Mort de Jean-Paul II - Messe célébrée au Laus le jour des funérailles

Publié le par AS

La Basilique du Sanctuaire Notre-Dame du Laus était pleine, le 8 avril dernier à l’occasion de la Messe célébrée en même temps que les funérailles du Pape Jean-Paul II à Rome. Le Préfet était présent, aux côtés notamment des maires de Saint-Etienne-le-Laus et de Gap. Un message de Mgr Jean-Michel di Falco a été lu à l’issue de la célébration.

 

Au cours de la messe célébrée en hommage à Jean-Paul II, à Notre-Dame du Laus

 

Au cours de son homélie, le Père Félix Caillet, Vicaire général, a insisté sur le lien entre l’évangile du jour (La multiplication des pains ; Jn, ch. 6) et les funérailles du Pape. « Une grande foule suivait Jésus, nous dit l’évangéliste. Jésus gravit la montagne et, ayant levé les yeux au ciel, il vit une grande foule qui venait à lui. (…) Les foules se sont pressées à la venue du Pape sur tous les continents. Il venait apparemment pour parler du Père et il leur parlait de leur humanité. Voilà que rien de ce qui faisait le drame de leur humanité, au pays qui le recevait, ne lui échappait. Il faudrait aussi relire tous les messages de l’angélus du dimanche et des mercredis, jour d’audience… Jean-Paul II a eu ce secret de savoir parler de Dieu en parlant des hommes, de saisir la densité du drame humain et d’y révéler en même temps la grandeur de la divine miséricorde et de l’Amour infini du  Père ».

 

Pour le Père Caillet, « on comprend les paroles de cette rwandaise en larme à l’annonce du décès du Pape, disant ‘mais il est venu chez nous ! Vous vous rendez compte, il est venu chez nous. On n’existait pour personne et voilà qu’on s’est mis à exister pour le monde !’ Voilà la mission que le Christ confie à son Eglise. (…) A l’Eglise de la vivre et de la réaliser avec d’autres, avec tous les hommes et femmes de bonne volonté ! Jean-Paul II prenant dans ses bras un enfant atteint du SIDA et l’embrassant, c’est Jésus-Christ qui continue de sauver. Jean-Paul II portait les épreuves de l’humanité ; on se souviendra du malade de la grotte de Lourdes. Pèlerin de la foi, athlète de Dieu… on gardera de lui la mémoire d’un homme toujours en chemin, inlassablement, jusqu’au bout, jusqu’à son sommet, jusqu’à son Golgotha  à la rencontre du Ressuscité du matin de Pâques et des délaissés à aimer ».

                                 

Photo de Jean-Paul II avant la mise en bière 

 

Cercueil de Jean-Paul II sur lequel on avait

posé le Nouveau Testament

 

« Le cœur du récit d’aujourd’hui nous livre, a poursuivi le Vicaire général, des paroles et des gestes qui sont identiques aux paroles et gestes eucharistiques : ‘Alors Jésus prit les pains, il rendit grâce et les distribua  (non plus à la foule) mais aux convives.’ D’ailleurs, quelques paragraphes plus loin, Jésus parlera du pain du ciel, de cette nourriture qui demeure en vie éternelle. A la demande de Jean-Paul II l’année 2005 est plus particulièrement consacrée à l’Eucharistie. Cette initiative prend une toute autre dimension aujourd’hui. L’Eucharistie a toujours été au cœur de la vie de Karol Wojtyla : n’oublions pas qu’avec toutes ses responsabilités, outre les célébrations qu’il présidait, il passait trois heures en prière chaque jour. Alors, on comprend que Jean-Paul II  crie à notre Eglise : l’Eucharistie est la source et le sommet de la vie de l’Eglise ».

 

« Les jeunes ont faim de vie, ils ont faim de nourriture, ils ont faim de dignité, ils ont faim de justice, ils ont faim de paix, ils ont faim de sens, ils ont faim de respect, ils ont faim de dignité, a conclu le Père Caillet en s’adressant plus particulièrement à la quinzaine de jeunes présente à la Messe. Alors, leur dit-il : ‘Venez ! Venez à la table eucharistique’. C’est là que vous Le reconnaîtrez et que vos yeux s’ouvriront, c’est là que vous comprendrez, l’ayant reconnu, pourquoi votre cœur était tout brûlant. C’est là où l’être humain s’accueille comme pleinement sauvé. Vous, la génération que l’on nomme ‘génération Jean-Paul II’, ne sombrez pas dans l’anorexie spirituelle ! Accueillez la vie à pleine main ! Acceptez de vous laisser aimer … simplement. Remplissez vos bronches, à pleins poumons, au vent de l’Esprit. ‘N’ayez pas peur !’ ».

 

Au début de la célébration, le Père Félix Caillet s’est dit « fortement impressionné » par les démarches, « le plus souvent silencieuses et recueillies », vécues depuis le 2 avril au soir en hommage à Jean-Paul II. « Des visages tristes et sereins à la fois. Peu de mots… quelques paroles qui résonnaient alors plus densément ! Des fleurs déposées un peu partout !  Des lumières venant éclairer églises, chapelles et maisons ».

 

A l’issue de la cérémonie, un message de l’Evêque de Gap a été lu, dans lequel il expliquait « avoir dû faire le sacrifice de ne pas être parmi vous et de ne pas aller à Rome pour les funérailles du Saint-Père, ayant accepté depuis longtemps déjà d’assister les journalistes chargés de la retransmission en direct de la célébration sur TF 1 ». « A travers ce message, je souhaiterais dire ma gratitude et ma reconnaissance à chacune et chacun d’entre vous pour le réconfort que nous apporte votre présence, que vous soyez là pour vous associer à notre prière ou pour nous témoigner votre sympathie. Je remercie tout particulièrement les autorités politiques, civiles et militaires d’avoir répondu à notre invitation et de s’unir à notre peine ». « Nous vivons ces heures pleins d’espérance pour l’avenir, a-t-il été enfin lu. Nous confions à Notre-Dame du Laus les cardinaux qui auront à élire le futur Pape, certains qu’ils sauront choisir celui qui poursuivra l’œuvre entreprise par Jean-Paul II : la construction de la Civilisation de l’Amour, comme il aimait à le répéter fréquemment ».

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