Les Jeux de l’éloquence

Publié le par FC

Les jeunes, souvent accusés de bon nombre de méfaits, étaient, samedi matin, à la barre du prétoire, la tête haute. Ils pouvaient être fiers ! Vingt-six jeunes des divers lycées du département, sélectionnés auparavant, ont assuré les 11ème jeux de l’éloquence. C’est désormais une tradition.


Monsieur Sélariès, procureur de la République, en a eu l’initiative depuis 1996. A l’ouverture des Jeux, Monsieur Amedro, inspecteur d’Académie, a rappelé que, s’ils sont ludiques par définition, les jeux de l’éloquence sont partie intégrante de la formation dispensée dans les lycées.

Aucune surprise de voir au premier rang de l’assistance Mgr Jean-Michel di Falco, évêque de Gap. Le président du Conseil des Evêques de France pour la communication était plein d’attention pour ces jeunes qui apprennent l’art de la parole et de la communication. Il était particulièrement heureux de la participation d’étudiants du lycée St Joseph et de leurs enseignants.

En procès, le citoyen Socrate. Ses chefs d’accusation : celui de pervertir la jeunesse, celui de ne pas croire aux dieux de la Cité et de saper les bases sur lesquelles reposait cette Cité. Les textes avaient été imaginés et rédigés par les jeunes eux-mêmes.

Ce brillant réquisitoire n’a pas oublié de prendre fait sur l’actualité récente. Quand les détracteurs d’aujourd’hui ressemblant aux accusateurs de Socrate d’hier pensent que la jeunesse est « une espèce en voie de disparition », dans le prétoire des voix s’élèvent pour clamer qu’il est toujours nécessaire de penser par soi-même, de réfléchir au rôle et au statut de la religion dans la Cité et que des citoyens ont toujours leur place dans la cité, en toute justice.

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