à disposition de tous ceux qui le souhaitent le fruit de la réflexion de l'Eglise, répandue sur tous les continents et confrontée aux innombrables problèmes de l'humanité tout entière, sur des sujets trop négligés ou mal traités dans une campagne présidentielle terriblement nombriliste.
La compassion sans la réflexion a en effet  bien peu de chances de remédier efficacement aux maux qu'elle déplore.

Delchambre Jean 21/02/2007 07:48

Il me semble que tout le monde en Répubique a le droit de parler de politique.
La vraie question est : L\\\'Eglise y a -t-elle intéret?
Si l\\\'on considère que l\\\'un des candidat ou l\\\'une est profondément antichlérical...Peut-être?
Dans cette affaire, le mariage et donc la famille, sont remis en cause de manière ostentatoire... Une autre morale cherche ses lettres de noblesse... La tolérance peut devenir anarchie...
Certains hommes ont, de part la volonté supérieure, la necessité de se sentir protégés par l\\\'Eglise et de s\\\'en référer dans leur quotidien pour supporter les épreuves...
Face au prosélitisme de certains,  l\\\'Eglise ne peut pas laisser tomber ses frères.
Maintenant que j\\\'ai pu dire ma vérité, je vais pouvoir manger un curé ou deux  avant de voter comme il convient...
Jean.

ERIC 18/02/2007 20:44

c'est absurbe