
Les annonces ci-dessous concernent quelques-unes des activités de l'Evêque. Pour consulter le calendrier diocésain, cliquez ici.
17 et 18 mai
Fêtes mariales
à Notre-Dame de Bonsecours (Rouen)
19 mai
Rencontre avec des journalistes de
la chaine de télévision italienne RAI pour un reportage sur le Laus
20 mai
Rencontre des formateurs et évêques de la Province PACA au séminaire d’Aix-en-Provence à
15h30
21 mai
Messe et petit-déjeuner avec les laïcs responsables des services diocésains à la Maison
épiscopale
21 mai
Réception sur rendez-vous
22 mai
Table ouverte pour les
prêtres
22 mai
Messe et repas avec les 15 adultes se préparant à la confirmation à 19h30 à la Maison épiscopale de
Gap
23 mai
Inauguration de l’école Sainte-Jeanne d’Arc de Gap à 15h30
24 mai
Rencontre avec
les jeunes futurs confirmés du doyenné de Gap à 16h30
24
mai
Confirmation de 15 adultes et des jeunes du doyenné de Gap à la cathédrale de Gap à 18h00
25 mai
Confirmation
de jeunes à la cathédrale d’Embrun à 11h00
27 mai
Conseil diocésain pour les Affaires économiques à 19h00
28 mai
Messe et petit-déjeuner avec les laïcs responsables des services diocésains à la
Maison épiscopale
29 mai
Table
ouverte pour les prêtres
30 mai
Réception sur rendez-vous
31 mai
Fête du livre à la Comédie de
Montpellier
2 et 3 juin
Assemblée des
évêques de la Province à Notre-Dame du Laus
4 mai
Messe et petit-déjeuner avec les laïcs responsables des services diocésains à la Maison épiscopale
5 juin
Conseil des doyens de 9h30 à 16h30 à la Maison
diocésaine
6 juin
Réception sur
rendez-vous
7 juin
Célébration du mariage d’un ancien élève à Mosnac
9 juin
Conseil pour
la communication de la Conférence des évêques de France à Paris
11
juin
Messe et petit-déjeuner avec les laïcs responsables des services diocésains à la Maison
épiscopale
12 juin
Table ouverte pour les prêtres
18
au 20 juin
Conseil épiscopal de fin d’année
22 juin
Bénédiction de l’orgue de l’abbaye de Boscodon à
11h00
22 juin
Inauguration d’une exposition à Ceillac à 17h00
23 au 25 juin
Réception sur rendez-vous
26 et 27 juin
Intervention au colloque à l’Université d’Aix-en-Provence sur « Ethique et Médias
»
27 juin
Conseil diocésain pour les Affaires économiques
29 juin
40ème anniversaire d’ordination
sacerdotale de Mgr Jean-Michel di Falco
30 juin
Messe anniversaire des ordinations sacerdotales des prêtres du diocèse de Gap et d’Embrun à 18h30, suivie d’une
soirée festive à la Maison épiscopale
1er au 4 juin
Réception sur
rendez-vous
6 juillet
Messe d’envoi à 10h30 à la cathédrale de Gap pour les jeunes partant aux JMJ de Sydney en
Australie
8 au 26 juillet
Journées Mondiales de la Jeunesse à Sydney avec les jeunes du diocèse de Gap et
d’Embrun
26 juillet au 3 août
Visite
pastorale au Vietnam, à la rencontre des évêques des séminaristes du diocèse de Gap et d’Embrun
Évangéliser par les médias dans une société sécularisé
Discours de Mgr di Falco devant le Conseil pontifical pour les Moyens de communications sociales (février 2003).
Avant daborder directement la question des médias et de lévangélisation, sans doute est-il nécessaire de sentendre sur le sens que nous donnons au mot « communication ». Il est de la vocation du chrétien de communiquer. Non comme un choix possible, mais parce que communiquer est lessence même de lEglise.
LEglise est, de par son existence et selon la volonté de celui qui lui donne vie, communication. Elle est communication parce que communion. Ce sont les sacrements qui nourrissent cette communion et lEucharistie en tout premier lieu. Tout acte de communication qui ne vise pas la communion, qui ny conduit pas est une perversion de la communication.
LEglise par vocation, ne peut être tournée vers elle-même, mais vers les autres : vers ceux que chaque chrétien côtoie tous les jours. Une Eglise « forteresse » serait infidèle à la vocation donnée par le Christ aux chrétiens.
Saint Pierre dit : « chacun dentre vous doit être en mesure de communiquer lEspérance qui est en lui, mais il le fera avec douceur et respect ».
La première évangélisation se vit et se fait dans et par la communauté. Une communauté qui névangélise pas, une communauté qui est sourde aux appels du Christ, est une communauté stérile, pour ne pas dire morte ! Dieu ne cesse de sadresser à son peuple, dappeler des jeunes et des moins jeunes au sacerdoce, à la vie religieuse. Comment expliquer que les communautés chrétiennes ne parviennent pas toujours à être le creuset dans lequel vont naître et grandir ses vocations ? Silence de Dieu ou surdité des hommes ? Chaque chrétien est un média de Dieu. Chaque communauté est un média de Dieu !
Cest dabord en faisant découvrir aux chrétiens ce que doit être la communication au sein même de leur communauté, et plus largement au sein de la communauté ecclésiale, quils seront encouragés à affronter généreusement le défi de lévangélisation par les médias.
La qualité de la communication externe est intrinsèquement liée à la qualité de la communication interne et donc au rayonnement de la communion de la communauté.
On ne peut être un témoin authentique que de ce que lon vit.
La question de lévangélisation par les médias vient en second lieu.
Quand Saint Paul arrive à Athènes, vers lan 51, cest pour annoncer à toute la ville le Christ ressuscité : il va directement parler sur laréopage qui est le lieu où tout le monde passe pour sinformer. Laréopage aujourdhui, la place publique des temps modernes, cest la télévision, et déjà internet. Là aussi doit retentir la Parole de vie.
La présence de chrétiens dans lunivers des médias non confessionnels ne dépend pas uniquement de leur volonté. Cest plus dans les sollicitations qui leur sont adressées quils peuvent répondre ou non. On peut le déplorer, mais cest ainsi.
Que demande-t-on à un missionnaire qui doit se rendre sur une terre inconnue ? Il devra se familiariser avec la culture du pays où il ira vivre et apprendre la langue que lon y parle. Les médias sont comme un nouveau continent à évangéliser
Pour se préparer à être un bon communicateur, le chrétien doit être, en quelque sorte, un médiateur entre la Parole et le monde dans lequel il vit. « La Bible dans une main, le journal dans lautre ». Connaître la Parole et connaître le monde, aimer la Parole et aimer le monde. Ce sont les conditions sine qua non ! La prière est également indispensable. En noubliant jamais que lon nest pas seul, et en se laissant habiter par lhumilité qui dicta ces paroles à Saint Bernadette : « Je ne suis pas chargé de vous le faire croire, mais de vous le dire ».
Dans une émission de télévision, sur une radio, lessentiel est dêtre ce que lon est. On ne peut pas tricher ! Il importe de ne pas se situer en donneur de leçons. Il sagit de partir de là où en sont les interlocuteurs, et si lon souhaite les conduire plus loin, marcher à leur pas. LEglise est à la fois faible et forte. Elle est faible des faiblesses des hommes qui lincarnent en ce siècle, elle est forte de lEsprit qui lanime. Nous navons pas à nier cette réalité. Entre le petit David et le Grand Goliath, ce sera toujours le petit David qui attirera la sympathie. Cest lui qui est sortit vainqueur de la lutte.
Bien sûr lorsquon est invité à participer à une émission il y a des précautions à prendre. Quel genre démission ? Qui sera présent ? Quest-ce quon attend de nous ? Il y a des cas où il faut décliner linvitation même si la politique de la chaise vide nest pas la meilleure. Si lon accepte, ne pas apporter des textes à lire, se montrer détendu, souriant, ne pas répondre à lagressivité. A la télévision ce nest pas tant ce que lon va dire qui compte que la façon de le dire.
Le témoignage sera admis si le chrétien ne cache pas sa foi, et sil témoigne sans arrogance : sans vouloir imposer quoi que ce soit autour de lui. Il sattirera peut-être des sarcasmes, mais il le sait davance puisque le Christ len avertit dans lEvangile ; et si cela arrive, ce sera la preuve que le chrétien est encore crédible. Laccusera-t-on dintolérance parce quil vit de sa Foi, et quil en témoigne ? Cette accusation-là serait un non-sens ! Lintolérance ne consiste pas à témoigner de ses propres choix, mais à prétendre les imposer aux autres, ce qui est tout à fait différent. Si lon devait se mettre à considérer comme « intolérance » le simple fait démettre un désaccord, alors notre société installerait lintolérance au nom de la tolérance, ce qui serait un paradoxe.
Si le monde médiatique se comporte comme un magistère, sil édicte les normes du bien et du mal, cest lui qui devient intolérant : dautant plus quil se substitue à tous les autres magistères.
LEglise doit-elle posséder ses propres médias ? Des journaux diocésains, des radios, des sites internet, aujourdhui une télévision
. Je naurai pas la prétention de trancher dans un tel débat, puisque débat il y a. Mais je ne vous surprendrai pas en vous disant que, pour moi, dans le paysage actuel, la réponse est oui ! Pardon de me citer moi-même. Jai écrit il y a plus dune dizaine dannées, que les cathédrales du 21e siècle seraient médiatiques
Je persiste et je signe. Il est tout aussi important aujourdhui de créer un média, tel quune radio ou une chaîne de télévision, que de construire une Eglise. Il ne sagit pas de relever un défi, mais daccomplir un devoir.
La communication ne va cependant pas régler tous les problèmes. La place quelle occupe dans notre société contraint lEglise à en tenir compte et à voir comment elle peut mieux témoigner de Jésus-Christ. La communication permanente nest pas la panacée. Pour lEglise, il ne sagit pas seulement de donner des informations, mais aussi de répondre à la mission qui est la sienne, être témoin de la « bonne nouvelle » de lÉvangile, dans une société où lon parle surtout des mauvaises nouvelles.
X Jean-Michel di FALCO LEANDRI
Évêque auxiliaire de Paris
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