Samedi 16 février, « Je donnerai plus tard... »

Publié le par AS

« Je donnerai aux pauvres, direz-vous, lorsque j'aurai construit de nouveaux greniers. »

Vous fixez un long terme à votre vie ! Prenez garde que la mort ne se presse et ne devance ce terme ! Promettre de faire du bien annonce plutôt un cœur dur qu'une âme bienfaisante : vous promettez, non pour donner par la suite, mais pour vous débarrasser dans le moment.

Car enfin, qui vous empêche de donner dès aujourd'hui ? Le pauvre n'est-il pas à votre porte ? Vos greniers ne sont-ils pas pleins ? La récompense n'est-elle pas prête ? Le précepte n'est-il pas clair ? L'indigent périt de faim, le pauvre nu tremble de froid, l’infortuné débiteur est traîné en prison, et vous remettez l'aumône au lendemain ! Ecoutez Salomon : Ne dites pas à celui qui vous demande : Revenez, et je vous donnerai demain ; car vous ignorez ce qui arrivera le jour suivant.

Vous ne connaissez que cette parole : Je n'ai rien, je ne donnerai pas, je suis pauvre moi-même. Oui, vous êtes réellement pauvre et dénué de tout bien spirituel. Vous êtes pauvre de charité, pauvre de bienfaisance, pauvre de confiance en Dieu, pauvre d'espérance éternelle.

Saint Basile (330-379), Homélie 6 sur saint Luc



L’auteur

Originaire de Cappadoce, Basile reçoit une excellente éducation classique. Baptisé par son frère Grégoire de Nysse, il se destine à la vie monastique, mais doit accepter l'évêché de Césarée pour y combattre l'hérésie arienne. Il est l’auteur de règles monastiques et liturgiques encore en vigueur dans l'Église d'Orient.

(Extrait du livret Carême pour les Cancres 2008 - A l’école des saints – Un texte par jour pour marcher vers Pâques, disponible sur www.paroisseetfamille.com)

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