Dans l'agenda


Les annonces ci-dessous concernent quelques-unes des activités de l'Evêque. Pour consulter le calendrier diocésain,
cliquez ici.
 

6 mai
Conseil épiscopal à la Maison épiscopale de Gap, de 9h30 à 15h00

7 mai
Rencontre des présidents et des Comités et Commissions de la CEF

13 et 14 mai
Réception sur rendez-vous

15 mai
Conseil presbytéral

16, 17 et 18 mai
Célébration à Notre-Dame de Bonsecours, dans le diocèse de Rouen

20 mai

Rencontre des formateurs et évêques de la Province de Marseille au séminaire d'Aix-en-Provence

21 et 22 mai
Réception sur rendez-vous

23 mai
Inauguration de l'école Sainte-Jeanne d'Arc de 15h30 à 19h00

24 mai
Confirmation d'adultes à la cathédrale de Gap à 18h00

25 mai
Confirmation des jeunes de l'Embrunais

26 au 28 mai
Assemblée plénière des évêques italiens à Rome, pour représenter l'Eglise de France

30 mai
Conseil diocésain pour les Affaires économiques


Albums photos

L'essor du pèlerinage

Dieu mêle toujours la douceur à l’amertume
(1684-1692)

"Le 12 août 1684, deux anges parurent à Benoîte pour la consoler de ce qu’elle ne voyait pas si souvent qu’autrefois la Reine du ciel, lui disant : dans le temps de vos grandes souffrances, vous aviez besoin de cette consolation, mais maintenant de ne la voir pas si souvent vous servira de souffrance."
(C.A.P., p. 467).

"Elle pleure en 1686 de ne pas voir la bonne Mère. L’Ange lui dit souvent qu’elle ne le mérite pas, qu’elle la verra quand elle n’y pensera pas …"
(C.A.P., p. 185). "La Mère de Dieu l’avait bien avertie en 1684 : vous ne souffrirez plus les douleurs du vendredi mais vous en aurez bien d’autres" (C.A.P., p. 460).

"Le confesseur de Benoîte qui meurt le 19 mars 1689, jour de la Saint-Joseph, avait noté le 1er février 1688 : Le démon la porta le 1er février, en chemise, sur la montagne au milieu des neiges de 3 pans de hauteur. Les Dieux mêlent toujours la douceur avec l’amertume, car dans ce grand travail qu’elle avait de se tirer de la neige, les Anges chantaient sur sa tête."
(C.A.P., p.484)

Les douleurs du vendredi ont cessé définitivement en 1684. Benoîte, qui va avoir 40 ans, est en pleine possession de ses moyens. Elle exerce son charisme avec autorité. Sa mission est unanimement reconnue. Elle collabore étroitement avec les prêtres Peythieu et Hermitte qui se consacrent totalement à l’accueil des pèlerins et passent des journées et des nuits entières au confessionnal. Le Laus est devenu une mission perpétuelle.

Les militaires d’un régiment qui est en garnison à Gap se rendent en masse au Laus. Ils sont saisis par la grâce du lieu, se confessent et changent de vie. Ils deviennent des messagers du Laus sur tout le territoire du royaume  et même à l’étranger.

… "sa présence réjouit chacun, console les affligés, anime les faibles, les timides, ramène les pécheurs, les cœurs endurcis" …
(C.A.G., p. 93).

Diverses catégories de gens viennent au Laus :

 

-     Les pèlerins de bonne volonté qui cherchent à se convertir.

-     Ceux qui demandent des guérisons.

-       Ceux qui sont attirés par les autres et en retirent beaucoup de fruits.

-       Ceux qui sont superficiels.

-       Ceux qui viennent pour critiquer, se moquer, faire des railleries.

-       Ceux qui viennent se divertir, ceux qui mènent femmes ou filles pour contenter leur passion ou leur curiosité ou pour leur faire plaisir.

 

Benoîte perdrait son temps à parler indifféremment à tous. Dieu lui donnant la connaissance des cœurs et le discernement des esprits, elle ne parle qu’à ceux dont elle juge qu’ils en tireront partie. Elle laisse de côté ceux qui ne sont pas ouverts à la grâce du Laus.

Les jours de grande presse, depuis l’aube jusqu’à la nuit, elle est à l’église, ne prenant même pas le temps de manger. Il lui est impossible de parler à tout le monde. De plus, elle ne veut pas qu’on dénigre la sainteté de ce lieu. C’est pourquoi il lui arrive de se taire, surtout envers ceux qui ne croient pas au Laus, qui disent que la Sainte Vierge est partout, qu’il est inutile de venir ici pour la trouver, qui doutent du pouvoir de la Vierge.
Ceux-ci cherchent à accoster Benoîte uniquement par curiosité ou pour pouvoir dire : « Je lui ai parlé » Certains voudraient qu’on la méprise, détruire le pèlerinage et en détourner les pèlerins.

Il suffit à Benoîte d’un simple regard attentif posé sur le pécheur pour qu’une lumière intérieure lui découvre l’état de cette âme et lui inspire les paroles qui provoquent la réaction salutaire de contrition. Ses qualités de discernement, de finesse et son tact pédagogique font d’elle une accompagnatrice spirituelle de haut niveau.
De nombreuses guérisons se réalisent encore durant cette période. Peythieu s’est efforcé de les consigner dans sont journal, commencé le 12 août 1684 et interrompu le 15 mai 1685 à cause de la maladie. Gaillard complétera plus tard la liste de son manuscrit. Nous en avons relevé 28 en 1684, 7 en 1685 et 16 dans les trois années suivantes. En tout, 51 guérisons durant 5 années.

Durant cette période, les visites et les apparitions sont beaucoup plus espacées. Benoîte expérimente alternativement la désolation et la consolation.
Elle donne des conseils pertinents. Elle parvient à apaiser une femme qui veut tuer son mari et s’étrangler ensuite parce que celui lui dit qu’elle n’est pas belle et qu’il ne l’aime pas. En parlant avec elle, elle réussit à la libérer de son trouble et à la détourner de son projet.

Le Laus est devenu une mission perpétuelle. Benoîte est reconnue dans sa mission par les prêtres qui accompagnent les pèlerins. Ils lui demandent conseil. Elle fait autorité.

Ce qui explique en grande partie l’essor du pèlerinage, durant cette période, c’est la communion et la collaboration entre Benoîte et les prêtres du Laus.
Ceux-ci reconnaissent le charisme de la bergère qui prépare les pèlerins à la confession. Celle-ci ne cesse de les renvoyer aux prêtres. Mais le secret de cet essor se trouve dans la prière de la voyante, dans son union au Christ crucifié, dans sa docilité à l’Esprit Saint et à la Mère de Miséricorde. Elle est le grand canal de ce torrent de miséricorde qui déferle sur le Laus.

Le sanctuaire, aujourd’hui, accueille plus de 100 000 pèlerins par an. C’est à la fois un lieu de prière quotidienne : la récitation de l’Office, la célébration de l’eucharistie, l’adoration du Saint Sacrement. C’est un lieu d’accueil et de silence, un lieu de rencontre et de réconciliation avec Dieu, avec soi-même et les autres. C’est un lieu où se vit et se célèbre, comme au temps de Benoîte, le sacrement de la réconciliation à travers la confession des péchés et le pardon de Dieu.

Chaque année, un programme des différentes activités est présenté aux amis du Laus et aux pèlerins : retraites, journées spirituelles, sessions, animations culturelles, concerts, spectacles. Autant de propositions et bien d’autres qui permettent à la Vierge Marie et à sa servante Benoîte d’introduire ceux qui viennent dans la grâce de ce lieu.

Le Laus est toujours et plus que jamais un lieu de conversion, de transformation, de régénération, de découverte profonde de la miséricorde divine, un lieu de combat spirituel contre les forces des ténèbres, où Dieu mêle toujours la douceur avec l’amertume.

Pour en savoir plus
Pourquoi cette retraite ?
Le Sanctuaire de Notre-Dame du Laus
La reconnaissance des apparitions
L'histoire des apparitions

JMJ 2008

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