Tous atteints par le S.I.D.A. !

Publié le par AS

1er décembre 2005, journée mondiale contre le SIDA

Pour qui sait lire les journaux, écouter avec attention les informations, la chose est maintenant certaine, notre société toute entière est atteinte par le S.I.D.A. C’est la conclusion à laquelle je suis parvenu. Je n’ai pas eu, pour cela, à faire des études de médecine ni à me livrer à des examens compliqués. Il n’y a qu’à ouvrir les yeux.
 
Depuis quelques jours et comme chaque hiver, des personnes meurent de froid dans la rue sous le regard indifférent des passants ; des jeunes crient leur désespérance et ne trouvent comme moyen pour l’exprimer que la violence ou le suicide…
 
Devant ces faits qui prouvent l’état avancé de la maladie, j’ai tenté de démasquer ce qui se cache sous ces quatre lettres, S.I.D.A. :
 
Société Indifférente Devant les Autres ;
Société Individualiste Désireuse d’Avoir ;
Société Indifférente Dangereusement Atteinte ;
Société Irresponsable Dépourvue d’Amour.
 
Savez-vous que des malades du SIDA, à nouveau de plus en plus nombreux, sont rejetés, abandonnés par leurs familles et leurs amis ? Savez-vous que certains meurent sans un témoignage de tendresse de la part d’un parent, sans la main d’un être aimé à tenir au moment du passage vers la mort ?
 
Cette maladie sociale nous guette, elle nous ronge, elle nous terrasse. Nous sommes tous plus ou moins atteints, quels que soient les noms qu’on lui donne : égoïsme, lâcheté, mépris, indifférence…
Pour la soigner, aucun traitement connu, mais nous avons en nous les moyens de guérir.
 
Il y a quelques années, dans une chanson, « l’Indifférence », Gilbert Bécaud criait avec passion : « Je voudrais la voir crucifiée, l’indifférence ». Eh bien ! moi, je l’ai vue, je l’ai vue écartelée avec le Christ sur la Croix. Alors, me direz-vous, comment fait-elle encore autant de ravages ? C’est bien à chacun de nous qu’il faut le demander.
 
La visite du Pape Jean-Paul II aux malades du SIDA, dans l’ouest des Etats-Unis en 1987, avait provoqué des réactions diverses. Comment pouvait-on imaginer que le Pape se rende dans cette région sans témoigner son affection et sa sollicitude envers ceux qui vivent dans l’angoisse de la mort et souffrent dans leur chair et dans leur cœur ? L’inverse aurait été choquant et décevant !
 
Ne nous laissons pas habiter par des comportements ancestraux et archaïques qui seraient, pour notre société, de terribles fléaux. N’a-t-on pas entendu dire, ici ou là, que le SIDA serait un châtiment que Dieu inflige à une société devenue trop permissive ? Comment oser dire cela ? Dieu n’est ni Zorro ni Dark Vador !
 
Que ceux qui seraient enclins à exclure les malades du SIDA n’oublient jamais qu’ils pourraient avoir un jour, eux aussi, un fils, une fille porteurs du virus. Pour les chrétiens, ils auront à se faire alors les témoins de l’amour et de la miséricorde de Dieu qui aime jusqu’au bout et sans condition.

« Dieu vous aime, Dieu vous aime tous », s’est exclamé un jour Jean-Paul II en s’adressant aux malades du SIDA.

                                           + Jean-Michel di FALCO LEANDRI


Encadré : Contribution de l’Eglise catholique et des papes à la lutte contre le sida.

Dans son message pour la Journée mondiale du SIDA le 1er décembre, le cardinal Barragan rappelle que plus de 26 % des centres de soins pour les malades du sida sont catholiques et que Jean-Paul II a voulu pour cela une fondation spéciale confirmée par Benoît XVI.

Après avoir cité les différentes formes d’aide apportées par l’Eglise catholique, le cardinal mexicain souligne que le pape Jean-Paul II lui-même a instauré, le 12 septembre 2004, la Fondation « Le bon Samaritain », confiée au Conseil pontifical pour la Pastorale de la Santé et confirmée par le Pape Benoît XVI, « pour apporter une aide économique, grâce aux dons qui sont reçus, aux malades les plus nécessiteux du monde, en particulier aux victimes du SIDA ».

Le cardinal Barragan rappelle en outre que « l’Église catholique continue à offrir sa contribution aussi bien dans la prévention que dans l’assistance aux malades du sida et à leurs familles sur le plan médical, social, spirituel, pastoral et celui de l’assistance. Dans le monde, 26,7% des centres pour les soins du sida sont catholiques. Ils sont extrêmement nombreux les projets et les programmes de formation, de prévention et d’assistance, de soins et d’accompagnement pastoral des malades que les églises locales, les instituts religieux et les associations laïques dirigent avec amour, sens de la responsabilité et esprit de charité ».

Le cardinal Barragan précise : « De manière concrète, en se fondant sur les informations reçues des diverses églises locales et institutions catholiques dans le monde, les actions réalisées dans le domaine du sida peuvent se résumer ainsi : promotion de campagnes de sensibilisation, programmes de prévention et d’éducation sanitaire, soutien des orphelins, distribution de médicaments et d’aliments, assistance à domicile, fondation d’hôpitaux, de centres, de communautés thérapeutiques qui concentrent leur action sur le soin et l’aide au malade du sida, collaboration avec les gouvernements, sollicitude dans les prisons, cours de catéchèse, élaboration de systèmes d’aide à travers Internet, instauration de groupes de soutien au malade ».

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magnetique 03/12/2005 12:46

un message important....à suivre