Sainte Aphrodisie parmi les reliques ayant appartenu à la Congrégation du Saint-Cœur de Marie

Publié le par AS

Le fonds de la Congrégation des sœurs du Saint-Cœur de Marie est en cours de classement depuis quelques semaines aux Archives diocésaines par une stagiaire, Pauline Pouradier Duteil. Sur 6 mètres linéaires quelques chemises montrent que les sœurs possédaient des reliques, acquises au cours du XIXe siècle.

On trouve en particulier les authentiques des reliques de Sainte Claire d’Assise, de Sainte Angèle Merici, de Saint Louis de Gonzague et Sainte Marie-Madeleine, et enfin de Sainte Aphrodisie. Mais un reliquaire seulement a été conservé, celui de Saint Louis (ou Aloys) de Gonzague et de Sainte Marie-Madeleine.

'Authentique' (certificat) des reliques de sainte Aphrodisie


Très précieuses aussi pour la communauté du Saint-Cœur, plusieurs petites parcelles de voile constituent les reliques de la Révérende Mère Marie du Cœur, première supérieure du Saint-Cœur, décédée en janvier 1891.

Révérende Mère Marie du Coeur


Quant aux reliques de Sainte Aphrodisie, elles méritent un petit développement. Les religieuses du Saint-Cœur de Marie avaient obtenues du pape Pie IX de les recevoir dans leur monastère de Gap. A cette occasion, Mgr Depéry présida à la cérémonie de translation des reliques de Sainte Aphrodisie, le 5 juillet 1852, dans la chapelle de la communauté. Les reliques de la sainte romaine consistaient en un petit vase contenant du sang coagulé de la sainte, et de petites boîtes d’ossements. Ces boîtes furent scellées par l’évêque et encastrées dans une effigie en cire de la sainte, elle-même enfermée dans une châsse richement ornée. On la porta dans la chapelle en procession solennelle. La communauté du Saint-Cœur au grand complet assista à la messe qui suivi. Etaient aussi présents le père Chabrand, supérieur des chanoines de la cathédrale, les directeurs du grand séminaire, le curé de Saint-André des Cordeliers, et d’autres ecclésiastiques de la ville, ainsi que les évêques de Digne et de Nîmes présents à Gap à cette date. Une cérémonie bien grandiose pour une improbable martyre !

Mgr Jean-Irénée Depery (1844-1861)


En 1934, en effet, la supérieure du Saint-Cœur de Marie rechercha des renseignements sur le culte de cette sainte. On lui répondit de Rome que bien que les reliques envoyées à Gap aient été authentifiées au XIXe siècle, Sainte Aphrodisie ne se trouvait pas au calendrier des saints approuvés par l’Eglise. Le cas n’est pas rare s’agissant d’un corps tiré des catacombes, sous Pie IX, mais dont rien n’atteste qu’il est question d’une véritable martyre…fin d’une dévotion particulière du couvent à cette sainte ?

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