La jeune bergère française Benoîte Rencurel sur la voie de la béatification

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

 

La demande de béatification de Benoîte Rencurel, la bergère du Laus, est soutenue, auprès du Vatican, par Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d’Embrun, et le Père Bertrand Gournay, Recteur du Sanctuaire, avec l’appui de Mgr René Combal. Un pas significatif vient d’être franchi concernant cette demande.

Ce 3 avril, à la Cité du Vatican, le Saint-Père, à la suite de l'audience qu’il a accordée au Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, a ordonné la promulgation d’un décret de reconnaissance des « vertus héroïques » de divers chrétiens. Parmi eux, dans cette promulgation, Benoît XVI fait mention de « Benoîte Rencurel, tertiaire française (1647-1718) ».

 

Benoîte avait déjà été reconnue « vénérable ». A partir de là, Benoîte a pu être appelée « servante de Dieu ». Quand l’Eglise reconnaît les « vertus héroïques » d’un « serviteur ou d’une servante de Dieu », cela signifie que cet homme ou cette femme  ont vécu en leur temps un témoignage de foi, d’amour de Dieu et du prochain, particulièrement rayonnant, significatif et exemplaire pour le Peuple de Dieu aujourd’hui.

 

En même temps que pour Benoîte Rencurel, Benoît XVI a reconnu les « vertus héroïques » d’une autre française, quasi contemporaine de Benoîte, sœur Marie de La Ferre, religieuse française (1590-1652), ainsi que d’un laïc italien Giacomo Gaglione (1896-1962), de plusieurs religieuses : Teresa de la Cruz (Candamo Alvarez Calderón), religieuse péruvienne (1875-1953), de María Inés Teresa del santisimo Sacramenta (Arias Espinosa), religieuse mexicaine (1904-1981), de Teresina del Niño Jesús (Pérez de Iriate Casado), religieuse espagnole (1904-1954), de Dulce Lopes Pontes, religieuse brésilienne (1914-1992), d’un religieux italien Innocenzo da Caltagirone (1589-1655, au siècle Giuseppe Marcinnò), d’un prêtre allemand, Johannes Evangelist Wagner (1807-1886), et d’un évêque autrichien, Mgr Franz Joseph Rudigier (1811-1884).

Par ailleurs, en même temps, Benoît XVI a reconnu l’authenticité d’un miracle attribué à l'intercession de la servante de Dieu Maria Pierina De Micheli, religieuse italienne des Filles de l'Immaculée (1890-1945).

Dans cette nomination pontificale du 3 avril, la bergère du Sanctuaire de Notre-Dame du Laus se trouve ainsi entourée de témoins de Dieu de diverses époques, du XVIe au XXe siècle, et de deux continents, de l’Europe à l’Amérique Latine. Avec Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, les responsables du Sanctuaire de Notre-Dame du Laus et les diocésains se réjouissent beaucoup de cette décision qui fait événement. Cette décision contribue fortement, en effet, à l’avancée vers une possible béatification.




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