Mercredi des Cendres. A partir d'aujourd'hui : préparation à Pâques !

Publié le par Diocèse de Gap et d'Embrun

Pendant le Carême, du 25 février au 11 avril, les catholiques se prépareront à la fête de Pâques.


Le carême est le temps qui prépare à la fête de Pâques. Il recouvre les quarante jours (sans compter les dimanches) qui précèdent le dimanche de Pâques, célébration de la résurrection du Christ, cœur de la foi chrétienne.

Ce temps commence avec le Mercredi des cendres (le 25 février cette année) dont la signification majeure est l’appel à la conversion personnelle et à la mobilisation spirituelle des communautés chrétiennes. En ce premier jour du carême, les fidèles sont invités à participer à la messe, au cours de laquelle  le prêtre marque leur front de cendres en disant : « Convertissez-vous et croyez à l’Évangile » ou « Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière ». Si les cendres symbolisent la fragilité humaine, elles sont aussi le signe de l’espérance en la miséricorde de Dieu.

Le premier sens du carême est le renouvellement intérieur en vue des célébrations pascales. L’Eglise propose de vivre ce temps dans la prière, le partage et le jeûne. [Le jeûne consiste à se priver de nourriture suivant l’âge et les forces du fidèle].

Alors qu’il avait insisté sur la dimension du partage pendant le carême 2008, le pape Benoît XVI centre cette année son propos sur le jeûne : « Se priver de nourriture matérielle qui alimente le corps facilite la disposition intérieure à l’écoute du Christ et à se nourrir de sa parole de salut […] Le jeûne a comme ultime finalité d’aider chacun d’entre nous à faire un don total de soi à Dieu […] En même temps, le jeûne nous aide à prendre conscience de la situation dans laquelle vivent tant de nos frères ».

C’est pourquoi le Saint-Père « encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le carême la pratique du jeûne personnel et communautaire, en cultivant aussi l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et l’aumône ».

 
Les multiples initiatives et propositions pour le carême 2009
sont disponibles en ligne sur
www.eglise.catholique.fr

 

Les horaires des messes du Mercredi des Cendres
dans les paroisses, abbayes et monastères de France
sont indiqués sur le serveur vocal Messesinfo
joignable au 0 892 25 12 12 begin_of_the_skype_highlighting            0 892 25 12 12      end_of_the_skype_highlighting
ou sur
www.messesinfo.cef.fr

 


                                                         Communiqué de presse de la Conférence des évêques de France.

 


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 Message de Sa Sainteté
Benoît XVI
pour le Carême 2009

« Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim » (Mt 4, 1-2)

 


Chers frères et sœurs !


Au commencement du Carême, qui constitue un chemin d’entraînement spirituel intense, la Liturgie nous propose à nouveau trois pratiques pénitentielles très chères à la tradition biblique et chrétienne – la prière, l’aumône et le jeûne – pour nous préparer à mieux célébrer la Pâque et faire ainsi l’expérience de la puissance de Dieu qui, comme nous l’entendrons au cours de la Veillée Pascale, « triomphe du mal, lave nos fautes, redonne l’innocence aux pécheurs, la joie aux affligés, dissipe la haine, nous apporte la paix et humilie l’orgueil du monde » (Annonce de la Pâque). En ce traditionnel Message du Carême, je souhaite cette année me pencher plus particulièrement sur la valeur et le sens du c. Le Carême en effet nous rappelle les quarante jours de jeûne vécus par le Seigneur dans le désert, avant le commencement de sa mission publique. Nous lisons dans l’Evangile : « Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le démon. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il eut faim » (Mt 4,1-2). Comme Moïse avant de recevoir les Tables de la Loi, (cf. Ex 34,28), comme Élie avant de rencontrer le Seigneur sur le mont Horeb (cf. 1 R 19,8), de même Jésus, en priant et en jeûnant, se prépare à sa mission, dont le début fut marqué par une dure confrontation avec le tentateur.


Nous pouvons nous demander quelle valeur et quel sens peuvent avoir pour nous, chrétiens, le fait de se priver de quelque chose qui serait bon en soi et utile pour notre subsistance. Les Saintes Écritures et toute la tradition chrétienne enseignent que le jeûne est d’un grand secours pour éviter le péché et tout ce qui conduit à lui. C’est pourquoi, dans l’histoire du salut, l’invitation à jeûner revient régulièrement. Déjà dans les premières pages de la Sainte Écriture, le Seigneur commande à l’homme de s’abstenir de manger du fruit défendu : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin, mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu ne mangera pas, car le jour où tu en mangeras, certainement tu mourras. » (Gn 2,16-17). En commentant l’injonction divine, saint Basile observe que « le jeûne a été prescrit dans le paradis terrestre », et « ce premier précepte été donné à Adam ». Il conclut ainsi : « Cette défense – 'tu ne mangeras pas' – est une loi de jeûne et d’abstinence » (cf. Homélie sur le jeûne : PG 31, 163, 98). Parce que tous nous sommes appesantis par le péché et ses conséquences, le jeûne nous est offert comme un moyen pour renouer notre amitié avec le Seigneur. C’est ce que fit Esdras avant le voyage du retour de l’exil en Terre promise, quand il invita le peuple réuni à jeûner « pour s’humilier – dit-il – devant notre Dieu » (8,21). Le Tout Puissant écouta leur prière et les assura de sa faveur et de sa protection. Les habitants de Ninive en firent autant quand, sensibles à l’appel de Jonas à la repentance, ils proclamèrent, comme témoignage de leur sincérité, un jeûne en disant: « Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s’il ne reviendra pas de l’ardeur de sa colère, en sorte que nous ne périssions point ? » (3,9). Là encore, Dieu vit leurs œuvres et les épargna.


Dans le Nouveau Testament, Jésus met en lumière la raison profonde du jeûne en stigmatisant l’attitude des pharisiens qui observaient avec scrupule les prescriptions imposées par la loi, alors que leurs cœurs étaient loin de Dieu. Le vrai jeûne, redit encore en d’autre lieux le divin Maître, consiste plutôt à faire la volonté du Père céleste, lequel « voit dans le secret et te récompensera » (Mt 6,18). Lui-même en donne l’exemple en répondant à Satan, au terme des quarante jours passés dans le désert : « Ce n’est pas de pain seul que vivra l’homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4,4). Le vrai jeûne a donc pour but de manger « la vraie nourriture », qui consiste à faire la volonté du Père (cf. Jn 4,34). Si donc Adam désobéit à l’ordre du Seigneur « de ne pas manger du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal », le croyant entend par le jeûne se soumettre à Dieu avec humilité, en se confiant à sa bonté et à sa miséricorde. La pratique du jeûne est très présente dans la première communauté chrétienne (cf. Act 13,3; 14,22; 27,21; 2 Cor 6,5). Les Pères de l’Église aussi parlent de la force du jeûne, capable de mettre un frein au péché, de réprimer les désirs du « vieil homme », et d’ouvrir dans le cœur du croyant le chemin vers Dieu. Le jeûne est en outre une pratique récurrente des saints, qui le recommandent. Saint Pierre Chrysologue écrit : « Le jeûne est l’âme de la prière, la miséricorde est la vie du jeûne. Donc, celui qui prie doit jeûner ; celui qui jeûne doit avoir pitié ; qu’il écoute l’homme qui demande, et qui en demandant souhaite être écouté ; il se fait entendre de Dieu, celui qui ne refuse pas d’entendre lorsqu’on le supplie » (Sermo 43: PL 52, 320. 332).


De nos jours, la pratique du jeûne semble avoir perdu un peu de sa valeur spirituelle et, dans une culture marquée par la recherche du bien-être matériel, elle a plutôt pris la valeur d’une pratique thérapeutique pour le soin du corps. Le jeûne est sans nul doute utile au bien-être physique, mais pour les croyants, il est en premier lieu une « thérapie » pour soigner tout ce qui les empêche de se conformer à la volonté de Dieu. Dans la Constitution apostolique Pænitemini de 1966, le Serviteur de Dieu Paul VI reconnaissait la nécessité de remettre le jeûne dans le contexte de l’appel de tout chrétien à « ne plus vivre pour soi-même, mais pour Celui qui l’a aimé et s’est donné pour lui, et… aussi à vivre pour ses frères » (cf. Ch. I). Ce Carême pourrait être l’occasion de reprendre les normes contenues dans cette Constitution apostolique, et de remettre en valeur la signification authentique et permanente de l’antique pratique pénitentielle, capable de nous aider à mortifier notre égoïsme et à ouvrir nos cœurs à l’amour de Dieu et du prochain, premier et suprême commandement de la Loi nouvelle et résumé de tout l’Évangile (cf. Mt 22,34-40).


La pratique fidèle du jeûne contribue en outre à l’unification de la personne humaine, corps et âme, en l’aidant à éviter le péché et à croître dans l’intimité du Seigneur. Saint Augustin qui connaissait bien ses inclinations négatives et les définissait comme « des nœuds tortueux et emmêlés » (Confessions, II, 10.18), écrivait dans son traité sur L’utilité du jeûne : « Je m’afflige certes un supplice, mais pour qu’Il me pardonne ; je me châtie de moi-même pour qu’Il m’aide, pour plaire à ses yeux, pour arriver à la délectation de sa douceur » (Sermon 400, 3, 3: PL 40, 708). Se priver de nourriture matérielle qui alimente le corps facilite la disposition intérieur à l’écoute du Christ et à se nourrir de sa parole de salut. Avec le jeûne et la prière, nous Lui permettons de venir rassasier une faim plus profonde que nous expérimentons au plus intime de nous : la faim et la soif de Dieu.


En même temps, le jeûne nous aide à prendre conscience de la situation dans laquelle vivent tant de nos frères. Dans sa Première Lettre, saint Jean met en garde : « Si quelqu’un possède des richesses de ce monde et, voyant son frère dans la nécessité, lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeurerait-il en lui ? » (3,17). Jeûner volontairement nous aide à suivre l’exemple du Bon Samaritain, qui se penche et va au secours du frère qui souffre (cf. Deus caritas est, 15). En choisissant librement de se priver de quelque chose pour aider les autres, nous montrons de manière concrète que le prochain en difficulté ne nous est pas étranger. C’est précisément pour maintenir vivante cette attitude d’accueil et d’attention à l’égard de nos frères que j’encourage les paroisses et toutes les communautés à intensifier pendant le Carême la pratique du jeûne personnel et communautaire, en cultivant aussi l’écoute de la Parole de Dieu, la prière et l’aumône. Ceci a été, dès le début, une caractéristique de la vie des communautés chrétiennes où se faisaient des collectes spéciales (cf. 2 Cor 8-9; Rm 15, 25-27), tandis que les fidèles étaient invités à donner aux pauvres ce qui, grâce au jeûne, avait été mis à part (cf. Didascalie Ap., V, 20,18). Même aujourd’hui, une telle pratique doit être redécouverte et encouragée, surtout pendant le temps liturgique du Carême.


Il ressort clairement de tout ce que je viens de dire, que le jeûne représente une pratique ascétique importante, une arme spirituelle pour lutter contre tous les attachements désordonnés. Se priver volontairement du plaisir de la nourriture et d’autres biens matériels, aide le disciple du Christ à contrôler les appétits de sa nature affaiblie par la faute originelle, et dont les effets négatifs investissent entièrement la personne humaine. Une hymne antique de la liturgie du Carême exhorte avec pertinence : « Utamur ergo parcius, / verbis, cibis et potibus, / somno, iocis et arctius / perstemus in custodia – Nous utilisons plus sobrement les paroles, les nourritures, les boissons, le sommeil et les jeux, et avec plus d’attention, nous demeurons vigilants ».


Chers frères et sœurs, à bien regarder, le jeûne a comme ultime finalité d’aider chacun d’entre nous, comme l’écrivait le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, à faire un don total de soi à Dieu (cf. Veritatis splendor, 21). Que le Carême soit donc mis en valeur dans toutes les familles et dans toutes les communautés chrétiennes, pour éloigner de tout ce qui distrait l’esprit et intensifier ce qui nourrit l’âme en l’ouvrant à l’amour de Dieu et du prochain. Je pense en particulier à un plus grand engagement dans la prière, la lectio divina, le recours au Sacrement de la Réconciliation et dans la participation active à l’Eucharistie, par dessus tout à la Messe dominicale. Avec cette disposition intérieure, nous entrons dans le climat de pénitence propre au Carême. Que la Bienheureuse Vierge Marie, Causa nostrae laetitiae, nous accompagne et nous soutienne dans nos efforts pour libérer notre cœur de l’esclavage du péché et pour en faire toujours plus un « tabernacle vivant de Dieu ». En formulant ce souhait et en assurant de ma prière tous les croyants et chaque communauté ecclésiale afin que tous suivent avec profit l’itinéraire du Carême, j’accorde à tous et de tout cœur la Bénédiction Apostolique.


Du Vatican, le 11 décembre 2008

 

BENEDICTUS PP. XVI


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Pour nourrir la méditation et la prière, pendant tout le Carême le blog du diocèse de Gap et d'Embrun publiera l'évangile du jour accompagné d'un court commentaire du Père Pierre Talec, extrait de son livre 64 regards sur Jésus.

Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu (Mt 6, 1-18)

 

Prenez garde de pratiquer notre religion pour vous faire remarquer. Dans ce cas, vous n’auriez pas de récompense auprès de entre Père des Cieux. Quand donc tu fais l’aumône, ne le claironne pas sur les toits, comme font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues pour être glorifiés par les hommes. En vérité, je vous le dis : ils ont reçu leur récompense. Quant à toi, lorsque tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que fait la droite, de sorte que ton aumône reste dans le secret. Ton Père qui voit dans le secret, te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites qui aiment faire leurs prières debout dans les synagogues et les carrefours afin d'être bien en vue des hommes.

En vérité je vous le dis : ils ont reçu leur récompense. Quant à toi, quand tu as l'intention de prier, entre dans ta chambre, ferme la porte à clé. Ton Père qui est là dans le secret, lui, voit dans l'intime de ton être, il te le rendra. Quand vous priez, ne rabâchez pas comme font les païens qui, à force de répéter les paroles pensent qu'ils seront exaucés.

Ne les imitez pas. Votre Père sait ce dont vous avez besoin avant même que vous le lui demandiez. Quand vous jeûnez, ne prenez pas une tète d’enterrement comme font les hypocrites : ils ont la mine déconfite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. En vérité, je vous le dis : ils ont reçu leur récompense. Quant à toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage afin de ne pas faire voir aux hommes que tu jeûnes mais seulement à ton Père qui est dans le secret. Lui, voit dans le secret, il te le revaudra.


La Route vers Pâques

 

Prenez bien votre virage... Changez de direction par rapport aux habitudes qui vous engluent. Tendances de laisser-aller ; petites impatiences et ces mots d'oiseaux qu'on lance à son prochain... Prenez tout droit la route du Carême qui mène vers Pâques. Pour cela, défaites-vous des gros bagages qui vous empêchent de prendre une bonne allure évangélique : le poids qu'exerce sur vous l'argent, l'attachement à vos biens qui vous désapproprie du meilleur de vous ­même et vous rend sourd aux appels de l'évangile. La route à grande circulation de l'évangile s'ouvre maintenant devant vous, à trois voies : aumône-prière-jeûne. Un mot les récapitule : faire le vide. Expurger ce qui, en nous, épaissit la vie de l'esprit.

 

- Aumône. Vider un peu son porte-monnaie mais surtout, purifier ce qui engorge nos vies.

- Prière. Vider les placards des soucis qui les encombrent et qui nous enlèvent le goût de donner du temps à Dieu.

- Jeûne. Vider nos cœurs de l'attrait des nourritures terrestres qui alourdissent notre âme pour laisser creuser en nous la faim de Dieu.

 

Tant de sollicitations et d'inquiétudes brûlent nos vies. Nous virevoltons comme des papillons de nuit. Vous les voyez, les soirs d'été, se briser les ailes sur les vitres éclairées de nos maisons et tomber en cendres. Vous connaissez une des formules que le prêtre prononce en vous imposant, plutôt en vous proposant les cendres : convertissez-vous, croyez à l'évangile. Bien sûr que vous y croyez. Mais n'est-ce pas une simple croyance devenue théorique ? Le Carême nous appelle à renaître de nos cendres et déjà, par avance, elles annoncent le feu nouveau de la vigile pascale, l'embrasement de nos vies par les forces de Résurrection. Quel signe de Résurrection allez-vous vous donner ? Quel contenu allez-vous mettre au mot « conversion » ? Se convertir, c'est plus simple qu’on ne le pense : se tourner autrement dans l'existence, se laisser retourner par l'évangile. Mais voulez-vous vraiment vous mettre en état, en action de changer quelque chose à votre vie ? Alors, le Carême, c’est pour vois. Parce qu’aux yeux de Dieu, vous le valez bien.


Père Pierre Talec, 64 regards sur Jésus, Editions Salvator.



Publié dans Actualité

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LESBATS Sr Jeanne-Françoise 25/02/2009 13:21

Merci P.di Falco, je suis vraiment très heureuse de trouver une "nourriture solide" sur votre blog. Je n'ai pas tout lu aujourd'hui bien sûr mais je suis très intéressée , merci!Soyez assurée de ma communion dans la prère.Sr Jeanne-FrançoiseBravo à l'auteur du Blog il est bien documenté et esthétique.