Cannes, Aix et Lagrand : des rencontres variées et enrichissantes

Publié le par AS

De retour de Cannes après « l’affaire Da Vinci Code », Mgr Jean-Michel di Falco Léandri s’est rendu au collège du Sacré-Cœur d’Aix-en-Provence, le 19 mai dernier, puis dans le village de Lagrand, au sud du diocèse de Gap.

Pendant les deux jours passés au Festival du film à Cannes, l’évêque de Gap et président du Conseil pour la communication a pu répondre aux nombreuses demandes des journalistes présents afin de donner sa position face à un film dont on craignait une polémique importante vis-à-vis de l’Eglise.

Au cours d'une interview avec LCI...

... et avec ARD, la première chaîne de télévision allemande


Finalement, étant donné le caractère « rocambolesque et ennuyeux » de ce film sifflé par la critique, l’abcès s’est crevé de lui-même. Pour Mgr di Falco, « le film est raté quant à la thèse qu’il prétend défendre ». « Quand les ficelles sont trop grosses le discours n’est pas crédible », a-t-il déclaré devant les journalistes lors d’une conférence de presse.

Mgr di Falco entouré de Tom Hanks et de Tarek Ben Ammar (distributeur du film "La Passion du Christ")

Le jury oecuménique du Festival de Cannes



Mgr di Falco et Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture


Dès le vendredi matin, l’évêque de Gap était invité par le collège du Sacré-Cœur d’Aix-en-Provence pour y rencontrer plus de 250 jeunes et célébrer l’Eucharistie avec eux. Chaque classe avait préparé des questions auxquelles Mgr di Falco a répondu, abordant divers sujets autour de la foi, de la vocation, de la sexualité, mais aussi du Da Vinci Code. Avant cette rencontre, il a déjeuné avec les professeurs puis parlé avec les jeunes qui le souhaitaient dans la cour de récréation.

Dans le gymnase de l'école...

... les jeunes attentifs posent leurs questions               


Un petit mot souvenir...

...après un bon temps de dialogue


Dans la soirée, l’évêque s’est enfin rendu dans la commune de Lagrand, au sud du département des Hautes-Alpes, où il a participé à la clôture de l’exposition « Ecritures en Méditerranée », organisée par Bruno Marty, en présence du maire, Marc Michel, du président du Conseil général, Auguste Truphème, et du doyen du secteur, le Père Jean-Baptiste Rougny. Répondant à l’invitation de Sylvie Coutton, bibliothécaire de Lagrand, il a également participé à une séance de dédicaces de son livre « Je crois moi non plus », écrit avec Frédéric Beigbeder.

 Accueil à Lagrand par la chorale "La Blaisance"... (photo Richard Girerd)

 ...puis par Sylvie Coutton (à gauche) et Marc Michel (à droite) qui a prononcé des paroles très chaleureuses (photo Richard Girerd)

 Mgr di Falco et Auguste Truphème

Au cours de la séance de dédicaces...


Encadré : Mgr di Falco réagit au Da Vinci Code.

"On construit une digue pour tenter de se protéger d’un tsunami pas face à quelques embruns ! C’est bien de cela qu’il s’agit à propos du Da Vinci code et de l’attitude qui peut être celle des chrétiens.

Le film est raté quant à la thèse qu’il prétend défendre. Quand les ficelles sont trop grosses le discours n’est pas crédible. Les chrétiens vont-ils se ridiculiser en partant en guerre contre des moulins à vent ? 

Organiser des croisades, des manifestations de toutes sortes, parler de boycott, de censure... c’est se montrer fragiles et craintifs dans la foi. Pire encore, c’est apporter de l’eau au moulin de l’auteur du Da Vinci code

Les chrétiens, il est vrai ont à faire respecter leur foi, mais qu’ils le fasse à bon escient. Sans haine. A la manière du Christ !"

 

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