Sœur Marie du Bon Pasteur, une figure emblématique

Publié le par AS

Sœur Marie du Bon Pasteur, du Saint-Cœur de Gap, nous a quittés à 84 ans, après une courte maladie. Ses obsèques ont été concélébrées à l’église des Cordeliers, le 16 janvier, par le Père Félix Caillet, Vicaire Général, et de ses confrères prêtres, en présence de la famille de Sœur Marie, de nombreuses religieuses et du Maire de Gap, Pierre Bernard-Reymond.

Un hommage  unanime a été rendu à celle qui a longtemps été la figure emblématique des Sœurs du Saint-Cœur, la dernière Supérieure de cette Congrégation qui était implantée ici depuis 1853, comme les Sœurs de Saint-Joseph, peu après l’arrivée des Sœurs de la Providence en 1841.

Sœur du Bon Pasteur était d’origine savoyarde et rurale, née en 1921, près de Modane, aux Rochettes. En 1942, elle rejoint à Gap la Congrégation du Saint-Cœur de Marie. Tout d’abord, elle est en service auprès des enfants de l’Ecole du Saint-Cœur. Combien d’enfants ont appris à lire avec elle ! Puis elle est responsable du Foyer de Jeunes Filles, lycéennes ou au travail. En 1972, elle devient responsable du Foyer des personnes âgées, jusqu’à la fermeture de ce Foyer en 2001. Elle y était attentive à la vie matérielle et à une vie spirituelle nourrie de prière.

Mère du Bon Pasteur… quel nom significatif ! Un nom qui l’appelait à vivre à l’image du Christ Bon Pasteur, Celui qui « connaît ses brebis chacune par son nom, Celui qui donne sa vie pour ses brebis » (saint Jean 10). Elle a connu ses élèves de l’Ecole chacun par son nom, puis les jeunes filles du Foyer chacune par son nom pour soutenir leur formation humaine et chrétienne d’adolescentes, puis les personnes âgées pensionnaires du Foyer, les connaissant également chacune par son nom pour qu’elles forment une même famille.

Le diocèse lui exprime sa profonde reconnaissance pour les longues années de service vécu comme un trésor d’attention, d’amour quotidien et discret. Comme l’a souligné le Père Gonfard dans son homélie, « le sens de la vie religieuse est le don de soi. Le Seigneur nous apprend à aimer. Le grain de blé jeté en terre peut donner une moisson qui va à son tour donner bien d’autres moissons ! ».

A sa famille, à Sœur Marie-Gabrielle, à tous ceux qui l’ont connue, nous exprimons notre union de prière. 

                     Père Pierre Fournier
                     Responsable diocésain de la Formation permanente

 

 

 

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