Homélie - Veillée pascale 2005

Publié le par AS

Lors de la veillée Pascale qui avait lieu en la Cathédrale de Gap, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap, a rappelé combien la résurrection du Christ avait bouleversé le cours de l’histoire de l’humanité. La résurrection du Christ est une brèche dans le mur de la mort. Avec le Christ, la mort est morte ! Libérons notre cœur de tout ce qui le tient emprisonné. Larguons les ancres qui nous rivent collés au sol. L’évêque de Gap a terminé ainsi son homélie :

 

(…) Ce soir, sont peut-être entrées dans notre Cathédrale des personnes qui ne sont pas familières de l’Eglise. Peut-être ignorent-elles pourquoi leurs pas les ont conduits à se joindre à nous ce soir. Qu’elles sachent qu’elles sont ici chez elles car elles ont une place réservée pour elles dans le cœur de Dieu de toute éternité.

 

Puissent-elles reconnaître de quel amour elles sont aimées. Puissent-elles découvrir le vrai visage de l’Eglise, non pas celui défiguré que nous lui donnons parfois, nous les chrétiens, dans la médiocrité de notre humanité, (c’est généralement celui-là que les médias aiment présenter) mais le visage resplendissant que leur offre le Christ ressuscité. Découvrez vous-mêmes l’Eglise de l’intérieur !

 

Sachez, vous qui êtes exceptionnellement présents ce soir, que nous vous entendons, que nous sommes votre famille, une famille toujours prête à accueillir de nouveaux frères, de nouvelles sœurs. Je pense à celles et ceux qui se croient exclus, marginaux, à ceux qui souffrent de graves blessures, qui savent bien que leur vie n’est pas en accord avec ce que le Christ voudrait pour eux. Qu’ils n’oublient pas que lui-même a dit qu’il n’était pas d’abord venu pour les bien portants mais pour eux.

 

En cette année de l’Eucharistie, je voudrais m’adresser tout particulièrement aux divorcés remariés, dont la foi est grande et qui souffrent de ne pouvoir participer pleinement au repas eucharistique en recevant le corps et le sang du Christ. Qu’ils n’oublient pas que l’Eglise reste leur famille, qu’ils y ont toujours leur place. Contrairement aux sottises que l’on entend ici ou là, ils ne sont pas excommuniés. Si parfois ils sont regardés de travers, qu’importe, le regard qui compte est celui du Christ et son regard est un regard d’amour.

 

Laissez-vous aimer, laissez-vous aimer par Celui qui a accepté de mourir d’aimer pour que ressuscité il devienne la source inépuisable de l’amour. 

 

 

                                      + Jean-Michel di FALCO LEANDRI

                                                 Evêque de Gap

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