Mort de Jean-Paul II - Comment se déroulent les funérailles ?

Publié le par Evêché de Gap

La messe d'enterrement du Pape Jean-Paul II devait être célébrée ce 8 avril 2005 à 10h00, place Saint-Pierre, 6 jours après son décès. La nouvelle constitution apostolique de 1996 sur la vacance du Siège apostolique et le rituel de 1998 sur les obsèques du pontife romain ont confirmé le souci de simplification des cérémonies liturgiques à Rome, exprimé au concile Vatican II. Il s’agit de mettre en lumière le lien entre la mort du Christ et celle de l’un de ses disciples, de favoriser la participation des fidèles, qu’ils soient romains ou venus d’ailleurs. Les prières sont marquées par la foi en la résurrection, par l’espérance de la vie éternelle auprès de Dieu, et par l’affection du peuple chrétien pour son pasteur.

 

Le président américain George W. Bush, son épouse, son père, et l'ancien président Clinton prient sur la dépouille du Pape. Plus de 200 hommes politiques du monde entier sont attendus aux funérailles.

                 

Avant la messe des obsèques, le corps du pape est déposé dans un cercueil de cyprès. Selon la tradition, le Camerlingue doit alors recouvrir le visage du pape d’un voile de soie blanche, déposer dans le cercueil une bourse contenant les monnaies émises sous ce pontificat achevé, et sceller dans un étui le récit de ce qui vient d’être accompli.


C’est dans la basilique que le rituel officiel prévoit la messe des funérailles, mais pour Paul VI et Jean-Paul Ier, les obsèques furent célébrées sur la place Saint-Pierre. Pour leurs funérailles, le cercueil, porté par les sediarii, avait été déposé devant un autel, à même le dallage de l’esplanade, sans voile mortuaire. Sur le cercueil nu, on avait ouvert le livre des Évangiles, et à côté brillait la flamme du cierge pascal.

 

Plus de 3 millions de personnes sont attendues à Rome pour les funérailles

de Jean-Paul II, ce 8 avril


La messe est présidée par le
Doyen du collège cardinalice (le cardinal Ratzinger) et concélébrée par les cardinaux et les patriarches, avec la couleur liturgique rouge. À la fin de la messe, un triple adieu est prononcé, celui de l’Église de Rome, représentée par le cardinal vicaire (actuellement le cardinal Ruini), celui des Églises orientales, représentées par le plus ancien des patriarches présents, et enfin celui de toute l’Église catholique, représentée par le Doyen. La cérémonie se termine par le chant In paradisum.

 

À l’issue de la cérémonie, les sediarii reprennent le cercueil pour le transporter dans la crypte par la porte Sainte-Marthe. Après l’oraison dite par le Camerlingue, le cercueil de cyprès est placé dans un cercueil de zinc, puis les deux enfermés dans un cercueil de bois, après avoir été scellés. Sur le dessus du dernier cercueil sont placés la croix et le blason du pape. Celui-ci est alors inhumé au chant du Salve Regina.

 

Jean-Paul II, l'homme de la paix


La sépulture des papes dans les cryptes de la basilique vaticane est traditionnelle mais pas exclusive : Pie IX a voulu être inhumé à Saint-Laurent-hors-les-murs (1878) et Léon XIII dans la basilique du Latran, la cathédrale de Rome (1903). Depuis, tous les papes ont choisi d’être inhumés dans la crypte de la basilique vaticane. Le corps de Pie X a été transféré dans la basilique Saint-Pierre après sa béatification en 1951. Il en a été de même en juin 2001 pour la dépouille de Jean XXIII qui avait été béatifié l’année précédente.

 

(Source : Conférence des Evêques de France)

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