Jeudi 6 mars, "Quand le ciel semble fermé"

Publié le par AS

Ô Jésus désolé et en même temps le refuge des âmes délaissées, votre amour m’apprend que c’est de vos délaissements que je dois tirer toute la force dont j’ai besoin pour supporter les miens. Je suis persuadée que le plus redoutable délaissement où je puisse tomber serait de n’avoir point part aux vôtres, mais vous avez mérité par votre abandon que le Père céleste ne m’abandonnât point et qu’il ne fût jamais plus proche de moi par sa miséricorde, que lorsque je vous suis plus unie, ô Jésus, par la désolation.

Je vous conjure, ô mon Dieu, par vos délaissements, non de ne me point affliger, mais de ne me point abandonner dans l’affliction, de m’apprendre à vous y chercher comme mon unique consolateur ; faites-moi la grâce d’y reconnaître votre main, et de n’y vouloir point d’autre consolateur que vous.

Sainte Bernadette (1844-1879), Carnet intime, 1873




L’auteur

Marie-Bernarde Soubirous, aînée de neufs enfants, connut très vite la maladie et la misère. Toute jeune, ne pouvant fréquenter l’école, elle gagne sa vie comme servante. En 1858, la Vierge Marie lui apparaît à dix-huit reprises, ce qui vaudra bientôt à Lourdes de devenir le plus grand centre de pèlerinage du monde chrétien. Admise chez les sœurs de la Charité de Nevers, c’est dans cette ville que Bernadette achève sa courte vie dans le plus grand effacement.

(Extrait du livre Carême pour les Cancres 2008 - A l'école des saints - Un texte par jour pour marcher vers Pâques, disponible sur www.paroisseetfamille.com)

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