1000 enfants et jeunes à la cathédrale de Gap !

Publié le par AS

Décidément, les temps ont bien changé. On a chanté, crié, applaudi, hier à la cathédrale de Gap, qui accueillait plusieurs centaines d’écoliers à l’occasion de la messe de rentrée de l’enseignement catholique. Ecoliers issus des cinq établissements d’enseignement catholique que compte le département. 

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« Les parents choisissent l’enseignement catholique pour ses valeurs d’éducation, de rigueur, d’encadrement. Des valeurs qui sont universelles et que l’on peut trouver dans l’enseignement public. Donc je pense que s’ils scolarisent leurs enfants dans des établissements privés catholiques, c’est aussi parce qu’il y a un enseignement religieux », remarque Elisabeth Meyer, directrice diocésaine de l’enseignement catholique. 

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La tendance sera confirmée par les mamans rencontrées à la sortie de la messe. Nathalie Rodriguez a scolarisé ses cinq enfants à l’école Sainte Jeanne d’Arce.
« Ca a commencé avec le premier. L’école dont nous dépendions ne nous plaisait pas et on l’a scolarisé dans un établissement privé. On était satisfait de l’enseignement et du cadre. Donc ils sont tous allés dans la même école ! », souligne la maman qui admet que s’il y a, dans sa famille, un fond religieux, il n’a pas, en revanche, déterminé le choix de l’école. « Au contraire, je pense que c’est le fait que les enfants soient à l’école qui a fait que nous nous sommes un peu plus intéressés à la religion ». 

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Michèle Scotti, qui a scolarisé ses enfants à Carlhian Roppert, à Briançon, estime de son côté que
« les établissements publics à l’heure actuelle offrent les mêmes commodités de demi-pension, de garderie, que le privé. Si les parents scolarisent leurs enfants dans le privé, c’est aussi pour les valeurs qui y sont véhiculées et pour les projets éducatifs ». Valeurs qu’apprécie Yvette Blanc, 70 ans, dont la petite fille est à Sainte Jeanne d’Arc. « Les enfants y sont plus studieux, l’éducation et l’encadrement pris avec beaucoup de sérieux », note la grand-mère. « Et même si ce sont des écoles où l’on paye, je reste persuadée qu’il en faudrait plus », ajoute-t-elle. 

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                       Olivier Buteux
                       Dauphiné libéré du 10 octobre 2007

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