Décès de soeur Madeline Caire, au Couvent de la Providence

Publié le par AS

Sœur Madeleine Caire, originaire de Briançon, ville des Hautes Alpes, vient de nous quitter à l’âge de 89 ans. Elle est entrée chez les Soeurs de la Providence de Gap en 1942. Depuis de longs mois, à la suite de plusieurs accidents vasculaires cérébraux, elle vivait une longue passion, entourée avec beaucoup d’affection de l’équipe médicale et de ses sœurs dans le service médicalisé de la maison-mère. Nous lui dirons adieu ce vendredi à 8h00, avec toute la communauté, sa famille et ses ami(e)s de Bourgoin-Jailleu (38) où elle a tissé de nombreux liens durant plus de 40 ans.

« Combien de temps me faudra t il encore ? Combien de jours pour que les chaînes qui brisent tout élan, toute relation, se cassent et que je goûte enfin la libération et la paix ? ». Dans la douloureuse épreuve de ces longs mois, c’était Sœur Madeleine votre cri, votre appel, votre prière. Et nous avons partagé votre souffrance. Vos pleurs, vos balbutiements, notre difficulté à communiquer nous ont fait mal.

Avec votre tempérament, fougueux, actif, enjoué toujours en mouvement, il a été dur d’être paralysée par un handicap qui isole, qui prive de contact, d’expression et oblige à une lourde dépendance. Et pourtant, quand la croix crucifie, se puisent encore dans la foi au Ressuscité, du courage et des forces de vie.

Ce matin, nous voulons évoquer aussi ce bonheur qui vous habitait et vous donnait une présence fraternelle, humaine, joyeuse, dans toutes les humbles tâches quotidiennes réalisées partout où vous avez été envoyé : Nyons, Bon secours, Vallauris, Antibes, cette maison et bien sûr Bourgoin-Jailleu durant plus de 40 ans. Votre service généreux et affectueux pour les malades qui guettaient votre passage. Vous avez réconforté les souffrants et leurs familles, par vos soins, vos conseils, votre parole d’encouragement, de consolation et votre humour. L’image de la 2 CV sillonnant les rues de Bourgoin-Jailleu est encore bien vivante à tous ceux et celles qui vous ont connu et beaucoup appréciée.

Communauté, amis, nous sommes là en reconnaissance, en amitié, en espérance.

Un petit bout de femme, laborieuse, fonceuse, au sourire malicieux, une femme de Providence nous a annoncé en des mots et gestes simples et vrais une Bonne Nouvelle d’amour et de confiance. A nous de continuer sur les mêmes chemins, en fidélité à ce que nous avons reçu. Combien de temps vous faudra-t-il encore, combien d’années ? Ils sont finis les jours de la passion, Sœur Madeleine.

C’est maintenant la pure joie de contempler le Dieu qui vous a saisi.

C’est pour l’éternité le total bonheur d’aimer et d’être aimée.

Sœur Christiane
Supérieure provinciale

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