Jeudi 14 février, « Voici que je me tiens à la porte et que je frappe... »

Publié le par AS

Le Verbe divin invite le paresseux et éveille le dormeur. Il vient et frappe à la porte, et voudrait toujours entrer. Mais il y a en nous ce qui fait qu'il n'entre pas toujours ni ne demeure toujours. Que ta porte soit ouverte pour celui qui arrive, ouvre-lui ton âme, élargis le sein de ton esprit ; dilate ton cœur, viens au devant du soleil de la lumière éternelle, illuminant tout homme venant en ce monde.

Certes, cette vraie lumière luit pour tous, mais si quelqu'un ferme ses fenêtres, il se prive lui-même de la lumière éternelle. Et ainsi, en fermant la porte de ton âme, c'est le Christ que tu laisses dehors. Et même s'il peut entrer, il ne veut pas, cependant, pénétrer en importun, ni te forcer malgré toi.

Oui, heureux celui à la porte duquel le Christ frappe. Notre porte, c'est la foi, qui, si elle est solide, garantit toute la maison. C'est par cette porte que le Christ entre. Il vient à cette porte et frappe ; ouvre-lui donc, il veut entrer, il veut trouver son épouse éveillée.

 

Saint Ambroise (339-397), Sur le Psaume 118, 12, 13-14


L’auteur

Fils du préfet de Rome et haut fonctionnaire, Ambroise est né à Trèves et mourra à Milan, dont il fut élu évêque avant même d’être baptisé en 374. C’est à son contact que saint Augustin deviendra chrétien. Sa fermeté face à l’empereur achèvera d’établir l’autorité suprême de l’Église dans les institutions de l’Empire romain christianisé.

Son œuvre catéchétique et ses commentaires bibliques doivent beaucoup aux Pères grecs, et font de lui l’un des Pères de l’Église latine.

 

(Extrait du livret Carême pour les Cancres 2008 - A l’école des saints – Un texte par jour pour marcher vers Pâques, disponible sur www.paroisseetfamille.com)

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