Messe de la fête du Saint-Sacrement dans le Haut-Champsaur

Publié le par AS

Mgr Jean-Michel di Falco s’est rendu à La Plaine de Chabottes, ce dimanche 29 mai, à l’occasion de la fête du Corps et du Sang du Christ. Près de 250 personnes étaient présentes dans la petite église paroissiale, dont les familles des neuf enfants qui ont communié pour la première fois. A l’issue de la cérémonie, Mgr di Falco a remis la médaille du mérite diocésain à Andrea Seinturier en présence du maire de la commune.

 

Au cours de la messe... 

 

Procession des offrandes par les enfants qui faisaient leur première communion

 

Au cours de la messe, Mgr Jean-Michel di Falco a rappelé aux enfants qui s’étaient préparés à recevoir pour la première le Corps du Christ, l’importance de venir communier avec le désir d’union au Christ. « Est-ce que mes communions de chaque dimanche sont, pour moi, une invitation à être un facteur d'unité dans ma famille et mon lieu de travail ? ». « Est-ce une corvée d'al­ler à un rendez-vous d'amour ? » a-t-il par ailleurs ajouté. « Venons, la joie dans les yeux, au rendez-vous avec le Christ et sortons de l'Église rayonnants encore de cette divine présence ! ».

 

Messe de la fête du Corps.... 

 

... et du Sang du Christ

 

A la fin de la messe, le Père Sébastien Dubois, curé du secteur inter-paroissial, a pris la parole pour demander officiellement à Mgr di Falco de bien vouloir remettre à Mademoiselle Andréa Seinturier la Médaille du Mérite Diocésain. Celle-ci, dont la surprise et l’émotion étaient grandes, s’est approchée de l’autel pour écouter l’évêque de Gap expliquer les raisons de cette décoration.

 

Mademoiselle Seinturier est née le 1er mars 1923 au Forest à côté de Saint-Léger. Avec son frère et ses quatre sœurs, elle grandit dans une famille très chrétienne. Son père a un frère prêtre et sa mère, deux sœurs religieuses. Elle devient membre de la J.A.C. et aidera de nombreuses familles rurales. Puis, sur les conseils d'une amie assistante sociale, elle choisit d'aider les prêtres. En 1956, elle part à Briançon pour soutenir une communauté de prêtres à Saint-Blaise. Elle se met au service des missionnaires de la plaine de Vendée qui disposent d'une maison. Elle s'engage également dans la vie paroissiale.

 

Le Père Sébastien Dubois et Mademoiselle Seinturier

 

En 1952, on la demande à Lyon. Elle restera huit ans au presbytère de Bron-Saint-Denis. C'est là qu'elle découvre l'A.C.G.F ainsi que l'Institut séculier des servantes du sacerdoce où elle prononcera son engagement. Fidèle à sa consécration, dans l'obéissance, elle se rend à Paris au service des prêtres âgés de la maison des Fils de la charité d’Issy-les-Moulineaux où elle passera trois ans.

 

Elle rentre dans notre diocèse de Gap en 1972, pour être au service des prêtres à Rambaud.  En 1973, on lui demande d’aller à la maison des prêtres âgés du diocèse à Clairfont où elle servira durant dix-sept ans. Personnellement,  dit le Père Joseph Aubin, j'avais affaire à elle tous les jours durant les douze an­nées où j'ai été responsable de Saint-Louis de Charance. Avec sa volonté de ne rien ou­blier dans la gestion de la maison, de ne négliger personne parmi les douze pen­sionnaires, tous différents mais chacun avec son caractère et ses habitudes, elle était toujours soucieuse pour chercher ce qu'elle pouvait faire de plus pour chacun afin que tous soient encore mieux. Son attention était per­manente.

 

Mademoiselle Seinturier écoute le discours de l'évêque

 

En novembre 1989, elle prend sa retraite et vient habiter avec sa sœur Bernadette à Saint-Léger. C'est là que je l'ai retrouvée lorsque la paroisse m'a été confiée, poursuit le Père Joseph Aubin,  toujours disponible, toujours préve­nante elle était encore et toujours là, prête à rendre les services qu'exige une paroisse. Les petites choses qui font qu'une église est ouverte, vi­vante, accueillante, fleurie, éclairée et toujours prête pour les offices, ne lui ont ja­mais échappé. Les raisons de se décourager étaient peut-être nombreuses, à cause de la fatigue et parfois aussi de la solitude dans son travail, mais jamais elle n'a failli dans son attention envers l’Eglise, envers son curé ou tout autre prêtre le rempla­çant. Tournée vers la communauté paroissiale elle n'en a pas négligé pour autant les autres personnes qu'elle pouvait aider dans le village.

 

Depuis ce temps, elle ne cesse de rendre service à la paroisse. Femme de caractère, elle est aussi une femme de prière solide: par la liturgie des heures, le rosaire quotidien et la messe le plus régulièrement possible. Ainsi, elle passe de longs moment dans l'église à prier aux intentions du village et de nos paroisses. Elle a le souci d'inviter les passants à la prière en laissant à leur disposition des revues avec des textes et méditations devant des autels bien fleuris. Chaque année, elle envoie le produit de la vente des veilleuses pour les séminaires ou les missions. Le Père Joseph Catelan, qui a également connu Mademoiselle Seinturier, vient dans une lettre confirmer tout ce qui est dit précédemment.

 

Photo des communiants à la sortie de la messe

 

Après la messe, un vin d’honneur a été servi devant la bibliothèque municipale, en présence de tous les paroissiens et du conseiller général, maire de la commune. Dans l’après-midi, Mgr Jean-Michel di Falco, accompagné du Père Sébastien Dubois, a rendu visite aux pensionnaires de la maison de repos de Bonnedonne. Il a également inauguré le nouveau bureau inter-paroissial du secteur du Haut-Champsaur.

Publié dans Actualité

Commenter cet article