Séminaire des responsables de journaux paroissiaux au Laus

Publié le par AS

Près de 70 journalistes venus de toute la France sont réunis ces jours-ci au Sanctuaire de Notre-Dame du Laus à l'invitation du groupe Bayard. Ces journalistes travaillent pour des bulletins diocésains ou paroissiaux, pour la communication d'un diocèse, pour des associations de presse catholique locale... L'objectif de cette 12ème rencontre nationale annuelle est de réfléchir à la teneur des convictions de chacun, sur le terrain, et de voir comment la presse catholique locale peut relever un certain nombre de défis posés par l'Eglise et la société actuelles.

Au cours d'une pause...

...et des travaux de groupes


Sous un beau soleil, surplombant la vallée fleurie de l'Avance, ces responsables de médias catholiques ne sont malheureusement pas là pour se détendre ! Armés de leurs ordinateurs portables, de leurs caméras, de leurs micros ou d'un simple stylo, ils écoutent Mgr Jean-Michel di Falco leur parler de la communication. « J'aimerais que notre échange se déroule à partir d'un postulat qui peut paraître une évidence mais qu'il me semble nécessaire de rappeler : 'l'Eglise est communication' », annonce-t-il dès le début de la conférence d'ouverture du séminaire. «  La communication est l'être de l'Eglise, elle fait partie de son essence. L'Eglise est communion, et ne pas viser cet objectif, c'est pervertir la communication  ! » Le ton de la rencontre est donné.

Au cours de son intervention, l'évêque de Gap et président du Conseil pour la Communication de la Conférence des Evêques de France a particulièrement insisté sur le fait que « l'Eglise ne peut être tournée vers elle-même ». « Une Eglise 'forteresse' toujours sur la défensive serait infidèle au Christ, a-t-il expliqué. Le pape Jean-Paul II parlait de maison de verre  : prendre le risque d'une présence dans les médias c'est connaître les règles de la communication moderne qui suppose des compromis et qui suppose aussi que l'on sache et admette que l'Eglise sera traitée comme n'importe quelle autre institution ».

Mgr di Falco au cours de son intervention

Une assemblée studieuse !


Pour Mgr di Falco il est donc important que chaque journaliste se tourne vers le Christ , « maître en pédagogie et en communication ». « Le début de la vie du Christ est loin des bavardages et de la lumière des projecteurs. Elle commence, sa vie, dans le silence de la prière, de l'apprentissage, de l'écoute et dans l'ombre de la discrétion. Le Christ vit au milieu de son peuple, adoptant la façon de s'exprimer et de penser conforme à son pays et à sa condition ». C'est ainsi que les missionnaires, avant de communiquer, apprennent la langue du pays et s'imprègnent de sa culture.

 
Pause détente...

 
...avec vue sur la vallée


Conscient toutefois des difficultés à communiquer le message de l'Eglise dans un monde qui semble en contradiction, l'évêque de Gap a regretté « le silence abyssal face au clonage de la pensée unique ». Pour cela, il a invité les médias catholiques à être attentifs à promouvoir une communication qui se base sur le respect de la dignité humaine, sur sa capacité à répondre aux grandes questions de notre temps, sur son attention aux problèmes de justice et de paix. « Il s'agit d?être les portes parole des chrétiens de nos paroisses, de nos diocèses, dont on n'entend jamais parler mais qui souvent agissent plus que ceux qui font la une des journaux généralistes ! »


En conclusion, Mgr Jean-Michel di Falco a repris une expression qu'il avait déjà utilisée il y a une quinzaine d'années, affirmant que « les cathédrales du 21e siècle seraient médiatiques ». « Aujourd'hui, je persiste et je signe », a-t-il déclaré. « Il est tout aussi important aujourd'hui de créer un média, tel qu'une radio ou une chaîne de télévision, que de construire une Eglise. Il ne s'agit pas de relever un défi, mais d'accomplir un devoir ».

Une fois par an depuis 1995, Bayard Service invite une cinquantaine de personnes venant de toutes les régions de France, responsables de communication , responsables d'associations régionales ou diocésaines de journaux paroissiaux à un temps de rencontre, de partage des expériences vécues, d?information sur les projets en cours, de validation de la conduite à tenir pour mieux servir la communication des communautés locales chrétiennes.

Michèle Baudoin, déléguée épiscopale à l'information pour le diocèse de Gap, participe également à la session

 


Ces personnes représentent un tirage annuel de 21 millions de journaux paroissiaux, dont 85% sont distribués dans toutes les boîtes aux lettres. Ce tirage représente plus de 700 journaux, paraissant en moyenne 5 fois par an, soit plus de 40 000 pages locales rédigées chaque année. En 2005, ce séminaire s'était déroulé à Merville, dans le Nord de la France , sur le thème « Un souffle nouveau pour la mission : le journal paroissial, chance pour l'évangélisation ».


Pour lire le communiqué publié par les participants, cliquez ici.

 

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