Le 14 janvier, l'évêque déménage

Publié le par AS

C'était il y a cent ans exactement, l'évêque de Gap était contraint de quitter son évêché (alors situé place Saint-Arnoux), en application de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat.

Mgr Berthet se promenant dans le jardin de la Maison épiscopale, en 1907 (Fonds Bonnabel, archives diocésaines)


C'est en décembre 1906, soit un an après le vote de la loi que, formellement, sont confisqués l'évêché et le grand séminaire. Ce dernier se trouvait rue du colonel Roux, le nom d'une rue rappelle son emplacement. Le 7 février 1907, la ville de Gap proposera de transformer l'évêché en palais de justice.

Mgr Prosper-Amable Berthet (Fonds du Saint-Coeur, archives diocésaines)


Dans un mandement de décembre 1906, Mgr Berthet explique à son clergé comment les paroisses doivent s'organiser devant la situation nouvelle. Par ce texte, il annule toutes les messes de minuit pour Noël 1906 !

Curieusement, les actes du secrétariat de l'évêché ne disent rien de ce déménagement. La biographie de Mgr Berthet, publiée lors du décès du prélat par le Bulletin de la Société d'Etudes et rédigée par Edmond Hugues, est également muette sur cet événement, pourtant majeur. L'annuaire diocésain, lui-même, n'annonce pas d'adresse nouvelle : la seule trace de la loi de séparation se trouve dans la localisation du petit séminaire : en 1907, il passe d'Embrun à Digne avant de revenir dans le diocèse en s'établissant à Serres l'année suivante.

La Maison épiscopale 100 ans après, lors d'un dîner
avec tous les prêtres du diocèse en juin dernier


C'est depuis 1907 que l'évêché se trouve au 18 boulevard du général de Gaulle, alors boulevard Lamartine.

Publié dans Actualité

Commenter cet article

eric brucker 27/01/2007 11:14

loi du silence: L\\\'histoire est toujours écrite par les vainqueurs-C\\\'est particulièrement le cas pour l\\\'histoire de France entre 1870 et 1907, période qui pourrait s\\\'intituler:"Comment les Francs-maçons ont, en moins de vingt ans, de 1873 à 1890, mis définitivement la main sur une France très majoritairement catholique et monarchique".Il est vrai que cette période est peu glorieuse pour la hiérarchie catholique qui multiplia les erreurs stratégiques -Les conséquences furent irrémédiables ...et se poursuivent encore...