2. Les valeurs fondatrices que l'Eglise appelle à mettre au coeur de tout projet de société

Publié le par MG

2.1. L'importance des valeurs :
Une démocratie vivante se doit d'avoir des valeurs :

« Il faut observer que, s'il n'existe aucune vérité dernière qui guide et oriente l'action politique, les idées et les convictions peuvent être facilement exploitées au profit du pouvoir. Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois, comme le montre l'histoire. » Jean-Paul II, CA 46

Les valeurs sont également la source du monde de demain :

« On peut légitimement penser que l'avenir est entre les mains de ceux qui auront su donner aux générations de demain des raisons de vivre et d'espérer. » GS 31-3

2.2. Un fondement : la personne humaine

2.2.1. L'homme, « coeur et âme de la société » : tous les hommes et chaque homme !
Au coeur de tout projet de société, l'homme doit avoir la première place : « tous les hommes et chaque homme » !

« Le caractère social de l'homme fait apparaître qu'il y a interdépendance entre l'essor de la personne et le développement de la société elle-même. En effet, la personne humaine qui, de par sa nature même, a absolument besoin d'une vie sociale, est et doit être le principe, le sujet et la fin de toutes les institutions. La vie sociale n'est donc pas pour l'homme quelque chose de surajouté: aussi c'est par l'échange avec autrui, par la réciprocité des services, par le dialogue avec ses frères que l'homme grandit selon toutes ses capacités et peut répondre à sa vocation. » Vatican II, GS 25-1

La conviction de l'Eglise est que ceci s'applique particulièrement dans le domaine de la vie économique :

« Dans la vie économico-sociale aussi, il faut honorer et promouvoir la dignité de la personne humaine, sa vocation intégrale et le bien de toute la société. C'est l'homme en effet qui est l'auteur, le centre et le but de toute la vie économico-sociale. » Vatican II, GS 63

2.2.2. Les droits humains
Dès lors, consciente de la valeur inestimable de tout homme, de toute vie humaine, l'Eglise rappelle sans ambages toutes les violations de la dignité humaine qu'elle dénonce et réprouve :

« Tout ce qui s'oppose à la vie elle-même, comme toute espèce d'homicide, le génocide, l'avortement, l'euthanasie et même le suicide délibéré : tout ce qui constitue une violation de l'intégrité de la personne humaine, comme les mutilations, la torture physique ou morale, les contraintes psychologiques; tout ce qui est offense à la dignité de l'homme, comme les conditions de vie sous-humaines, les emprisonnements arbitraires, les déportations, l'esclavage, la prostitution, le commerce des femmes et des jeunes; ou encore les conditions de travail dégradantes qui réduisent les travailleurs au rang de purs instruments de rapport, sans égard pour leur personnalité libre et responsable : toutes ces pratiques et d'autres analogues sont, en vérité, infâmes. Tandis qu'elles corrompent la civilisation, elles déshonorent ceux qui s'y livrent plus encore que ceux qui les subissent et insultent gravement à l'honneur du Créateur. » Vatican II, GS 27-3

 

 

 

 

 

 

 

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antoine 19/02/2007 21:59

Bonsoir. Après que votre blog soit passé sur les informations de FR3 nationale,je decide donc d'y faire un tour.Et combien grande fut ma surprise.Bien que la redaction du site soit d'inspiration "humaniste" (Voltaire,excusez moi pour la comparaison...) j'y decouvre de beaux commentaires où l'Homme est subordonnée a une autorité qui n'est pas de raison.donc,Pascal, ne melangez pas "citoyen" et "chretien" s'il vous plait...un citoyen est raisonné, la religion est  "au dela" de la raison....

Marie 15/02/2007 08:45

A Mme Guyot ci-dessus : les personnes qui écrivent sur ce blog s'adressent au peuple, elles ne font pas de lobbying auprès de l'Etat ou d'autres institutions politiques. Je suis catholique pratiquante et ravie de l'ouverture de ce blog. Je ne suis pas d'accord avec toutes les idées ci-dessus, je pense que l'Eglise doit pouvoir évoluer si elle veut encore exister et même se "re-développer" en France et ailleurs.

cardon 14/02/2007 23:30

si j'étais encore chrétien je dirais: ce qui est central c'est le Christ pas les valeurs
comment voulez vous fonder une valeur? encor eune fo sil me semble que vous voulez vous rendre intéressants et accessibles en noyant le poisson mais qu'en paralnt comme tous le spolitiquement corrects d ela planète vous n'apportez rien de neuf
or n'auriez vous pas
 du neuf à apporter: voila ce que je dirais: abandonnez vos folies politiques et suivez nus un Christ nu

Pascal LEFEBVRE-ALBARET 14/02/2007 22:42

Très bonne initiative que ce site et j'espère qu'il sera un lieu pour promouvoir une réflection vraiment chrétienne sur la politique avant ces élections. Justement, ce soir nous discutions avec un amis sur le sens des impôt pour un citoyen chrétien en regard des diverses promesses électorales. Je lis dans la citation de Jean-Paul 2 qu'il faut viser l'efficacité nécessaire. Nous constations amèrement que  bon nombre de citoyens quittent la France à cause de sa pression fiscale trop importante comparée à nos voisins! Alors la question posée entre nous était: faut il:1) Laisser les impôts tels que voir même les augmenter pour permettre un partage avec les plus pauvres, mais dans ce cas le risque c'est de faire fuir tous les riches et de ne plus rien avoir à partager du tout, sauf le plaisir d'avoir eu la peau des riches (haine des riches = pas chrétien).2) Baisser les impôt pour éviter la fuite des riches et même éventuellement en faire revenir certains, ce qui serait peut-être moins populaire (moins de haine des riches) mais plus efficaces car plus de riches à imposer et donc au total plus d'argent pour aider les pauvres (option préférentielle pour les pauvres).Quelqu'un connaitrait t'il l'optimum ? (l'efficacité maximum).

Pierre 14/02/2007 20:41

Je me joins au précédent remerciement. Nous avons besoin de ces éclairage. Même si la vie politique est une sphère qui n'est pas, de soi, celle de l'Eglise, l'Eglise nous aide à nous rappeler, à nous, citoyens qui sommes les acteurs naturels de cette vie politique, des conditions chrétiennes de notre engagement. On vote librement, bien sûr, on fait ses choix librement. Mais choisir, voter, ce sont nécessairement des actes moraux. Dans cette mesure ils sont objectivement soumis à des règles morales qu'on n'a pas la liberté, cette fois, d'écarter de ses choix. Merci encore de bnous le rappeler et de nous guider .