Campagne Sidaction 2005

Publié le par AS

Ni criminels, ni suicidaires !

 

Les Français se mobilisent pour la lutte contre le Sida, au cours du Sidaction qui a lieu du 1er au 3 avril 2005.

Ainsi que le rappelle le Pape Jean-Paul II dans son message pour la journée des malades du 11 février dernier : « Dans la lutte contre le Sida, nous devons tous nous sentir concernés ». Le 25 janvier 2004, le Pape a par ailleurs demandé « de ne pas fermer les yeux devant un drame aussi préoccupant ».

 

Les chrétiens ne peuvent pas rester en marge de cette mobilisation même s’ils ne se retrouvent pas toujours dans la forme que peuvent prendre les différentes campagnes d’information. Déjà nombreux sont ceux qui oeuvrent sur le terrain, puisque 26,7% des centres qui s’occupent aujourd’hui à travers le monde des malades du Sida dépendent de l’Église catholique.

 

Le virus du Sida est l’une des épidémies les plus dévastatrices de notre temps. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 22 millions de personnes mortes de cette maladie depuis son apparition dans les années 80, 42 millions de personnes actuellement atteintes du virus à travers le monde, 15 millions d’enfants devenus orphelins à cause de cette maladie.

 

L’augmentation du nombre de séropositifs rend plus que jamais d’actualité le message de Jean-Paul II pour la journée des malades. S’adressant aux gouvernements et aux autorités civiles, il leur demande « des informations claires et correctes, au service des citoyens » et de « consacrer des fonds suffisants à l’éducation des jeunes ».

 

Le Pape interpelle aussi les industries pharmaceutiques pour qu’elles « s’engagent à maintenir à prix bas des médicaments pour lutter contre le Sida ». Le Saint-Siège a déjà pris diverses initiatives auprès des grandes entreprises pharmaceutiques pour que les médicaments permettant de se battre contre le Sida soient accessibles aux plus démunis.

 

Le Souverain pontife n’a pas cessé de dire que le meilleur moyen pour éviter la contagion reste une conduite responsable et l’abstinence, insistant sur les valeurs du respect de l’autre, la signification du mariage, sur l’importance de la vie humaine et de sa protection.

 

Il est cependant utile de rappeler que le Pape Jean-Paul II n’a jamais « condamné » le préservatif comme on se plaît communément à le dire. Mieux, il n’en a jamais parlé, ni dans ses discours, ni dans ses documents. Il importe également de savoir que la Congrégation pour la doctrine de la foi ne s’est jamais prononcée sur l’usage du préservatif et que les théologiens restent divisés sur cette question.

 

En janvier 2004, le cardinal Godfried Danneels, archevêque de Malines-Bruxelles, avait déclaré : « Lorsqu’une personne séropositive dit à son partenaire ‘je veux avoir des relations sexuelles’, elle doit utiliser le préservatif ». Cette relation sexuelle devrait être évitée « mais si elle a lieu, la personne doit utiliser un préservatif pour ne pas enfreindre le commandement qui condamne le meurtre en plus d’enfreindre celui qui interdit l’adultère ».

 

Face au Sida, si on ne vit pas l’idéal dont l’Église montre le chemin, on ne peut adopter un comportement criminel ou suicidaire !

 

 

      X Jean-Michel di FALCO LEANDRI

                             Evêque de Gap

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