Vendredi 8 février, "Si nous manquons de courage pour commencer..."

Publié le par AS

Vendredi après les Cendres (abstinence de viande)

 

Travaillons à notre sanctification courageusement, résolument et fidèlement, mais aussi simplement, tranquillement, humblement. Si, en vous préparant à la méditation, vous vous trouvez toute dissipée par votre activité, troublée de vos fautes, appesantie par vos négligences, gémissez de cela, mais gémissez en paix.

Nous nous faisons comme une profession de la piété ; nous voulons y exceller ; et peut-être à force de le souhaiter, nous nous sommes persuadés que nos actions répondaient à nos idées ; quand nous venons à éprouver du mécompte, nous sommes tout confus : nous rougissons de nous-mêmes, et voyant que notre résolution, sur laquelle nous faisions tant de fonds, nous a abandonnés, nous perdons courage, et nous sommes tentés de tout quitter.

Si nous avions une basse idée de nous-mêmes, ni nous comptions plus sur le secours de Dieu que sur nos résolutions, si nous ne nous piquions point d'exceller ni à nos propres yeux, ni à ceux des autres, certainement nous aurions plus de patience à supporter nos faiblesses.

 

Ambroise de Lombez (1708-1778), Traité de la paix intérieure

 


L'auteur

 

Né dans une noble famille du Gers, Jean de Lapeyrie entre à 16 ans chez les Capucins, recevant le nom de religieux d’Ambroise. Son intelligence, son érudition et sa vie intérieure le feront remarquer comme professeur et surtout comme confesseur, à Saint-Sever (Landes), puis à Bagnères, Auch et Luz dans les Pyrénées. Au cours d’importants séjours à Paris, il y réorganise la vie des capucins et leur permet d’échapper aux suppressions de la plupart des congrégations à la fin de l’Ancien Régime.

 

 

(Extrait du livret Carême pour les Cancres 2008 - A l’école des saints – Un texte par jour pour marcher vers Pâques, disponible sur www.paroisseetfamille.com)

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