Retraite avec Benoîte, 7ème jour

Publié le par AS

Le rayonnement de Benoîte
Le mystère de la transfiguration

"Cette fille, forte et robuste comme une paysanne, mais fort propre, n’est pas belle et cependant elle fait sur le cœur  plus d’impression que les belles dames de la cour. Sa charité et sa pureté donnent à sa physionomie une dignité incomparable unie à une extrême douceur"
(lettre anonyme)

"Benoîte s’extasia à la vue d’un si admirable objet"
(C.A.P., p.443).

"Benoîte est charmée des douceurs et des consolations de la divine Marie"
(C.A.G., p. 59).

"Benoîte est embrasée et charmée de ce bel objet … qui fait naître dans son cœur de si grandes consolations, l’embrasent de telle manière que son cœur en est tout enflammé"
(C.A.G., p. 54).

Au contact des apparitions de Dame Marie, le visage de Benoîte est un reflet de la gloire de Dieu qui s’est manifestée en Jésus sur le mont Thabor, devant Pierre, Jacques et Jean, au moment de la transfiguration.

Tout commence au Vallon des Fours : "
la vision de la Belle Dame qui la surprit lui fit glisser dans le cœur tant de douceurs et de joie qu’elle n’en pouvait plus perdre l’idée. Elle l’embrasa tellement de son amour, que la nuit était une année et le jour lui était trop court à la vue de cette dame" (C.A.P., p. 434).

"Plus tard, à la chapelle de Bon Rencontre, la Mère de Dieu paraît à Benoîte tant éclatante de lumière qu’elle ne lui permet pas de remarquer les traits de son glorieux visage"
(C.A.P., p. 425).

D’une façon plus globale, Peythieu nous dit ensuite qu’elle la voit toujours de la même manière.

À Embrun, en 1670, le jour de la Fête Dieu sur l’autel de Notre-Dame du Réal, elle eut l’honneur de voir la divine Marie, pendant qu’on disait la messe, habillée en Reine, une couronne sur la tête toute éclatante de lumière.

Ce jour-là, Benoîte est transfigurée, si bien que le grand vicaire s’aperçoit qu’il s’est passé quelque chose. Benoîte lui raconte alors sa vision. Le grand vicaire en est tout émerveillé et il n’eut pas besoin d’autre témoignage pour être convaincu de la vertu de cette sainte fille.

Sœur Marie-Monique, dans son opuscule « Notre-Dame du Laus, torrent de Miséricorde », dit qu’au contact de la Vierge de Lumière, Benoîte devenait lumineuse. "
Dieu n’a pas voulu que tant de grâces fussent resserrées dans le cœur de cette sainte fille. Il les a faites passer au dehors"  (C.A.P., p. 427).

Benoîte, depuis le Vallon des Fours jusqu’à la fin de sa vie, actualise d’une façon étonnante le mystère de la transfiguration si bien exprimé par l’apôtre Paul dans sa lettre aux Corinthiens : " … et nous qui, le visage découvert, reflétons comme en un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en cette même image, toujours plus glorieuse, comme il convient à l’action du Seigneur qui est Esprit " (2 Co 3,18).
 

L’expérience spirituelle de Benoîte est un passage continuel de la consolation à la désolation, de la souffrance à la joie, de l’angoisse à l’exultation. Plus elle donne sa vie, plus elle est remplie d’énergie. Plus elle est attaquée, plus elle est forte et victorieuse. C’est dans sa faiblesse que se manifeste la force du Christ. Sur les traits de la bergère vieillissante qui trahissent son épuisement, le visage du ressuscité apparaît de plus en plus rayonnant. Elle expérimente, comme tous les vrais apôtres ce que Paul exprime si bien : "Bien que l’homme extérieur en nous s’en aille en ruines, l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Oui, la légère tribulation d’un moment nous prépare bien au-delà de toute mesure une masse éternelle de gloire" (2 Co 4,16-17).


Benoîte, complètement exténuée sur son lit de mort,
décéda joyeusement.

Elle nous accompagne jusqu’à notre mort à travers nos épreuves. En nous aidant à méditer le mystère lumineux de la transfiguration, elle nous permet aussi de le revivre comme elle et tous les vrais disciples de Jésus.Nous pourrons alors dire, comme Paul : "Je surabonde de joie au milieu de mes tribulations." Nous pourrons devenir par le rayonnement de notre visage, de notre être et de toute notre vie des sources de lumière au milieu d’un monde de ténèbres.

Le tableau de Benoîte qui se trouve dans la rotonde, chapelle absidiale de la Basilique exprime admirablement ce mystère lumineux.

Benoîte, qui reçoit la lumière céleste à travers la Vierge lumineuse, brille comme un soleil, sur le clair obscur du tableau. En accueillant les bras ouverts avec ses larges mains, ceux qui viennent au Laus, elle leur transmet la lumière céleste.

Nous sommes appelés, nous aussi, par le Père des lumières à la suite du Ressuscité, dans la vive flamme d’amour de l’Esprit et la transparence de Marie, à transmettre cette même lumière céleste à tous ceux que nous rencontrons. "Vous êtes la lumière du monde …"

La brièveté de la méditation de ce 7e jour nous invite à poursuivre notre route, à accomplir l’exode dont le Christ s’est entretenu sur la montagne avec Moïse et Élie, devant les trois apôtres éblouis. Cette méditation ne s’achèvera que lorsque nous aurons accompli notre course.

"Alors nous lui serons semblables parce que nous le verrons tel qu’il est."


Pour en savoir plus
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Le Sanctuaire de Notre-Dame du Laus
La reconnaissance des apparitions
L'histoire des apparitions 
 

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