Afrique du Sud : voyage au Lesotho de la famille Soubrier

Publié le par AS

Chers tous,

 

Nous voilà rentrés d’une semaine merveilleuse au Lesotho (= le « Royaume dans le ciel ») : accueil sans pareil au Foyer de Charité, par le Père Martin (jeune prêtre mosotho de notre âge venant de reprendre le Foyer) et les deux membres français de la communauté.

La communauté (deux Françaises, deux Ougandaises et quelques Basothos voisins venus pour aider) est installée en pleine campagne, sur un plateau herbeux, à 1800 m d’altitude, depuis plus de 30 ans. Gisèle et Catherine, qui sont présentes depuis environ 30 et 20 ans respectivement (ce sont, à l’heure actuelle, deux des trois derniers missionnaires blancs de tout le Lesotho, les autres ayant été progressivement remerciés car on ne veut plus de l’aide des blancs, même des missionnaires qui ont tant donné au pays), ont participé à la construction de ce havre de paix, ainsi que du dispensaire et de l’école mitoyenne qui permettent aujourd’hui aux jeunes du village d’espérer un avenir meilleur.

Notre semaine a été ponctuée de visites, de temps de prières et de longues soirées à écouter les histoires passionnantes des membres (l’agression des membres par des Basothos en 96, laissant l’un d’entre eux quasiment mort ; l’évolution politique et religieuse d’un royaume catholique passé d’une situation stable à l’arrivée du Sida, du vol, etc ; l’histoire des groupes de jeunes qui doivent passer des épreuves terribles pour « devenir des hommes », très souvent contre l’avis des parents, ces épreuves amenant parfois à la mort…).

Nous avons eu la chance d’avoir Ntate (père) Martin avec nous toute la semaine, qui nous a servi de guide jusque sur la seule et unique piste de ski d’Afrique à 3200 mètres d’altitude (je précise « sur neige », car à Johannesbourg, nous avons une piste de ski … sur sable) ! Nous nous sommes également rendus en pèlerinage sur le premier lieu de mission catholique de toute l’Afrique australe, créé au 19ème par un Français, le Père Joseph Gérard. Très émouvant !

Les balades dans le village où se trouve le Foyer nous ont également fait beaucoup de bien (ça nous a changé de l’Afrique du Sud « blindée » pour des raisons de sécurité !) : pouvoir aller à la rencontre des gens, parler avec eux librement, jouer au foot avec les jeunes, etc. François s’est même fait des amis bergers (d’environ 10 ans) qui l’ont emmené faire un tour en bélier et un tour en âne ! Ils revenaient tous les jours au Foyer pour prendre des nouvelles de François, c’était vraiment touchant ! Nous avons été impressionnés par la résistance de ces habitants qui se promènent en bras de chemise à 0°C, ou avec une simple couverture et un bonnet (la tenue traditionnelle), se déplacent à pied ou à dos d’âne, font tirer leurs charrettes par leurs vaches, cultivent à la main leurs lopins de terre, vivent sans eau courante ni électricité (le Foyer lui-même ne dispose de l’électricité que depuis un an, et encore avec des coupures régulières)...

Cette semaine a également été l’occasion de retrouver les deux volontaires FIDESCO du Kwazulu Natal (l’autre couple n’avait malheureusement pas pu venir), et un jeune prêtre du diocèse de Grenoble, ancien volontaire FIDESCO en Afrique du Sud.

Nous voici maintenant de retour à Pretoria, où nous avons repris le travail pour nous, et l’école pour les enfants.

Une nouvelle étape dans notre mission est franchie puisque le Secrétaire général de la Conférence m’a donné son accord pour avoir un jour de libre par semaine pour une action plus « humanitaire ». Cela va nous permettre de sortir davantage du bureau et d’aller donner un coup de main dans un orphelinat ou un hospice, le lieu est encore à décider. Enfin, ils nous ont demandé, avec Claire-Emmanuelle, de participer à la prochaine assemblée plénière des évêques qui aura lieu dans une semaine en région zouloue, pas très loin de Durban, sur la côte Est.

François et Maximilien grandissent bien. La semaine dernière, ils ont bien profité des volontaires et membres du Foyer, parlant avec une grande facilité anglais, français ou même Sesotho (c’est la même langue que les enfants de leur école). Il y a vraiment eu un déclic pour François qui maintenant forme des phrases bien construites en anglais ! Quant à Maximilien, il danse comme un vrai africain dès qu’il entend de la musique et en redemande souvent !

Nous pensons souvent à vous tous en et vous souhaitons un bel été.

Famille Soubrier


 
A 3200 mètres d'altitude !

 
Admirez la sieste dans la brouette 

 
Au cours d'une visite au village du Foyer 

 
Coucher de soleil derrière les barbelés du Foyer 

 
Cours d'informatique pour les membres du Foyer 

 
Des enfants du village du Foyer 

 
L'entrée du Foyer 

 
Les volontaires Fidesco avec Ntate Martin 

 
Montagne ayant inspiré la chapeau traditionnel sotho 

 
Coucher de soleil

 
Toute l'équipe des retraitants

 
Vue depuis le village du Foyer

 
Tout le monde participe aux travaux de la maison

 
Un berger vivant à 3000 mètres d'altitude


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