Mardi, 1ère semaine de Carême : Le modèle de toute prière

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

Priez ainsi... - Mt 6, 9-15

Vous donc priez ainsi : Notre Père qui es aux Cieux ; que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel ; donne-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour ; pardonne nous offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal. Si donc vous pardonnez aux hommes leurs torts, votre Père des Cieux vous pardonnera à vous aussi. Mais si vous ne pardonnez pas les offenses que l’on vous fait, votre Père non plus ne vous pardonnera pas. 

 


Le modèle de toute prière


Un couple s’aime. Chacun des deux croit tendrement en l’autre. Imaginez qu’ils ne s’adressent la parole que pour les choses de la vie courante. Aussi invraisemblable, nombre de chrétiens qui croient en Dieu et disent l’aimer, ne prient pratiquement jamais d’une manière personnelle, sinon pour réciter le Notre Père comme une formule.

 

Aimer s’exprime par la parole. Dieu a révélé son amour en se faisant parole. Son Fils, Jésus-Christ, le Verbe fait chair, exprime ce lien indescriptible entre le corps et l’âme. La prière manifeste ce dialogue possible entre Dieu et l’homme. Prier, c’est s’entretenir avec Dieu. Tenir à Lui par « cette attache d’amour » selon la belle expression du prophète Osée. Ne pas prier, c’est le tenir à l’écart. Jésus s’est présenté comme « doux et humble de cœur ». Le secret du bonheur qu’il nous livre dans les Béatitudes, c’est précisément « la pureté de cœur ». Prier, c’est être purement et simplement cordial avec Dieu.

Reste à trouver les mots. Attention de ne pas faire de notre prière une parole qui ne soit que parlotte. Ne pas faire des prières pieuses qui ne soient que paroles creuses. Certes, nous ne savons pas prier. Le Notre Père demeure le modèle par excellence. Il y a beaucoup de demeures dans la Maison du Père. Il y a aussi beaucoup de chemins de prière pour y parvenir. D’abord, consacrer du temps à Dieu. Pour l’homme, c’est un des biens les plus précieux. Il passe et nous n’avons jamais le temps. Prier, c’est faire acte de ce don du temps, nous prédisposer par le fait même à l’éternité. Prier, c’est exprimer ce désir d’éternité enfoui en nous et que le silence fait émerger. Silence de contemplation où l’on parle sans mots quand, par exemple, au bord de la mer, on se laisse envahir par l’horizon. Dieu n’est-il pas à l’horizon de nos vies ? La prière, c’est naviguer avec Dieu pour atteindre ce grand large.

Père Pierre Talec, 64 regards sur Jésus, Editions Salvator, 2005, 17 €, ISBN 2-7067-0415-2

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THOMAS Odile 03/03/2009 09:11

C'est vrai qu'il n'y a pas que les mots ! Un jour, e suis allée au sanctuaire d'Ars et là, impossible d'aligner 2 mots de prière dans ma tête ! J'ai pensé alors que c'était ma présence, tout simplement, qui était prière Amicalement